Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Simon Abi Ramia, député de Jbeil: «Les propos de Jamil Sayyed sont graves»

Posted by jeunempl sur septembre 19, 2010

Magazine – Propos recueillis par Saad Elias

La branche des renseignements des FSI est plus importante que les services de l’armée, déclare Simon Abi Ramia, membre du Bloc du Changement et de la Réforme. Cette branche opère pour son propre compte. Abi Ramia nie l’existence d’un message que le général Fayez Karam aurait adressé au général Michel Aoun, menaçant de révéler des secrets.

Qu’est-ce qui a provoqué la colère du général Michel Aoun contre la branche des renseignements des FSI et contre le gouvernement?

L’affaire n’est pas d’aujourd’hui. Nos problèmes avec la branche des renseignements tiennent à son illégitimité. Son action est anticonstitutionnelle. Nous réclamons son abrogation ou sa légalisation. Elle a été créée par une note du directeur général sans passer par le Conseil des ministres comme cela aurait dû se faire. Selon l’article 7 de la loi n°17, les structures des FSI sont définies par un décret du Conseil des ministres sur proposition du ministre de l’Intérieur et sur avis du commandement qui régit les prérogatives et les obligations des chefs de toutes les unités des FSI. Or, cette branche a été créée sans l’aval du Conseil des ministres. Formée à l’origine de 70 agents, elle en compte aujourd’hui 2 000 et 100 officiers. Nous n’acceptons aucune des actions qu’elle mène.

Cette branche est-elle plus importante que les services de renseignement de l’armée?

Elle l’est. Mais nous allons au-delà de son illégalité. Chaque livre que perçoivent les FSI doit passer par le Parlement. Nous possédons des preuves que cette branche a un budget égal à celui de l’État. D’où vient son financement et pourquoi ne passe-t-il pas par le Parlement? La branche fait cavalier seul et n’en réfère ni à la direction des FSI, ni au ministère de l’Intérieur. Notre bloc parlementaire a demandé la formation d’une Commission parlementaire de la sécurité ayant un caractère secret, comme tel est le cas dans tous les pays du monde où les forces armées dépendent de l’autorité politique.

Pourquoi le général Aoun a-t-il changé d’avis à propos de l’arrestation de Fayez Karam après l’avoir comparé à certains disciples du Christ? Qu’en est-il des révélations de secrets dont il a été question?

Nous avons la conscience tranquille. Nous ne défendons pas le général Karam; nous disons qu’il a été arrêté par une branche dont nous contestons la légalité. Toutes les règles de la justice ont été violées. L’interrogatoire sur base d’une commission rogatoire dure 48 heures renouvelables durant quatre jours au maximum. Le suspect a le droit dès la première minute à la présence d’un avocat. Le général Karam n’a été autorisé à le faire que vingt jours plus tard. Ce sont les méthodes que nous critiquons. La justice seule révèlera la vérité. En déclarant que le général Karam avait avoué son implication avec Israël, le député Ahmad Fatfat doit être jugé pour calomnie si l’information est fausse et si elle est vraie, qui l’en aurait informé?

La famille du général Karam aurait-elle demandé au général Aoun de lui assurer une défense, sinon…

Ce message n’a jamais existé. Celui qui en a parlé a monté un scénario à la James Bond. Nous avons affirmé, dès le début, notre solidarité à la famille du général.

Comment expliquez-vous la violente campagne menée par le général Jamil Sayyed?

Ses propos sont graves. Il devrait être arrêté si ses informations sont fausses et qu’il a porté atteinte à la réputation de certains, sinon le juge Saïd Mirza peut être sanctionné pour n’avoir pas rempli sa mission.

Approuvez-vous ses menaces directes contre le chef du gouvernement?

Cet homme a passé quatre ans en prison, on peut comprendre qu’il nourrisse une vengeance personnelle contre ceux qui ont participé à sa détention.

Votre bloc parlementaire demande-t-il que les faux témoins et ceux qui les ont fabriqués soient jugés?

Bien sûr. Ces faux témoins ont servi de références essentielles à l’enquête. S’il s’avère qu’ils aient été orientés par des personnes ou des forces qui se disent proches du président martyr, celles-ci auront participé à fausser l’enquête et à enterrer une nouvelle fois Rafic Hariri car leur slogan est: la vérité avant tout.

Le président Saad Hariri a reconnu avoir commis une erreur en accusant politiquement la Syrie. Veut-il tourner la page?

Les quatre années du pouvoir ont donné à Saad Hariri une grande expérience. Il sait ce qu’il faut pour maintenir la stabilité dans le pays. Personne ne peut envier sa position. En tant que chef du gouvernement, il doit assurer la stabilité du pays et comme fils du président martyr, il est confronté à des problèmes internes.

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