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Ansar se met au tri sélectif

Posted by jeunempl sur septembre 1, 2010

Zahraa Mortada – Les Hirondelles

Fruit d’un projet du ministère d’Etat pour la Réforme administrative financé par l’Union européenne, une usine de tri et de compostage a vu le jour en 2009 à Ansar. Comme toutes ses consoeurs, elle est aujourd’hui confrontée au défi de la continuité.

En quittant Ansar, il suffit de remonter un chemin d’un kilomètre et demi pour tomber sur l’usine de tri et de compostage de cette localité du caza de Nabatiyé. Avant l’ouverture de l’usine il y a 8 mois, les déchets des 15 000 habitants s’amoncelaient dans une décharge à ciel ouvert. Aujourd’hui, ils sont triés et recyclés.

Chaque matin, les deux camions de la municipalité font le tour de la ville, récoltent les déchets et les déversent dans une trieuse. Des ouvriers s’y tiennent de part et d’autre. L’un s’occupe du plastique, l’autre du carton, et ainsi de suite. Après 72 heures de fermentation et 30 jours de maturation dans des machines, le tour est joué: des sacs de compost s’entassent, prêts à la distribution. «La vente de compost est encore très timide, presque nulle», affirme Mohamad Assi, ex-maire et membre actuel du conseil municipal. Il ajoute, avec un peu d’optimisme: «Nous n’en sommes qu’au début, cela doit être normal».

Pour la municipalité, la question de la rentabilité est aujourd’hui cruciale. L’usine est en effet déficitaire : en huit mois, l’activité n’a pour l’instant rapporté que 650 dollars, pour un coût de fonctionnement mensuel de 5 700 dollars. La municipalité couvre ces frais, aidée par un financement européen de 104 000 dollars étalé sur deux ans. D’ici là, elle devra gagner en autonomie financière, en vendant davantage de compost et de déchets triés dans un premier temps, avant d’attendre les résultats de la campagne de sensibilisation au tri sélectif, dernière étape du projet. «Si cette campagne atteint son but, cela nous dispensera de 70 à 80% du tri, ce qui réduira nos coûts», explique Mohamad Assi. «Nous avons préféré commencer par la construction des usines, avant de sensibiliser les gens au tri sélectif de base», argumente Roula Kabbani, directrice de l’équipe opérationnelle du projet des déchets solides au ministère d’Etat pour la Réforme administrative. Déjà lancée dans les localités disposant de leur usine, cette campagne – organisée par la société de consultants SES (Sustainable environmental solution) et l’association Arc-en-ciel – sera généralisée en juillet prochain.

Un projet pionnier

Outre Ansar, le projet initial englobe 16 autres municipalités, groupes ou union de municipalités, dont Abassiyeh, Khiyam, Chouf Swayjeni, Michmich, Baalbeck…

Douze d’entre elles ont voulu avoir des usines de tri ou de compostage; cinq usines sont aujourd’hui finalisées et seules trois fonctionnent. Les municipalités concernées ont en effet des difficultés à boucler leur budget. Anticipant cet écueil, le projet européen contenait une clause facultative concernant la maintenance de l’usine durant deux ans, une fois cette dernière mise en marche. En 2004, certaines municipalités ont intégré cette demande dans leurs propositions de projet et ont donc eu droit, comme Ansar, à ce suivi financier. «Tout le cycle du traitement des déchets, de la récolte au recyclage, nécessite un budget annuel de 132 000 dollars», explique Assi.

Mais toutes les municipalités n’ont pas invoqué cette clause facultative, et se tournent maintenant vers l’Etat libanais.

«Un montant de 15 millions de dollars du Budget de l’Etat étalé sur trois ans sera destiné à aider les municipalités ayant des usines de compostage», assure Roula Kabbani. Reste donc à ces municipalités le plus délicat: mettre en place une stratégie sur le long terme et s’y tenir. Le cas d’Ansar – qui prépare sa propre campagne de sensibilisation – servira sûrement de modèle aux autres.

Fruit d’un projet du ministère d’Etat pour la Reforme administrative financé par l’Union

européenne, une usine de tri et de compostage a vu le jour en 2009 à Ansar. Comme toutes ses

consoeurs, elle est aujourd’hui confrontée au défi de la continuité.

En quittant Ansar, il suffit de remonter un chemin d’un kilomètre et demi pour tomber sur

l’usine de tri et de compostage de cette localité du caza de Nabatiyé. Avant l’ouverture de

l’usine il y a 8 mois, les déchets des 15 000 habitants s’amoncelaient dans une décharge à ciel

ouvert. Aujourd’hui, ils sont triés et recyclés.

Chaque matin, les deux camions de la municipalité font le tour de la ville, récoltent les

déchets et les déversent dans une trieuse. Des ouvriers s’y tiennent de part et d’autre. L’un

s’occupe du plastique, l’autre du carton, et ainsi de suite. Après 72 heures de fermentation et

30 jours de maturation dans des machines, le tour est joué: des sacs de compost s’entassent,

prêts à la distribution. «La vente de compost est encore très timide, presque nulle», affirme

Mohamad Assi, ex-maire et membre actuel du conseil municipal. Il ajoute, avec un peu

d’optimisme: «Nous n’en sommes qu’au début, cela doit être normal».

Pour la municipalité, la question de la rentabilité est aujourd’hui cruciale. L’usine est en

effet déficitaire : en huit mois, l’activité n’a pour l’instant rapporté que 650 dollars, pour

un coût de fonctionnement mensuel de 5 700 dollars. La municipalité couvre ces frais, aidée par

un financement européen de 104 000 dollars étalé sur deux ans. D’ici là, elle devra gagner en

autonomie financière, en vendant davantage de compost et de déchets triés dans un premier temps,

avant d’attendre les résultats de la campagne de sensibilisation au tri sélectif, dernière étape

du projet. «Si cette campagne atteint son but, cela nous dispensera de 70 à 80% du tri, ce qui

réduira nos coûts», explique Mohamad Assi. «Nous avons préféré commencer par la construction des

usines, avant de sensibiliser les gens au tri sélectif de base», argumente Roula Kabbani,

directrice de l’équipe opérationnelle du projet des déchets solides au ministère d’Etat pour la

Réforme administrative. Déjà lancée dans les localités disposant de leur usine, cette campagne –

organisée par la société de consultants SES (Sustainable environmental solution) et

l’association Arc-en-ciel – sera généralisée en juillet prochain.

Un projet pionnier

Outre Ansar, le projet initial englobe 16 autres municipalités, groupes ou union de

municipalités, dont Abassiyeh, Khiyam, Chouf Swayjeni, Michmich, Baalbeck…
Douze d’entre elles ont voulu avoir des usines de tri ou de compostage; cinq usines sont

aujourd’hui finalisées et seules trois fonctionnent. Les municipalités concernées ont en effet

des difficultés à boucler leur budget. Anticipant cet écueil, le projet européen contenait une

clause facultative concernant la maintenance de l’usine durant deux ans, une fois cette dernière

mise en marche. En 2004, certaines municipalités ont intégré cette demande dans leurs

propositions de projet et ont donc eu droit, comme Ansar, à ce suivi financier. «Tout le cycle

du traitement des déchets, de la récolte au recyclage, nécessite un budget annuel de 132 000

dollars», explique Assi.

Mais toutes les municipalités n’ont pas invoqué cette clause facultative, et se tournent

maintenant vers l’Etat libanais.

«Un montant de 15 millions de dollars du Budget de l’Etat étalé sur trois ans sera destiné à

aider les municipalités ayant des usines de compostage», assure Roula Kabbani. Reste donc à ces

municipalités le plus délicat: mettre en place une stratégie sur le long terme et s’y tenir. Le

cas d’Ansar – qui prépare sa propre campagne de sensibilisation – servira sûrement de modèle aux

autres.

Zahraa Mortada

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