Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Environnement – Mawassem Khair : « Le Liban n’est pas une poubelle »

Posted by jeunempl sur octobre 25, 2009

Al BaladPar Chantal Bou Akl (chantalbouakl@albaladonline.com)

Ibrahim el AliQui aurait imaginé qu’une courte visite au Liban, effectuée par un Libanais ayant passé la majeure partie de sa vie en Afrique, se transformerait en un combat pour la protection d’un riche patrimoine écologique unique au Proche-Orient?

C’est l’histoire d’Ibrahim Ali.

Ce Libanais d’Afrique est venu pour la première fois au Liban il y a cinq ans, accompagnant son père après le décès de sa mère. Il découvre une terre riche en biodiversité, mais maltraitée, et décide donc d’agir. Première étape: fonder une ONG, Mawassem Khair (moissons de la bienfaisance) qui prend en charge la protection des forêts libanaises. Albalad a rencontré Ibrahim Ali pour faire le point sur les activités de son association.

21-10-2009-Image-BaladLes objectifs

« Le Liban, réservoir de la biodiversité et fontaine du Proche-Orient, a tous les atouts pour devenir une destination d’éco-tourisme. Mon ambition est de participer à ce projet en assistant les municipalités dans la collecte des ordures, de reboiser les forêts, de mobiliser toutes les ONG à cet effet et de suggérer au futur gouvernement des propositions de lois pour encourager les Libanais à acquérir des habitudes conformes aux exigences de l’environnement », affirme Ibrahim Ali.

Forêt de Jezzine

Foret de BkassineLors d’une randonnée, deux jeunes filles de Sabbah (un village avoisinant Bkassine), Zeina Maaz et Sarah Sbeih, sont sous le choc face à l’amoncèlement de déchets de toutes sortes abandonnés dans la forêt. Elles contactent Mawassem Khair; l’opération « le Liban n’est pas une poubelle » est lancée. Il s’agit d’une opération de nettoyage et de sensibilisation des jeunes de la région. Des pancartes sont installées sur la place du village, invitant les habitants à participer à cet évènement.


Une responsabilité partagée

« Le premier réflexe des citoyens est de se déresponsabiliser et de faire assumer à l’Etat et aux municipalités toutes les causes de leur malheur. Le Libanais se soucie rarement de la chose publique et les déchets jetés au passage en fournissent la meilleure preuve. Celui qui va pique-niquer sait très bien qu’il faut ramener tous les déchets, mais préfère les jeter dans la forêt. Pire, ces gens amènent avec eux leur narguilé et leur poêle à charbon sans être conscients du danger d’incendie », ajoute Ibrahim Ali.

Quand la politique divise les gens, le souci de la protection de leur environnement naturel ne devrait-il pas les unir? Les divisions familiales et claniques ne devraient-elles pas céder la place à une solidarité générale et à un partenariat entre les collectivités locales et la société civile?

Collectivités locales

« Les collectivités locales ont un grand rôle à jouer », estime Ibrahim Ali. « La forêt de Bkassine contient une riche biodiversité, surtout au niveau de la faune. Dans cette forêt, on peut toujours croiser une hyène ou un sphinx, des espèces en voie d’extinction. Les municipalités doivent recruter des personnes qui veilleront à la propreté de la forêt.

Tout pollueur devrait  être sanctionné par une amende qui sera payée au moment où il soumettra sa voiture au contrôle mécanique. Les agents de la défense civile, des gardes forestiers, ou même la police municipale pourraient tout à fait jouer ce rôle », suggère cet ambassadeur de la cause écolo.

Et les ONG? Quels rôles peuvent-elles jouer, d’après lui?
« Malgré les problèmes de financement auxquels les ONG font face, elles ne doivent ménager aucun effort pour changer la mentalité libanaise inconsciente des problèmes qui concernent la collectivité et qui affectent directement la vie quotidienne », indique ce militant. D’ailleurs, la mission de Mawassem Kheir ne s’arrête pas à l’écologie. « Notre ONG se soucie également des besoins de la population locale, notamment après la guerre de juillet 2006 et le problème des mines larguées par l’armée israélienne. Elle est en étroite collaboration avec la FINUL et a participé au désamorçage de 4000 bombes », révèle Ibrahim Ali.

220 hectares de pins

La forêt de Bkassine est la plus grande forêt de pins du Proche-Orient, avec une superficie d’environ 220 hectares de pins. L’ONG Mawassem Kheir travaille sur l’établissement d’un parc naturel pour promouvoir l’écotourisme.

Pour suivre les actions de Mawassem Kheir: http://fondation-elali.blogspot.com

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :