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L’IFI estime à 8,7 % la croissance de l’économie libanaise en 2009

Posted by jeunempl sur février 6, 2010

(L’Orient le Jour)

L’Institut de finance internationale (IFI) a revu à la hausse ses estimations de croissance pour le Liban en 2009, estimant que le produit intérieur brut (PIB) du pays a progressé de 8,7 % durant cette année, contre une prévision initiale de 7 %. L’Institut a justifié cette hausse par le fait que la consommation publique, les importations d’équipements, l’activité de crédit au secteur privé, ainsi que les exportations de biens et de services ont connu une croissance plus accélérée que prévu au second semestre de 2009. Le Liban avait déjà réalisé une croissance de 8,2 % en 2008, selon l’IFI. Dans un récent rapport, l’institut a prévu en outre un maintien de la forte croissance en 2010, tablant sur un taux variant entre 6 % et 7 %.

Selon le rapport, la croissance enregistrée l’an dernier – la plus élevée dans la région – a été confortée par le flux exceptionnel de capitaux en provenance de l’étranger, notamment des transferts effectués par des expatriés et des investisseurs du Golfe, ainsi que par la stabilité du secteur bancaire et l’amélioration des conditions sécuritaires sur le plan interne. Les deux principaux moteurs de croissance ont, quant à eux, été la forte demande interne et les exportations nettes, souligne l’IFI, indiquant que la croissance réalisée au Liban en 2009 a été plus élevée que celle de l’économie non pétrolière du Qatar.

Quant à l’année en cours, le rapport note qu’au vu de la stabilité politique actuelle, et de la reprise progressive des économies mondiale et régionale, les rentrées provenant du secteur touristique, des transferts effectués par les émigrés et des investissements directs étrangers (IDE), devraient continuer à croître au même rythme qu’en 2009. La croissance sera ainsi tirée principalement par les flux de capitaux en provenance de l’étranger, notamment des pays du Golfe, ainsi que par le tourisme, les services financiers, et le secteur de la construction, qui connaît un boom exceptionnel, souligne le rapport. Tous ces facteurs devraient contribuer à une croissance variant entre 6 % et 7 % en 2010. Selon l’IFI, l’inflation devra en outre se stabiliser cette année tandis que les risques liés au système bancaire et aux variations de taux de change se maintiendront à un niveau minimal.

Croissance de 30 % des dépôts

En parallèle, le rapport de l’IFI souligne l’importance du secteur bancaire libanais et son rôle crucial dans le maintien et le soutien de la croissance, indiquant que les dépôts bancaires ont augmenté de 20 % en 2009 et d’environ 30 % depuis l’accord de Doha, en mai 2008, grâce au regain de confiance sur le plan politique. En outre, le volume des crédits accordés au secteur privé a augmenté de 23 % au cours de la même période, tandis que le ratio de crédits aux dépôts s’est élevé à 31 % fin 2009 – un des taux les moins élevés parmi les économies émergentes. Celui-ci atteint 68 %, si l’on inclut les crédits accordés au secteur public, mais demeure inférieur au pic de 90 % atteint en 2002, ajoute à cet égard le rapport. L’excès de liquidités qui en découle, combiné à la récente baisse des taux d’intérêt, devrait ainsi permettre un maintien de l’activité de crédit en 2010.

Recul du ratio de la dette au PIB à 147 %

La forte croissance devrait, par ailleurs, aider à réduire le large déficit fiscal et le niveau d’endettement de l’État, ajoute le rapport, prévoyant à cet effet une hausse de l’excédent primaire de 2,7 % du PIB en 2009 à 3,5 % en 2010 (en cas de non-privatisation). Combiné à une croissance nominale de 11 % du PIB, cela devrait permettre un recul du ratio de dette au PIB de 153 % fin 2009 à 147 % cette année. Dans le cas d’une privatisation des deux réseaux cellulaires, ce ratio pourrait même chuter jusqu’à 133 %, la vente des deux licences de téléphonie mobile devant engendrer des rentrées de cinq milliards de dollars. Le rapport rappelle toutefois qu’une privatisation du secteur réduirait les recettes du trésor provenant du secteur des télécoms, et par conséquent l’excédent primaire de l’État.

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