Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Banque mondiale : les lacunes du haut débit ont un impact négatif sur la compétitivité

Posted by dodzi sur février 1, 2010

L’Orient le Jour

Un rapport de la Banque mondiale a fait état du retard affiché par le Liban dans tous les domaines des services d’accès Internet, notamment en ce qui concerne le haut débit, retard qui, à long terme, pourrait handicaper la croissance économique du pays.

Les services Internet haut débit (Broadband) actuellement disponibles au Liban ne seraient pas assez performants, sont trop chers et leur taux de pénétration bas en comparaison aux autres pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA), selon un rapport de la Banque mondiale (BM). Le rapport a ajouté que ces facteurs influaient négativement sur la compétitivité du secteur privé régionalement et internationalement, surtout au niveau des services. Le rapport, repris par le bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, le Lebanon This Week, a en effet souligné qu’en raison de la médiocrité de la performance locale du haut débit, les entreprises préféraient souvent aller s’implanter dans d’autres pays à l’étranger proposant une meilleure qualité de connection pour des coûts de communication moindre.

La BM a également constaté que le manque de compétition dans le marché du haut débit au Liban avait limité la croissance de la connectivité internationale, ou bande passante, tout en maintenant des prix élevés. En effet, le prix fixé par le ministère des Télécommunications pour un mégabit par seconde (Mbps) est de 1,350 dollar par mois – contre 223 dollars par mois pour une capacité similaire de connexion entre Istanbul et Londres, et 537 dollars pour la connexion Francfort-Istanbul. Toujours selon ce rapport, le Liban aurait la capacité de bande passante la plus basse de la région MENA, en termes absolus et per capita. La BM a de ce fait prévenu le Liban que le manque d’accès au haut débit et aux services d’accès Internet handicapera probablement la productivité et la compétitivité locales face au reste de la région – avec un possible impact négatif au long terme sur le développement économique du Liban.

La BM a affirmé que l’introduction du haut débit et des services d’accès Internet dans d’autres pays avait constitué une base de croissance économique et de compétitivité au niveau mondial. Le rapport a attesté que les preuves fournies par les économies de ces pays démontraient un effet positif sur la consommation, l’industrie des services (tourisme, médias et loisirs), la finance et les métiers de la consultation, tout en multipliant les possibilités au niveau de l’embauche. La BM a souligné que pour être capable de bénéficier de l’impact social et économique positif du haut débit, le Liban devrait faciliter au plus tôt l’implantation de fournisseurs internationaux de haut débit et d’accès Internet, sans attendre la participation du secteur privé local détenteur de parts dans les télécoms. Le rapport a noté que le taux de pénétration du haut débit au Liban était d’environ 2 %, soit un taux similaire à celui de la Tunisie (2 %), la bande de Gaza-Cisjordanie (1,9 %) et l’Iran (1,8 %) mais inférieur au taux de pénétration du Maroc (2,4 %), de la Jordanie (3,2 %), de l’Arabie saoudite (4,1 %), du Qatar (10,8 %) et de Chypre (20,1 %).

La BM a toutefois admis l’existence d’un grand nombre de contraintes concernant le déploiement du haut débit au Liban, citant le délai requis pour la fusion des opérations du ministère des Télécoms avec Ogero en tant qu’entité corporative et rappelant les difficultés rencontrées par l’Autorité de régulation des télécoms, qui peine à réguler le secteur – sans oublier le manque de compétition dans ce même secteur. D’autres obstacles cités étaient également l’apparent abus de position de la part du ministère et d’Ogero concernant les prestations du service de détail, le temps de prestation et la capacité des services broadband haut de gamme, ainsi que le maintien de prix élevés. De plus, la structure d’attribution de licences au court terme et au long terme et les problèmes rencontrés par l’utilisation des fréquences par des fournisseurs privés sont autant de facteurs de découragement pour les investissements à long terme dans l’infrastructure. D’après la BM, la performance générale du secteur des télécommunications au Liban est donc décevante et le marché affiche maintenant un retard marqué face à ses concurrents en raison de la quasi-inexistence de compétition, en plus d’être à la traîne régionalement dans presque tous les domaines des services d’accès Internet et du haut débit. Le rapport a de ce fait conclu que le marché libanais des télécommunications n’affichait pas une croissance aussi rapide que les autres pays. La BM a néanmoins affirmé que l’arrivée de fournisseurs de haut débit et de services d’accès Internet devrait avoir un impact économique et fiscal positif et significatif sur le Liban. D’après elle, si le taux de pénétration du haut débit était passé en 2008 de 2 % à 12 %, le produit intérieur brut (PIB) aurait alors augmenté jusqu’à 1,5 % à 435 millions de dollars sur une base récurrente, et la contribution fiscale des impôts sur le revenu au cours de cette année aurait apporté entre 78 à 98 millions de dollars supplémentaires à l’État.

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