Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

L’énergie solaire thermique au Liban : potentiel, réalisations et défis

Posted by dodzi sur décembre 17, 2009

L’Orient le Jour

Par Dalal MEDAWAR

L’ensoleillement annuel du Liban permettrait de produire entre 2 et 6 kilowatts-heure d’électricité au mètre carré (kWh/m2).

Au moment même où le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague entre dans sa seconde semaine et que les chefs d’État du monde entier tentent de trouver un accord sur le changement climatique, une question se pose : le Liban s’est-il engagé sur la voie verte, notamment au niveau de l’énergie solaire ?

Il est évident que le Liban possède des ressources naturelles remarquables … et exploitables, ne serait-ce qu’au seul niveau de l’énergie solaire, sans prendre en considération l’hydraulique ou l’éolien. En effet, le pays possède une moyenne d’ensoleillement de 300 jours par an, soit de quoi produire potentiellement entre 2 et 6 kilowatts-heure au mètre carré (kWh/m2).

Un chemin parsemé d’embûches

Cependant, la loi 462 votée en septembre 2002 dans le but de réglementer le secteur de l’énergie n’a toujours pas été appliquée. Il n’est donc pas possible pour le moment de revendre l’électricité produite par les technologies vertes (solaire, éolienne, hydraulique…), ce qui pose problème aux compagnies désirant exploiter le potentiel énergétique à portée de main.

Plusieurs organisations et associations, dont notamment le Centre libanais pour la conservation de l’énergie (LCECP), se sont de ce fait mobilisées au cours de ces dernières années afin que la réforme du secteur de l’énergie soit concrétisée. Pour M. Albert Khoury, directeur général adjoint de la compagnie privée Électricité de Aley (E-Aley), qui travaille notamment sur une campagne d’informations sur l’énergie solaire en partenariat avec le programme des Nations unies pour le développement au Liban (PNUD), il ne fait aucun doute que les énergies renouvelables représentent l’avenir : « L’énergie éolienne est compétitive (sur le marché), l’énergie solaire thermique est essentielle. »

Interrogé par L’Orient-Le Jour sur la situation actuelle et future du secteur des énergies alternatives, M. Khoury est optimiste : « C’est la réalité, c’est déjà là. Par exemple, notre projet d’implantation d’éoliennes dans la région du Akkar, qui vise à long terme à assurer la production massive d’énergie verte et qui est intégralement subventionné par des fonds privés, est prêt à être lancé. Il attend simplement que le gouvernement se penche sur la loi 462. Je ne doute pas un instant de l’engagement du ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, M. Gebran Bassil, à ce niveau. E-Aley devra simplement attendre que son agenda chargé se libère, ce n’est qu’une question de temps (…) ».

Des technologies à petite échelle

La génération d’énergie étant donc limitée au Liban à un usage strictement privé, l’intérêt résiderait surtout dans des technologies à petite échelle qui, combinées, permettraient de faire la différence. Plus en détail, deux procédés principaux permettent d’exploiter le potentiel solaire libanais : la génération d’énergie photovoltaïque (PV) obtenue grâce aux panneaux solaires, et l’énergie solaire thermique, permettant par exemple de chauffer des logements ou des réservoirs d’eau.

D’après plusieurs experts, dont notamment M. Shukri Bosheh, directeur régional des ventes et marketing au Moyen-Orient de la compagnie internationale Millenium Energy Industries, spécialiste de l’énergie solaire dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, le solaire thermique serait beaucoup plus avantageux que le PV. « Nous sommes actuellement focalisés sur l’énergie thermique (…) car la technologie PV est plus chère, et le marché n’est pas encore développé », indique M. Bosheh. Seuls certains cas isolés nécessiteraient l’utilisation du PV, comme par exemple l’impossibilité d’un raccordement au réseau électrique public.

Concrètement, d’après le LCECP, l’intérêt de la technologie solaire thermique résiderait principalement au niveau des chauffe-eau solaires privés, en augmentation constante au Liban. Une étude publiée en 2007 par l’organisation environnementale libanaise indépendante Greenline a ainsi démontré qu’un chauffe-eau solaire sur 4m2 d’un coût de 1 000 dollars environ (soit la gamme la moins chère ; les prix variant entre 1 000 et 1 700 dollars sur le marché, selon le LCECP) pouvait subvenir aux besoins d’une famille pendant toute l’année tout en permettant de réduire leur consommation d’électricité de 20 % soit 1 381 kWh/an, et donc d’économiser 184 dollars annuellement avec un amortissement sur 5 ans.

