Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Le phénomène de l’émigration des jeunes est particulièrement nourri au Liban selon une étude

Posted by jeunempl sur mars 29, 2010

Casafree

Le phénomène de l’émigration des jeunes est particulièrement nourri au Liban, étant donné que près de 466.000 personnes ont quitté le pays entre 1992 et 2007, indique une étude de l’Université Saint-Joseph (USJ) de Beyrouth, dont les conclusions ont été présentées lors d’un récent débat sur l’émigration et les jeunes.

« De ce fait, 45% des ménages ont donc au moins un membre de la famille résidant à l’étranger », et la grande majorité (77%) des expatriés est jeune, avec une moyenne d’âge située entre 18 et 35 ans. Leur taux de migration est d’ailleurs beaucoup plus élevé (17,5%) que la moyenne nationale (10,3%), indique cette étude citée par le ministre libanais de l’emploi Boutros Harb dans son intervention lors de ce débat organisé autour des réalités du marché actuel de l’emploi, la pertinence de l’enseignement à cet égard et le rôle de l’Etat au niveau des réformes nécessaires.

Le ministre a relevé que près de la moitié des expatriés appartiennent à la tranche des 18-35 ans et seraient titulaires d’un diplôme universitaire, 22% d’entre eux détiendraient le baccalauréat et 10% posséderaient un diplôme technique tous niveaux confondus.

Ce phénomène est dû d’une part, au contexte économique actuel, morose, qui décourage les jeunes et les incite à rechercher des perspectives plus attrayantes à l’étranger. Cette situation serait aggravée par le manque avéré d’opportunités professionnelles, causé en partie par le profond décalage entre les matières enseignées dans les établissements universitaires ou les instituts, et les réalités du marché de l’emploi.

Le chef de la délégation de l’UE à Beyrouth, Patrick Laurent a indiqué, pour sa part, que le Liban a besoin de « développer les formations professionnelles et techniques, et de définir les besoins réels du marché libanais ».

Il a déploré, de ce fait, l’absence de structures et de cursus adaptés, rappelant que les Libanais privilégiaient l’enseignement supérieur à outrance au détriment de certains secteurs vitaux mais moins attractifs comme l’industrie ou l’agriculture.

M. Laurent a souligné que « l’appauvrissement de la société libanaise en capital humain » ne favorisait guère les investissements des entreprises locales, d’où un impact négatif sur la croissance économique du pays.

Il a, donc, préconisé la mise en place d’un enseignement plus réaliste mais également plus adapté aux besoins des secteurs et des régions, autres victimes de la migration, interne cette fois-ci.

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