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Le Liban table sur une croissance exceptionnelle pour réduire sa dette

Posted by jeunempl sur juin 14, 2010

(L’Orient le Jour)

Pour la ministre des Finances Raya el-Hassan, le gouvernement entendait profiter de la croissance pour augmenter le potentiel de l’économie.

Le Liban table sur la poursuite des taux de croissance exceptionnels qu’il enregistre depuis deux ans pour entamer des réformes nécessaires à la réduction de son ratio dette/PIB, l’un des plus élevés au monde, qui dépasse même celui de la Grèce.

« Au cours des deux dernières années, nous avons consolidé davantage notre dette (plus de 50 milliards de dollars) », affirme la ministre des Finances Raya el-Hassan dans une interview avec l’AFP.

Le taux d’endettement est passé de 180 % à 148 % de 2006 à 2009 grâce à des taux de croissance qui feraient rêver les économies occidentales : respectivement 9 % et 8 % en 2008 et 2009. Le taux d’endettement reste très élevé comparé par exemple à celui de la Grèce (115 % pour 300 milliards d’euros).

Pour 2010, le Fonds monétaire international (FMI) a prévu une croissance d’au moins 8 %.
« Les dépôts bancaires ont gonflé de plus de 20 % en rythme annuel grâce aux transferts de la diaspora (six à sept milliards USD par an – plus de 22 % du PIB -) et à d’autres flux de capitaux dus au manque d’opportunités d’investissement ailleurs », affirme Mme Hassan. Les banques – dont le poids représente le triple du PIB – financent une large partie de la dette publique.

« Les flux continus de capitaux nous permettent de servir la dette et la lente évolution du ratio indique que nous prenons les bonnes décisions en jugulant les dépenses par rapport aux revenus », précise la ministre.
« Mais le chemin est encore long, souligne-t-elle, assurant que le gouvernement entendait profiter de la croissance pour augmenter le potentiel de l’économie ».

Un responsable du FMI, Andreas Bauer, a salué la semaine dernière une performance économique « remarquable malgré les défis » de la crise, grâce à des « politiques prudentes » et « une meilleure stabilité ».
Le petit pays méditerranéen avait connu de 2005 à mai 2008 des assassinats politiques, une guerre avec Israël et une crise politique qui a paralysé les institutions étatiques, obligeant le gouvernement à dresser des budgets provisoires.

Pour maintenir les taux de croissance et réduire un déficit public de près de 9 % fin 2009, le gouvernement doit nécessairement s’attaquer aux graves problèmes d’infrastructures, a averti le FMI.

Troisième poste de dépenses de l’État après le service de la dette et les salaires des fonctionnaires, l’électricité, qui coûte au Trésor plus d’un milliard de dollars par an, doit être réformée d’« urgence » (note du MPLBelgique.org: pourtant Mme. Raya Hassan refuse obstinément de débloquer les fonds au projet de réseaux de barrages hydrauliques et hydroélectriques proposé par le ministre de l’Energie et de l’Eau).

Dans le projet de budget 2010 débattu actuellement en Conseil des ministres, Mme Hassan a prévu de doubler les dépenses d’investissement sur les infrastructures (3,5 % contre 1,5 % du PIB), des mesures saluées par les économistes.
« Depuis la fin de la guerre civile, les gouvernements se sont concentrés sur la politique monétaire, sur l’attraction de capitaux étrangers et des dons », affirme Kamal Hamdane, directeur exécutif du Consultation and Research Institute (CRI).
Pour lui, les taux élevés de croissance ne résultent pas d’activités très productives mais de celles liées au tourisme, l’immobilier et les services financiers.
« Au niveau de l’économie réelle nous n’utilisons pas nos ressources, nous ne sommes pas compétitifs, l’industrie n’est pas viable et l’agriculture est en déclin permanent », dit-il.
« Même les quelques secteurs sophistiqués ouverts au marché mondial, comme l’informatique, ne sont pas connectés à l’économie, ce qui pousse les jeunes cadres à émigrer », précise-t-il.
D’après l’expert, une croissance productive ne sera possible que lorsque l’économie cessera de dépendre des transferts d’expatriés et de l’importation. « Nous continuons d’importer 40 à 45 % du PIB ». « Il faut sortir de la logique rentière et mercantiliste enracinée dans le système économique libanais et commencer à produire. »

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