Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Les femmes en politique: vers une discrimination positive?

Posted by jeunempl sur janvier 16, 2010

Iloubnan

Le 15 janvier lors d’une conférence sur la participation des femmes aux élections parlementaires de 2009, le Conseil libanais pour la femme (Lebanese Council for Women – LCW) a célébré les trente ans de la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination contre les femmes (Convention on the Elimination of all Forms of Discrimination against Women – CEDAW). Pour promouvoir le rôle de la femme dans la vie publique, il s’avère en fait que la discrimination est de mise. La discrimination positive évidemment.
Dans un sens, les femmes pourraient avoir plus de pouvoir politique que les hommes puisqu’elles sont en fait plus nombreuses à pouvoir voter au Liban. Pourtant, pour ce qui en est de la participation des femmes dans la vie publique, il y a « un grand décalage entre la réalité et les aspirations » déclare Dr. Aman Kabbara Chaarani, Présidente du Conseil libanais pour la femme (Lebanese Council for Women – LCW), lors d’une conférence qui marquait la fin d’une campagne pour la participation de la femme libanaise aux élections parlementaires de 2009. Cela a eu lieu le 15 janvier, en présence de nombreux officiels dont le ministre de l’Intérieur et des municipalités Ziad Baroud.

Sur 587 candidats aux élections parlementaires de 2009, 12 seulement étaient des femmes. Sur ces 12, quatre ont été élues rappelle la Représentante au Liban du Programme des Nations unies pour le développement (UNDP) Martha Ruedas, dans une déclaration lue par son Adjoint Nick Hartman. Notons par ailleurs que les quatre députées concernées font toutes partie de dynasties politiques où plane l’ombre d’un mari, d’un père ou d’un frère. Ruedas appelle à l’adoption d’une forme de quota pour les élections municipales de 2010, et rappelle que cette mesure a réussi à améliorer la représentation des femmes dans d’autres pays. Le ministre Baroud qui soutien cette idée a pour sa part déclaré qu’un quota de 30% de femmes serait inclus dans la proposition de réforme de la loi électorale. Le ministre ajoute qu’une discrimination positive temporaire est nécessaire pour faire évoluer la situation.

Hassan Krayem, spécialiste politique à l’UNDP a expliqué à iloubnan.info qu’il y a deux façons d’imposer des quotas pour une discrimination positive. Une option serait un quota de 30% de femmes parmi les représentants élus. Krayem ne pense pas qu’une telle formule serait acceptée au Liban. Par contre, on pourrait, comme dans certains pays arabes, imposer un pourcentage de femmes parmi les candidats des partis. « Cela aide à améliorer graduellement la participation des femmes à la vie politique et serait une solution plus adaptée pour le Liban » ajoute Krayem qui souligne l’importance de la discrimination positive pour promouvoir le rôle de la femme en politique.

Le CLW a mené sa campagne durant l’été 2009 en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et des municipalités et avec le soutien de l’UNDP. Elle comprend une série d’ateliers de travail dans les différentes régions du Liban ainsi que des débats, des tables rondes avec les candidats, et un sondage effectué pour mieux évaluer la participation des femmes en politique. Le sondage a montré que plus de 60% des femmes pensent que les femmes ne participent pas à la vie politique a cause de la mentalité de la société.

La loi libanaise et la constitution du pays garantissent l’égalité entre les hommes et les femmes, mais cela, il s’avère, n’est pas suffisant pour assurer une réelle égalité. « Les femmes font toujours face a un contexte politique rigide, avec des vues sociales et culturelles inappropriées qui déterminent les conduites et pratiques » a dit Dr. Kabbara Chaarani. Le Liban a aussi été l’un des premiers pays arabes à signer et ratifier de la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination contre les femmes (Convention on the Elimination of all Forms of Discrimination against Women – CEDAW). Mais sans le droit de transmettre leur nationalités à leurs enfants, ni le droit d’être leur tuteur légal, on peut dire que les femmes font face tous les jours à la discrimination dans leur vie citoyenne.

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