Plusieurs projets ont en outre été lancés ou sont en cours de lancement par des organisations non gouvernementales, environnementales ou privées. Millenium Energy Industries a confirmé qu’elle travaille sur « plusieurs projets au Liban, principalement dans le domaine hospitalier ou pour des clients appartenant au secteur industriel et désirant réaliser des économies d’énergie ».

Une forte dépendance aux énergies fossiles

En tout état de cause, le gouvernement multiplie les promesses d’orienter le Liban à long terme vers une politique axée sur les énergies propres, promettant d’atteindre d’ici à 2020 une production énergétique de 12 % à partir des technologies alternatives.

Le ministre de l’Environnement, M. Mohammad Rahal, a en effet récemment déclaré que l’État libanais perdait plus d’un demi-milliard de dollars annuellement en raison de la pollution, « dont 100 millions liés au changement climatique » tout en soulignant la volonté du cabinet de mettre en place des réformes concrètes afin d’encourager la production de ressources alternatives.

Cela étant, l’intérêt récent du gouvernement pour les énergies vertes tombe à point. En effet, tout tend à démontrer que pratiquement et économiquement, l’utilisation exclusive des énergies fossiles n’est pas un procédé viable à long terme, en plus de tous les effets négatifs produits sur l’environnement.

Le Liban importe en effet la quasi-totalité de ses besoins énergétiques et a par exemple déboursé en 2007 plus de trois milliards de dollars en achat de produits pétroliers, soit environ 13 % du produit intérieur brut (PIB) de l’année. L’Électricité du Liban (EDL) reste donc largement dépendante des fluctuations des prix du pétrole dont une nouvelle flambée ne rendrait pas service à cette institution étatique croulant déjà sous des milliards de livres de dettes.

De plus, le besoin grandissant de la population peine à être satisfait, comme l’illustre le rationnement électrique, été comme hiver, dont souffrent (presque) tous les Libanais. L’ancien ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Alain Tabourian, n’a-t-il pas rappelé en juillet dernier l’existence d’un déficit structurel entre l’offre et la demande, notant que la capacité de production s’élevait à 1 500 mégawatts tandis que la consommation locale atteignait 2 300 en été ?

Publicités

3 Réponses to “L’énergie solaire thermique au Liban : potentiel, réalisations et défis”

  1. Haisseur de l'EDL said

    ya 3abishoum 3ala el EDL, toujours des coupures d’electricite, j’en ai marre de vivre dans ce pays avec toutes ces coupures !! L’EDL est une compagnie qui provoque beaucoup de malheurs, qui ne se bouge pas pour satisfaire les Libanais! Ya 3abishoum 3ala el EDL, je voudrais que cette compagnie disparaisse et qu’une meilleure compagnie assure l’electricite 24h/24, 365j/365 !!

  2. Haisseur de l'EDL said

    Messieurs EDL, je suis pas d’accord de tous les malheurs que vous me faites vous exagerez trop trop trop. Qui vous croyez vous dieu ou Satan. Vous etes des pourris des imbeciles, des chiens, des salopards, des charmoutes, des connards, des adorateurs de Satan. Vous etez des malheurs dans ce pays vous me pourrissez la vie vous enfoutez de tout le monde. Vous etes les plus escrocs de ce pays. A cause de vous chaque jour un grand malheur s’abbat sur ma vie. Allez au diable quittez notre vie vous etes des imbeciles des faussoyers. des emmerdeurs des grands emmerdeurs, des fous, des maniacs. Va au diable Gebran Bassil au lieu de donner le courant 24h/24 tu pourris la vie d’un millliard de personnes tu t’enfous challah que tu partes en enfer toi et ton entetement. Au lieu de payer ton argent pour le courant des civils vous donnez du courant 1 h par jour meme a Beirut. Va au diable Gebran Bassil. Mannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnniaccccccccccccccccccccccccccccccccccque. Sallllllllllllllllllloppppppppppppppparrrrrrrrrrrrrrrrd. Va ennnnnnnnnnnnnnnn ennnnnnnnnnnnnnnffffffffer.

  3. dodzi said

    Gebran Bassil a hérité d’un secteur comportant le plus grand problème structurel et humain de toutes les institutions libanaises. Ce problème a été créé par les administrations des hommes de Hariri, Siniora, Berri et Joumblatt. Ces derniers ont même tenté de bloquer son plan qui devrait offrir au Liban 24/24, 365/365 d’électricité d’ici à 2013. Ce plan profite à tout le peuple, et les corrompus ont voulu les bloquer parce qu’ils sont habitués à obtenir eux-même les contrats des offres de travaux publics.

    J’aimerai également que tu revois tes chiffres (1 milliards, 1h/j à Beyrouth, etc.)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :