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Recherche mer propre désespérément

Posted by jeunempl sur juillet 25, 2010

Elie Wehbé – Les Hirondelles

La pollution de la côte méditerranéenne affecte de plus en plus l’activité touristique au Liban. Un enjeu majeur pour le développement du pays.

De Saïda à Jiyé, de Beyrouth à Jbeil, le littoral regorge de plages très bien aménagées. L’été commence bien, les touristes et les Libanais se ruent par milliers vers la côte. «Les plages privées poussent comme des champignons sur la côte depuis l’an 2000», explique Rami, 35 ans, maître-nageur sur une plage privée à Jiyé. Mais la mer Méditerranée vit depuis plusieurs années une catastrophe écologique permanente avec les égouts qui s’y déversent, de la pollution chimique par endroits… La Grande bleue est devenue une vraie poubelle.

A toute cette pollution s’est rajoutée une marée noire, provoquée par les bombardements des réservoirs de Jiyé par l’aviation israélienne durant la guerre de juillet 2006. Résultat: 35000 tonnes de mazout déversées dans la mer et une marée noire qui menace toujours la vie aquatique du pays. «Il n’est pas surprenant de trouver des petites boulettes noires sur la plante des pieds après une baignade, indique Abou Fawzi, un vieux pêcheur de Jiyé. Cela fait plus de 20 ans que je pêche et croyez-moi, je n’ai jamais vu autant de saletés en mer de toute de ma vie», poursuit le pêcheur.
Mais cet épiphénomène cache surtout un double problème: les deux grandes décharges de la Quarantaine et de la ville de Saïda sont les sources principales des saletés flottantes sur le rivage. Selon un rapport publié par Ahmad Houri et Saadieh el-Jeblawi, dans le Journal de l’eau et de la santé, «la quantité de produits chimiques présente dans l’eau de mer rend une grande partie des plages inaccessibles aux baigneurs». Pourtant, tout cela ne décourage pas ces derniers.

Pollution récurrente

En juillet 2009, plus de 320000 touristes sont venus profiter de la saison estivale au Liban. Le pays ne compte que 220km de côtes, dont la moitié seulement est exploitable. Selon le ministère du Tourisme, cette centaine de kilomètres regroupe 200 plages privées et publiques. Ces plages constituent évidemment une source de revenus importante pour le secteur touristique et pour le développement de toutes les localités côtières.

De peur de voir la pollution de la mer décourager les touristes, de nombreux espaces balnéaires nettoient au quotidien le sable de leur plage. Mais ceci s’avère plus difficile lorsque les déchets, provenant des décharges, apparaissent au large, tous les jours. «Chaque matin, les employés chargés du nettoyage s’assurent que le sable sur lequel repose les matelas est propre. Ils jettent également un coup d’oeil au bord de mer», explique Majed, responsable du nettoyage à la plage Sainte-Hélène à Chekka. «Notre travail s’arrête là, nous n’avons pas les moyens de contrôler la qualité de l’eau de mer», regrette-t-il. La majorité des plages privées refuse de commenter la qualité de l’eau de mer avant la saison d’été, les piscines immenses et les aménagements de luxe étant leurs attractions principales.

Contrairement aux stations balnéaires, les plages publiques ne sont pas nettoyées au quotidien. Cette situation s’explique par le manque de moyens des municipalités, pour le nettoyage proprement dit mais aussi pour mettre en place des campagnes de sensibilisation. «Les gens arrivent ici avec leurs affaires et leur nourriture et repartent en laissant leurs détritus», s’indigne Loutfi, un baigneur rencontré à Ramlet el-Baïda. «L’Etat et les municipalités n’accordent pas un grand budget à l’entretien des plages publiques. Que vont dire de nous les touristes?», de demande-t-il.

Opération Grande bleue

Pour faire bonne figure, une campagne de nettoyage du littoral a eu lieu le 16 mai dernier sous l’égide du ministère de l’Environnement afin de sensibiliser les citoyens aux dangers de la pollution marine. L’Opération Grande bleue s’est étendue sur 72 plages. «C’est la première des batailles dans notre guerre contre la pollution de la mer, même si la campagne se fait à petite échelle», indique Serge Mkari, membre des scouts d’Antelias qui participaient à l’opération comme de nombreuses autres associations. «Il faut multiplier ce genre de campagne, d’autant plus que la saison d’été a déjà commencé», estime Georges rencontré à Jounié.

En attendant que les responsables politiques se penchent sur le dossier des grandes décharges côtières, seule la prévention et la sensibilisation auprès des Libanais peut changer les choses. Mais encore une fois, tout est une question de moyens.

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