Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Liban : station de ski cherche neige désespérément

Posted by jeunempl sur janvier 17, 2010

AFP

Quand l’Europe de l’Ouest grelotte, le soleil inonde les plus hauts sommets du Liban d’ordinaire tapissés de blanc, au grand dam des stations de ski très fréquentées du pays qui accumulent les pertes depuis décembre.

« Beaucoup de réservations ont été annulées pour le mois de janvier », déplore Walid Kanaan, directeur général de l’hôtel de luxe Mzaar-Intercontinental à Faraya (55 km au nord-est de Beyrouth), une des stations les plus connues du pays.

« L’absence de neige a poussé certains clients à reporter leurs réservations à février et mars, je comprends leur déception”, affirme-t-il, alors que chaque année, les hôtels de la région affichent complet pour Noël.

À Faraya, qui culmine à 2.500 m d’altitude, les routes envahies d’habitude par les amateurs de sports d’hiver sont désespérément vides, à l’exception des vendeurs de châtaignes et de maïs grillé qui se détendent sous des parasols, à l’abri du soleil.

Quelques touristes syriens et irakiens « à la recherche des neiges du Liban » n’ont trouvé sur les pistes que de grosses taches blanches. Comme activités alternatives, ils ont pu dévaler les pentes à bord de quads alors que les hôteliers ont agrandi les espaces de jeu réservés aux enfants.

Les commerces et hôtels dans la plupart des stations de ski comme à Faraya ou aux Cèdres (3.200 m) misaient sur la poursuite de la très bonne saison touristique qu’a connu le Liban en 2009 après des années d’instabilité, en accueillant près de 2 millions de visiteurs, un record depuis l’avant-guerre civile (1975-1990).

« J’ai perdu des dizaines de milliers de dollars et l’ensemble des magasins de la zone ont perdu jusqu’à 20 millions de dollars », se lamente un vendeur d’équipements de ski, sous couvert d’anonymat. « Trente ans d’expérience nous ont appris que près de la moitié de la saison de ski se situe entre le 20 décembre et le 5 janvier, donc 40% de la saison sont partis en fumée », ajoute-t-il.

Charbel Salamé, employé depuis 2 saisons par une école de ski, compte sur cette période pour gagner 100 dollars l’heure.

« Des étrangers même viennent spécialement au Liban prendre des cours qu’ils réservent sur Internet. Cette année, ils ne sont pas venus », lâche ce jeune homme de 22 ans.

Cette situation inquiète également les experts, notamment concernant le stockage d’eau.

« La courte saison d’hiver pourrait avoir un impact négatif sur l’agriculture cet été, en raison de la baisse du niveau des nappes phréatiques utilisées pour l’irrigation », explique Nadim Farjalla, spécialiste en hydrologie à l’Université américaine de Beyrouth.

À la question de savoir si le réchauffement climatique est responsable de cette douceur, M. Farjalla indique que « la température maximale au Liban n’a pas changé sur 125 ans, alors que la température minimale a augmenté de 2,9 degrés », d’après une étude menée par son université. « Cette hausse peut à long terme faire en sorte que les neiges restent moins longtemps », ajoute-t-il. Mais d’autres restent sereins.

« Depuis 3 ans, nous remarquons certes un retard de la saison des pluies et du froid qui commençait en octobre et novembre, alors qu’aujourd’hui, elle débute en janvier ou février », affirme Marc Wehbe, président du Département des prévisions météorologiques à l’aéroport de Beyrouth.

« Mais, précise-t-il, le Liban a connu des températures pareilles dans les décennies passées : en 1966 et 1971, il faisait 27 et 28 degrés à Beyrouth en janvier ».

Pour la semaine à venir, des averses sont prévues sur la région avec possibilité de neige sur les hauteurs.

Quand l’Europe de l’Ouest grelotte, le soleil inonde les plus hauts sommets du Liban d’ordinaire tapissés de blanc, au grand dam des stations de ski très fréquentées du pays qui accumulent les pertes depuis décembre.

« Beaucoup de réservations ont été annulées pour le mois de janvier », déplore Walid Kanaan, directeur général de l’hôtel de luxe Mzaar-Intercontinental à Faraya (55 km au nord-est de Beyrouth), une des stations les plus connues du pays.

« L’absence de neige a poussé certains clients à reporter leurs réservations à février et mars, je comprends leur déception”, affirme-t-il, alors que chaque année, les hôtels de la région affichent complet pour Noël.

À Faraya, qui culmine à 2.500 m d’altitude, les routes envahies d’habitude par les amateurs de sports d’hiver sont désespérément vides, à l’exception des vendeurs de châtaignes et de maïs grillé qui se détendent sous des parasols, à l’abri du soleil.

Quelques touristes syriens et irakiens « à la recherche des neiges du Liban » n’ont trouvé sur les pistes que de grosses taches blanches. Comme activités alternatives, ils ont pu dévaler les pentes à bord de quads alors que les hôteliers ont agrandi les espaces de jeu réservés aux enfants.

Les commerces et hôtels dans la plupart des stations de ski comme à Faraya ou aux Cèdres (3.200 m) misaient sur la poursuite de la très bonne saison touristique qu’a connu le Liban en 2009 après des années d’instabilité, en accueillant près de 2 millions de visiteurs, un record depuis l’avant-guerre civile (1975-1990).

« J’ai perdu des dizaines de milliers de dollars et l’ensemble des magasins de la zone ont perdu jusqu’à 20 millions de dollars », se lamente un vendeur d’équipements de ski, sous couvert d’anonymat. « Trente ans d’expérience nous ont appris que près de la moitié de la saison de ski se situe entre le 20 décembre et le 5 janvier, donc 40% de la saison sont partis en fumée », ajoute-t-il.

Charbel Salamé, employé depuis 2 saisons par une école de ski, compte sur cette période pour gagner 100 dollars l’heure.

« Des étrangers même viennent spécialement au Liban prendre des cours qu’ils réservent sur Internet. Cette année, ils ne sont pas venus », lâche ce jeune homme de 22 ans.

Cette situation inquiète également les experts, notamment concernant le stockage d’eau.

« La courte saison d’hiver pourrait avoir un impact négatif sur l’agriculture cet été, en raison de la baisse du niveau des nappes phréatiques utilisées pour l’irrigation », explique Nadim Farjalla, spécialiste en hydrologie à l’Université américaine de Beyrouth.

À la question de savoir si le réchauffement climatique est responsable de cette douceur, M. Farjalla indique que « la température maximale au Liban n’a pas changé sur 125 ans, alors la température minimale a augmenté de 2,9 degrés », d’après une étude menée par son université. « Cette hausse peut à long terme faire en sorte que les neiges restent moins longtemps », ajoute-t-il. Mais d’autres restent sereins.

« Depuis 3 ans, nous remarquons certes un retard de la saison des pluies et du froid qui commençait en octobre et novembre, alors qu’aujourd’hui, elle débute en janvier ou février », affirme Marc Wehbe, président du Département des prévisions météorologiques à l’aéroport de Beyrouth.

« Mais, précise-t-il, le Liban a connu des températures pareilles dans les décennies passées : en 1966 et 1971, il faisait 27 et 28 degrés à Beyrouth en janvier ».

Et, pour la semaine à venir, seules des averses sont prévues sur la région.

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