Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Gebran Bassil réussira-t-il son pari de réformer le secteur de l’énergie au Liban?

Posted by jeunempl sur février 16, 2010

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Le nouveau ministre de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, avait été accueilli plutôt froidement par la nouvelle ministre des Finances dès l’entrée en fonction du nouveau gouvernement fin de l’année 2009.
« Si l’augmentation de la production électrique devra coûter 1 à 2 milliards de dollars, Bassil et son équipe feraient mieux de trouver un financement externe parce que le gouvernement est incapable d’assumer cette tâche », avait asséné Mme. Raya Haffar Hassan.

Du fait d’un déficit chronique depuis la fin de la guerre civile, le ministère de l’Energie et de l’Eau est dépendant du ministère des Finances, ce qui lui procure de facto une dépendance politique. La somme de 2 milliards de dollars représente pourtant un minimum pour réformer le secteur électrique au Liban et combler le déficit de production actuel, soit un tiers de la demande.

Le jeune ministre a alors débuté en envoyant plusieurs signes aux Libanais en faveur de toute initiative en direction des énergies renouvelables. Dès son entrée en fonction au mois de novembre, il adresse un message à l’Ordre des Ingénieurs dans lequel il place les énergies renouvelables au sommet de ses priorités, avant de révéler plusieurs projets dans ce sens le 15 décembre en coopération avec le PNUD et l’ALMEE.

Il s’est ensuite attaqué au problème de la répartition équitable de l’approvisionnement en électricité sur tout le territoire. C’est ainsi qu’il s’est déplacé au Nord dans les régions « politiquement privilégiées » de Minieh, Donnieh et Akkar, alimentées 24h/24, pour expliquer à la population locale que l’approvisionnement devait y être réduit au profit de la ville de Tripoli.

Au mois de janvier, le ministre Bassil contacte le ministre des Travaux Publics Ghazi Aridi et le ministre de l’Intérieur Ziad Baroud pour leur suggérer de coopérer sur un projet ayant pour objectif de réformer le secteur de l’éclairage public. Bassil souhaite effectivement remplacer les lampes actuelles par des lampes énergétiquement efficaces le long des autoroutes, routes nationales et dans les tunnels.

Début février, Bassil effectue deux conférences de presse pour expliquer la situation de l’EDL (Electricité Du Liban) et le problème de l’importation de pétrole. On apprend ainsi que l’EDL perd 40% de sa production dans des pertes techniques, dues à la vétusté des installations, et des pertes « non-techniques », provenant du détournement de l’électricité à travers les branchements illicites.

Au-delà de ce problème, le coût moyen de production du kilowattheure est de 255 livres libanaises au niveau national. C’est dans ce contexte que le ministre propose de procéder à des investissements dans les centrales hydroélectriques, plus propres et plus rentables. Le kilowattheure produit à travers cette source d’énergie coute moins de 50 livres libanaises.

Intervient ensuite le fléau du sur/sous-effectif dont souffrent plusieurs unités au sein de son ministère ainsi que de l’EDL. Le ministre annonce ainsi qu’une réforme doit avoir lieu afin de répartir efficacement les ressources humaines auprès des départements qui le nécessitent.

Au sein de ce ministère, Gebran Bassil est de même confronté à la gestion de l’Eau et du pétrole. Ces deux secteurs sont également dans un piteux état avec à la fois un déficit de production d’eau et le manque d’une politique pétrolière à l’aube de son exploitation au large des côtes libanaises. Le ministre a par ailleurs promis de soumettre un projet de loi afin de créer une instance compétente en la matière et de réformer le secteur des hydrocarbures au Liban.

On comprend donc que l’action est concentrée en ce moment sur la réforme interne du secteur électrique libanais, afin d’augmenter la productivité de l’EDL et du ministère de l’Energie. Cependant, hier, Gebran Bassil était présent aux côtés du général Michel Aoun (chef du bloc parlementaire de la « Réforme et du Changement ») au Qatar, accompagné du directeur général de l’EDL. Cette visite leur a permis de rencontrer plusieurs membres du gouvernement qatari et plus précisément le ministre de l’Energie Abdullah Ben Hamad Al-Attiyah avec qui ils auraient abordé le financement de projets en faveur de l’infrastructure électrique au Liban.

Nul doute que l’aide du Qatar aidera le jeune ministre à relever le défi lancé par Mme. Raya Hassan.

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