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Au coeur du Liban

Posted by jeunempl sur octobre 14, 2009

APF – Manon Rescan

Jeux-Francophonie-LibanLes Jeux de la francophonie viennent de se terminer au Liban. Entre civilisations arabo-musulmane et chrétienne, ce pays est un intéressant mélange culturel.

À Beyrouth, les 3 000 participants aux Jeux de la francophonie auraient presque pu passer inaperçus du 27 septembre au 6 octobre. Le pays est connu pour sa grande diversité culturelle.
Universitaire spécialiste de ce pays et enseignante à l’Université de Montréal, Marie-Joëlle Zahar y est née. Elle illustre cette diversité : « Au Liban, des femmes voilées côtoient des filles en mini-jupes! ».
De son séjour à Beyrouth alors qu’il y travaillait comme comptable à l’université américaine, Claude Dubois, résidant à Woodridge, se souvient de l’organisation de la ville. « Beyrouth est divisée en différents secteurs, indique-t-il. On peut traverser des quartiers chrétiens, arméniens ou musulmans. »
« Il n’est pas rare, ajoute Marie-Joëlle Zahar, de rencontrer des individus complètement trilingues, c’est-à-dire parlant à la fois arabe, français et anglais. »
Le pays a reconnu 17 communautés officielles depuis son indépendance en 1943. Chrétiens maronites, protestants, orthodoxes, musulmans chiites ou sunnites se partagent le paysage social libanais.
« Il faut imaginer que c’est un tout petit pays, d’une superficie de 10 000 km², précise Marie-Joëlle Zahar. Les communautés sont donc très proches les unes des autres. »
À elles seules, la ville de Beyrouth et sa banlieue englobent le tiers de la superficie du pays.

Clivages

L’étroitesse du maillage social augmente les risques de clivages au sein de la population. Le Liban en fait l’expérience. Saad Hariri, l’actuel premier ministre se débat depuis le mois de juin pour construire un gouvernement d’union nationale.
« Le système politique est censé représenter toutes les catégories de la population en fonction de leur poids démographique, indique Marie-Joëlle Zahar. Mais les proportions n’ont pas été revues depuis l’indépendance. Aucun référendum n’a été tenu pour les mettre à jour. »
Les différentes forces politiques en présence se battent donc pour obtenir les portefeuilles clés au sein du gouvernement. Aucun accord n’a été trouvé aujourd’hui.
Ces clivages sont envenimés par le rôle que jouent les puissances extérieures pour influencer les forces politiques libanaises. « Ces cinq dernières années, la plupart des luttes internes sont reliées à des luttes externes », affirme Marie-Joëlle Zahar.

Les pays occidentaux, à commencer par la France, connue comme l’un des alliés majeurs du Liban, les pays arabes et la Syrie ont, semble-t-il, une influence persistante sur les forces politiques libanaises. C’est ainsi que l’on peut comprendre le différend entre la majorité pro-occidentale et l’opposition nationale.

Malgré tout, ce n’est pas le seul facteur de division, comme l’explique Marie-Joëlle Zahar. « Il ne faut pas oublier que des problèmes internes au Liban expliquent aussi la situation actuelle. »
Des conflits sur la distribution des richesses alimentent les clivages sociaux, selon elle. « Comme la majeure partie de la population la plus pauvre fait partie de la communauté chiite, elle est représentée par le Hezbollah ». Revendications politiques et sociales sont ainsi étroitement liées dans ce pays.
La communauté chrétienne accepte la présence du groupe armé du Hezbollah. Mais cette même communauté chrétienne perd de sa population au gré des différentes migrations.

Les enjeux de la Francophonie

Les chrétiens-maronites sont les plus francophones des Libanais. Dans un pays où il n’existe pas de système éducatif financé par l’État, des écoles confessionnelles ont été créées, notamment en langue française.
« La francophonie au Liban n’est plus ce qu’elle était, nuance Marie-Joëlle Zahar. Comme partout, l’anglais gagne du terrain sur le français.
« La grande culture libanaise a tout de même un certain rayonnement dans le monde francophone, ajoute-t-elle, à l’image d’Amin Maalouf, Andrée Chédid et Alexandre Najjar. »
Les athlètes et artistes en lice pour les Jeux de la francophonie sont plongés dans cette ambiance, au cœur de Beyrouth, symbole de cette diversité.

« On l’a longtemps appelée « Le petit Paris de l’Est », rappelle Claude Dubois. On y retrouve un certain goût européen dans les constructions, même si la culture musulmane est également présente. »
« Dans la ville, continue Marie-Joëlle Zahar, les muezzins et les cloches des églises rivalisent. »
Beyrouth vit également au gré des conflits armés de la région. « L’un des symboles de la ville est le phœnix, indique Marie-Joëlle Zahar. Ce n’est pas pour rien. Cette ville renaît toujours de ses cendres et est en perpétuelle reconstruction. Même pendant la guerre, on continue de construire. »
« Quand ils rentrent, termine-t-elle, beaucoup de gens font la même remarque : “La ville est folle, mais attachante”. »

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