Mouvement pour le Liban

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Gouvernement d’union au Liban : Hariri jette l’éponge

Posted by dodzi sur septembre 10, 2009

AFP

Michel Sleiman - Saad HaririLe Premier ministre désigné du Liban, Saad Hariri, a annoncé jeudi qu’il renonçait à former un gouvernement d’union nationale, accusant l’opposition d’avoir entravé ses efforts.

M. Hariri a accusé les partis de l’opposition de lui avoir mis les bâtons dans les roues alors qu’il tente depuis deux mois et demi de former un gouvernement d’union nationale.

« Il m’est apparu que certains n’avaient pas l’intention d’aller de l’avant ou de sortir de cette situation d’immobilisme en voulant imposer des conditions extravagantes », a-t-il dit.

Lundi, M. Hariri, chef de file de la majorité parlementaire, avait transmis une liste de ministres au président Sleimane pour approbation, une initiative immédiatement rejetée par l’opposition, notamment parce qu’elle dit ne pas avoir été consulté au sujet des noms des ministres. Hariri aurait en effet nommé les ministres de l’opposition, sans leur accord préalable.

La majorité accuse notamment Michel Aoun, qui dirige le deuxième groupe parlementaire, d’entraver la formation du gouvernement en voulant, entre autres, maintenir son gendre Gebrane Bassil à la tête du ministère des Télécommunications, ce que refuse M. Hariri.

Le principal concerné, M. Bassil, a affirmé à l’AFP que M. Hariri avait renoncé « parce qu’il n’a pas su former un véritable gouvernement d’union ».

« Personne ne peut marginaliser des parties politiques importantes et le Liban ne peut fonctionner qu’à travers le partenariat », a-t-il ajouté.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait estimé lundi que la manière de procéder de M. Hariri « compliquait » la situation.

La presse et certains analystes relevaient toutefois jeudi que le fils de l’ancien Premier ministre assassiné, Rafic Hariri, pourrait à nouveau être désigné Premier ministre par le président, après de nouvelles consultations entre M. Sleimane et les députés.

« Le président (…) estime que ce qui s’est passé s’inscrit dans le cadre des règles démocratiques et va entamer de nouvelles consultations parlementaires conformément à la Constitution », a indiqué en début de soirée la présidence dans un communiqué.

Après une accalmie de plus d’un an, les craintes d’une nouvelle crise politique au Liban ont ressurgi, d’autant que le pays a connu après le meurtre de Rafic Hariri en 2005 une grande période d’instabilité marquée par les assassinats de personnalités politiques et une guerre dévastatrice entre Israël et le Hezbollah en 2006.

Fin 2006, une crise politique sans précédent depuis la fin de la guerre civile (1975-1990) avait éclaté entre les deux camps sur fond de partage du pouvoir, atteignant son paroxysme avec des affrontements sanglants en mai 2008, avant la signature de l’accord interlibanais de Doha (Qatar) le même mois.

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