Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Malgré cinq mois de vide gouvernemental, l’optimisme persiste…

Posted by jeunempl sur octobre 27, 2009

El Nashra

Saad Hariri - APNabih BerriLe peuple libanais est las d’écouter les mêmes expressions se répéter chaque matin. « L’optimisme domine la situation politique », « un progrès remarquable est prévu pour les prochaines heures »… Les médias raffolent de ces déclarations, diffusées pour inciter le peuple à l’optimisme.

Cet optimisme qui ne se concrétise pas, en dépit de cinq mois de crise. Cinq mois où toutes les issues étaient possibles. Cinq mois témoignant de modifications majeures et de développements cruciaux.
Au cours de cinq mois, les Libanais pressentaient que tout est apte au développement et à l’amélioration, à l’exception de leur polémique gouvernementale… Ils sont pourtant conscients qu’ils ne connaitraient l’apaisement que lorsqu’ils cèderaient leur crise aux forces extérieures… Mais dans ce cas, la prochaine crise ne tarderait point à pointer l’horizon.

Aujourd’hui, le vide gouvernemental fête ses cinq mois, en l’absence de toute indication positive, à l’exception, bien sûr, des déclarations de tous les politiciens libanais.
D’abord, le président de l’Assemblée nationale Nabih Berri s’apprête à s’ingérer dans ce dossier, surtout que la crise a dépassé toutes les limites et est devenue répugnante.

De son côté, le Premier ministre sortant Fouad Siniora semble à l’aise, confiant que le gouvernement se formera en fin de comptes… La gestion des affaires courantes se prolonge indéfiniment, mais Siniora ne décèle aucun symptôme de polémique, se contentant de préciser que la formation du gouvernement requiert un délai supplémentaire…
Au niveau des activités proprement dites, le Premier ministre désigné Saad Hariri a poursuivi ses concertations loin des médias et s’est réuni, entre autres, avec l’adjoint politique du secrétaire général du Hezbollah, Hussein Khalil. Quant au ministre sortant des Télécommunications, Joubrane Bassil, s’est rendu à Aïn-Tiné, d’où il a affirmé que « la formation du gouvernement serait simple si la proportionnelle était appliquée au niveau de la représentativité, dans la répartition des portefeuilles et la reconnaissance des droits de chaque groupe ».

Mais malgré le caractère brumeux de la situation, le député Walid Joumblatt, chef du groupe parlementaire « Rencontre démocratique », semble avoir décelé de « véritables opportunités pour la solution »… Dans une interview accordée au quotidien « Assafir », il a précisé que des éléments internes entravent la formation du gouvernement. Il a toutefois souligné que le dialogue entre Hariri avec le général Michel Aoun, député chef du groupe parlementaire « Changement et Réformes », permettraient de profiter et de concrétiser les résultats du sommet syro – saoudien. Selon Joumblatt, les Libanais verraient par conséquent leur gouvernement d’union nationale formé, et qui serait capable de relever tous les défis régionaux.

Pour le leader druze, ces défis ne se limitent guère à un portefeuille en plus ou en moins… Loin de là, il a consacré son article hebdomadaire de cette semaine pour critiquer les Nations Unies, précisément le Conseil de Sécurité, en raison du « rapport déséquilibré » émis concernant l’application de la Résolution 1559.

« La justice internationale est en phase de dormance », selon Joumblatt. Comment ne le serait-elle pas alors qu’Israël a clairement et officiellement informé l’ONU de son intention de poursuivre ses activités d’espionnage au Liban? Cette information a été publiée par un quotidien israélien. Une source pleine d’indication, la nouvelle n’étant pas publiée par une média hostile à Israël. C’est comme si ce pays s’adressait de la sorte à l’ONU: « Oui, j’effectue et je poursuis mes activités d’espionnage au Liban. Oui, je viole la Résolution 1701 et je le ferai toujours. »

Cependant, aucune réaction n’est apparue suite à ces déclarations. Que serait-il advenu si le Liban se vantait d’espionner Israël? Le Conseil de Sécurité n’aurait-il pas tenu une session exceptionnelle et d’urgence?
C’est la « justice internationale » qui se concrétise surtout au niveau libanais, mais dans d’autres situations aussi. En Irak, un double attentat fait des centaines de victimes, et le Conseil de Sécurité se contente de dénoncer et de condamner l’incident. En Palestine, la Mosquée « Aksa » devient la cible des attaques et son entourage la scène des combats, mais le monde demeure impassible.
La « justice internationale » est donc ouverte sur toutes les éventualités…
Mais quoi de plus en émanerait?!?!

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