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Le patriarche Sfeir s’affirme dans le rôle d’adversaire de l’opposition: le Nonce Apostolique a transmis au Vatican des plaintes du clergé libanais

Posted by jeunempl sur août 28, 2009

El Nashra

Mgr Sfeir

Mgr Sfeir

Nul n’ignore l’impact local, régional, et international qu’ont les prêches du patriarche maronite Nasrallah Sfeir et ses déclarations. Le locataire de Bkerké s’incruste dans le paysage politique, s’imposant comme adversaire des forces de l’opposition, et plus particulièrement de la majorité chrétienne sacrée par les élections législatives de 2005 et de 2009.

Personne n’a oublié l’appel lancé le 6 juin dernier par le patriarche à la veille du scrutin législatif; il y avait mis en garde les Libanais contre le vote en faveur de l’opposition qui « menace l’entité libanaise. » Et personne n’a eu le temps d’oublier l’appel lancé par le patriarche à l’adresse du Premier ministre désigné Saad Hariri et du président de la République Michel Sleimane qu’il a invités à former un gouvernement « monochrome », excluant les forces de l’opposition, se basant ainsi sur son anecdote préférée concernant « la charrette qui ne peut avancer si elle est tirée par deux chevaux, attachés l’un à l’arrière, l’autre à l’avant. » Non-statisfait, il en est même arrivé au point d’accuser l’opposition du blocage du processus de formation du gouvernement. Toutes ces déclarations méritent d’être méditées, surtout qu’elles véhiculent de nombreuses contradictions…

En 2005, le patriarche s’était félicité que « les chrétiens ont désormais leur leader » faisant ainsi allusion au général Michel Aoun. Aujourd’hui, c’est à ce leader qu’il fait face ainsi qu’à son groupe parlementaire prônant le changement et la réforme. Dans le passé, il avait lui-même « béni » l’accord de Taëf qui avait consacré l’entente au détriment de la logique de la majorité, et aujourd’hui il appelle à la marginalisation de l’opposition à laquelle adhère la majorité des maronites. Qui plus est, alors que la majorité haririenne avoue faire face à des obstacles d’origine étrangère, le patriarche insiste toujours à coller cette accusation au dos de l’opposition.

Une source ecclésiastique estime que l’appel du patriarche à former un gouvernement excluant l’opposition pourrait être dû à des pressions qu’exerceraient ceux qui ont été les plus lésés au cours des dernières élections. Ceux-là chercheraient ainsi à compenser leurs pertes par des portefeuilles ministériels. La même source prévoit aussi que l’appel du patriarche pourrait être motivé par « un vent extérieur » qui, se basant sur l’idée que « le Liban ne peut être gouverné que par l’entente », cherche à incriminer l’opposition. Les anciens députés Fares Souheid et Samir Frangieh seraient responsables de plusieurs aspects de cette politique patriarcale que Sfeir adopte, confiant, et rassuré, estimant que les chrétiens ont bel et bien recouverts leurs droits au niveau du partage du pouvoir. Une telle relation conflictuelle entre Bkerké et une grande majorité des chrétiens ne peut toutefois pas créer de schisme au sein de l’église maronite car le patriarche ne joue pas à lui seul le rôle de référence, rappelle cette source, révélant qu’un grand nombre d’évêques n’appuient pas la politique du patriarche Sfeir, ce qui réussit parfois à transparaître dans les déclarations finales des réunions des évêques maronites. Il en est de même pour le clergé maronite, les réunions épiscopales sont autant d’occasions où la politique du chef de l’église maronite est remise en question, selon cette même source.

Quoiqu’il en soit, ces réunions n’ont aucune influence sur « l’assise populaire », étant donné que le clergé se garde de se faire happer par les impasses politiques, se limitant à donner des directives générales aux croyants, note la même source. Cette dernière dément par ailleurs les rumeurs qui ont suggéré qu’un groupe de prêtres a transmis au Vatican une série d’objections concernant la politique du patriarche Sfeir, notant toutefois qu’une missive semblable aurait été transmise au Saint-Siège par le Nonce-Apostolique, Luigi Gatti.

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