Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Les capitales européennes divisées sur la mission de leurs Casques bleus

Posted by jeunempl sur juillet 19, 2010

Georges Malbrunot – Le Figaro

Être pris au piège de la faiblesse. D’une Finul réduite à compter les coups entre Israël et le Hezbollah, comme avant la guerre de 2006. Voilà ce que la France, et ses 1 546 hommes sur le terrain, redoute par-dessus tout. Mais, dans son insistance pour que la résolution 1701 de l’ONU soit appliquée – quitte à heurter les sensibilités de la population -, Paris se retrouve isolé, au moment où le Conseil de sécurité doit reconduire, à la mi-août, le mandat de la Finul.

«Nous ne voulons pas que les Français prennent en otage la Finul pour régler des problèmes face au Hezbollah ou à l’Iran», lâche un diplomate d’un pays européen contributeur, qui soupçonne Paris de vouloir durcir le ton contre le Hezbollah – et son tuteur iranien accusé de fabriquer la bombe.

Depuis que deux militaires espagnols ont été tués en 2007 dans un attentat, le contingent ibérique est timoré. Quant aux Italiens, autre composante importante de la Force, ils ne tiennent pas à risquer la vie de leurs hommes par un zèle anti-Hezbollah. Le «Parti de Dieu» joue de ces divergences. Mais, paradoxalement, lui non plus ne souhaite pas voir la Finul, pourvoyeuse d’emplois, quitter le Liban-Sud. «Il veut, simplement, que les Casques bleus soient de simples observateurs», affirme Ibrahim al-Amine, rédacteur en chef du journal al-Akhbar, proche du parti chiite.

Fruit d’un laborieux compromis arraché entre le Liban et Israël à l’issue de trente-quatre jours de conflits meurtriers, la «Finul renforcée» subit le contrecoup de la tension entre l’État hébreu et l’Iran à propos des ambitions nucléaires de ce dernier. Résultat : les deux piliers de son mandat – liberté de mouvement de ses troupes et coordination avec l’armée libanaise – sont en péril. Alors que Beyrouth s’était engagé à envoyer 15 000 hommes au Sud, seuls 3 600 y ont été déployés. Après les derniers incidents, l’armée a promis de dépêcher d’ici à décembre 5000 hommes supplémentaires. Mais la Finul reste sceptique sur la volonté d’une armée – également composée de chiites, sympathisants du Hezbollah – d’honorer ses engagements.

«Trop de visites en Israël»

D’autant que la relation avec la Finul n’est pas au mieux. Le commandant des forces armées, le général Jean Kahwagi, est irrité par les «trop nombreux déplacements de membres de la Finul en Israël». Plusieurs officiers français et italiens seraient visés. Là encore, le Hezbollah n’ignore rien de ces entorses au règlement onusien.

«Les Israéliens ne nous aident pas», regrette un diplomate occidental. En diffusant des photos qui ne comportent aucune preuve convaincante d’un réarmement du Hezbollah au Sud, l’État hébreu donne l’impression de vouloir discréditer la Finul, déjà accusée d’impuissance face aux nombreux survols du Liban-Sud par Tsahal. Ils constituent autant de violations de la 1701, mais l’ONU a du mal à les condamner, déplore-t-on à Beyrouth.

Pour permettre à la Finul d’exercer pleinement son mandat, l’un des projets à l’étude à New York serait de retirer les soldats français de leur zone de déploiement pour leur confier la responsabilité d’une force de réaction rapide, renforcée par rapport à sa version actuelle, c’est-à-dire capable de s’interposer, en cas de problème grave. « Attention, avertit Ibrahim al-Amine, en cas de nouveau conflit avec Israël, le Hezbollah ne tolérera pas que les soldats de la Finul restent confinés dans leurs bases comme en 2006, à compter les coups.» Un risque d’attaques ou d’enlèvements est pris au sérieux par la Finul.

2 Réponses to “Les capitales européennes divisées sur la mission de leurs Casques bleus”

  1. KOCH said

    A tous,

    Une situation bien triste où la souveraineté libanaise ne s’exerce pas sur son Sud et b où certains, après avoir tenté d’écouter leurs frères avec un matériel sphistiqué, restent un prétexte pour l’Etat d’Israël, sauf à participer à jeu où des civils szeront les premières victimes.
    L’assèchement est une meilleure méthode face ajux autres protagonistes du conflit en période froide. Cette option a déjà été évoquée par plusieurs fractions de leur communauté et cette option avance parmi d’autres et des intercommunautés.

    En face de groupes mobiles jouant à cache-cache derrière tout type de pans de murs , les autres ont fini par bombarder des vaches et une laiterie qui siuhaitait particper au développement du Liban( Groupe Lactalis ), ce qui a accentué lma pénurie alimentaire parmi les Liban ais les plus pauvres.

    S i de vrais moyens sont accordés à la Finul, celle-ci pourra riposter aux provocations tous azimuts ou s’interposer plus crédiblement et pourquoi pas , étendre sa zone jusqu’aux fermes à restituer.

    L’ULTIME SOLUTION RESTE UNE PAIX JUSTE INTERNATIONATIONALEMENT RECONNUE RESPECTANT LESZ DROITS DE CHACUN SUR SES ESPACES TERRESTRE, AERIEN ET MARITIME, LE RETOUR DES PALESTINIENS DANS .LEUR PATRIE ET UN VOISIN APAISE.

    QUE DIEU BENISSE LE LIBAN!

  2. gouns said

    Un « voisin » apaisé ! Il ne sera jamais apaisé ! Sauf quand tous les peuples du Moyen-Orient ramperont à ses pieds! Je crois avec tout le respect que je vous dois que vous n’avez pas compris ce que signifie pour ce « voisin », que d’être apaisé: dominer la région, militairement, économiquement, stratégiquement. Le conflit qui s’annonce où Israël va chercher à dérober le gaz naturel off shore, dans les eaux libanaises, en est une illustration de plus. C’est tout de même incroyable que cet Etat qui a déjà usurpé une terre, la Palestine, pour se constituer, maintenant revendique les richesses naturelles de la région. Il est prêt à faire une guerre pour ce gaz. Après l’attaque de la flottille pour Gaza, on a appris de la bouche de militaires israéliens qu’ils considèrent déjà que pour des raisons de « sécurité » sa marine ait un droit de regard jusqu’à Gibraltar. Les Palestiniens en 1948 ne demandaient qu’à vivre libre et à cultiver leur pays, c’est une situation qu’ils n’ont jamais souhaité que de se retrouver en exil depuis 60 ans. Que devaient ils faire ? Accepter de perdre 60 % de leur patrie aux terme d’un « partage » inique décidé à New York ? Qu’auraient fait tout autre peuple à leur place ? Les Palestiniens ont, à leur corps défendant, inauguré ce qui arrivera à tous les peuples de la région, même ceux des Etats les plus dociles, une fois qu’Israël, à Dieu ne plaise, en aura fini avec eux s’ils ne résistaient pas.

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