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Le général Aoun: le renforcement du pouvoir du Président consiste à lui accorder le droit d’intervenir dans tous les ministères

Posted by jeunempl sur août 18, 2009

El Nashra

Général Michel Aoun (chef du Courant Patriotique Libre)Le général Michel Aoun, député chef du groupe parlementaire « Changement et Réformes », affirme s’être résigné à respecter les lois. « Nous avons été victime de provocations confessionnelles et des campagnes médiatiques mensongères », déplore-t-il, assurant que cette phase s’est achevée au lendemain des législatives.

Dans une conférence de presse tenue à Rabieh, il indique qu’il « ne nous reste que les lamentations après ce niveau de décadence politique ». Il déclare que rien n’est pire que les mensonges qui empêchent l’élaboration d’une opinion générale contre les crimes et la corruption.

Dans le même ordre, il rappelle que les campagnes électorales de la majorité visaient à terroriser le peuple en évoquant une éventuelle application de la « wileyet-al-fakih », les armes du Hezbollah, le retour de la tutelle syrienne, la division tripartite du pouvoir, la réduction de la part chrétienne, la modification des symboles, etc. « Il s’agit de mensonges abominables », s’insurge-t-il, dénonçant l’abus de l’argent. « Nous avons élu un ‘Parlement du milliard’, et l’Etat libanais a échoué dans sa lutte contre les pots-de-vin », martèle-t-il.

Dans cet ordre, le chef dub Courant Patriotique Libre (CPL) s’enquiert: « Qui est responsable de la distribution de l’argent lors de la période électorale? ». Il assure alors l’implication de certaines institutions sécuritaires dans cette affaire. « Malheureusement, ces institutions ne dépendent pas directement du ministre de l’Intérieur, mais sont affiliés aux auteurs de la guerre mondiale pré et post-électorale », dit-il.

D’autre part, dénonçant les campagnes menées contre lui, il souligne qu’elles ont été lancées par près de 15 médias, et « qui nous accusent de bloquer le processus gouvernemental ». « Oui, nous sommes fiers d’avoir bloqué les vols, et la corruption », déclare-t-il. Évoquant que les campagnes médiatiques s’attardent sur le niveau familial, en mentionnant que le ministre Joubrane Bassil est le gendre du général Aoun, il précise: « Joubrane Bassil bénéficie d’une longue expérience de lutte, malgré son jeune âge, et ceux qui le critiquent sont loin d’atteindre son niveau de résistance. Il s’est également avéré assez compétent dans la gestion du ministère des Télécommunications ». Et d’ajouter: « Je suis très fier de Joubrane Bassil, d’abord en tant que membre du CPL, puis en tant que gendre, et enfin en tant que ministre ». Il annonce alors que toute critique contre le gendre ou le ministre Bassil « me vise personnellement », avant de remercier, ironique, ses détracteurs, et de leur lancer: « Fichez la paix au CPL ».

Selon le général Aoun, la campagne menée contre Bassil vise à pousse le peuple à oublier les mensonges qui ont précédé les élections, et à oublier que l’endettement général est devenu à hauteur de 58 milliards de dollars. Il fait remarquer que la majorité ne possède aucun programme pour gérer cette dette et camoufle son échec en s’efforçant de limiter le pouvoir du CPL dans le prochain cabinet. Il signale cependant que le CPL est le seul groupe qui a renoncé à son véritable droit, pour se contenter de cinq ministres, au lieu de six, et cependant, « ils nous accusent d’être responsables d’entraver la formation du gouvernement ». Notant que la nouvelle formule gouvernementale est désormais « 12 + 10 + 5 + 3 », Aoun appelle à adopter la proportionnelle pour se rendre compte de la représentativité exacte de la majorité et de la minorité. Il note qu’avec 52% des voix chrétiennes, il a droit à huit ministres, mais qu’il s’est résigné à ne nommer que cinq.

D’autre part, il considère que les complots entamés en 2006 n’ont pas encore pris fin, et visent à initier des tensions inter libanaises. « J’accorde davantage d’importance et de priorité à l’union nationale qu’à la formation du gouvernement », déclare-t-il, catégorique. Il poursuit: « Nous avons longuement lutté et offert des sacrifices dans l’intérêt du Liban, dont l’existence est menacée à cause des plans moyen-orientaux ».
Il se reprend en annonçant: « Nous confessons. Oui, Joubrane Bassil a entravé les mafias qui commercialisaient les cartes prépayées de la téléphonie mobile. Oui, il a entravé la vente des cartes ‘dorées’, permettant au budget d’empocher près de 5 milliards de dollars. Oui, il a entravé la mafia des ‘VIP’ qui ne remboursaient pas leurs factures téléphoniques. Oui, il a entravé les écoutes illégales. Oui, il a empêche les activités du réseau Internet illégal de Barouk ». « Nous sommes fiers d’avoir bloqué d’aussi nombreux accomplissements », ironise-t-il, ajoutant: « Marwan Hamadeh a tout le droit de surnommer Bassil de ‘gendre de blocage’ parce qu’il s’est opposé aux infractions ».
Toujours dans sa conférence de presse, et poursuivant la mention des accomplissements de « son gendre », il rappelle que Bassil s’est activé à l’ombre d’une ambiance hostile à ses propositions. Il a pourtant permis à deux millions Libanais de s’approprier des cartes de la téléphonie mobile, il a réduit les facteurs de 25%, réclamé des comptes aux entreprises concernées, a récupéré les factures non payées, préparé un plan de travail pour les réseaux de fibres optiques, instauré un centre de contrôle des écoutes, ainsi que le « call – center » qui a porté les revenus de l’Etat à 400 milliards de livres libanaises.

C’est pourquoi, déduit le général Aoun, la formation du gouvernement n’est pas bloquée par la polémique de la reconduction du ministre Bassil.

Il exprime alors sa fierté de tous ses accomplissements, assurant qu’il s’attache au portefeuille des Télécommunications, et à obtenir un ministère souverainiste. « Nous refusons tout compromis à ce niveau », martèle-t-il. Il précise cependant que la réclamation du portefeuille de l’Intérieur n’est pas due à des raisons personnelles, et qu’elle ne porte atteinte à quiconque, mais « pour rectifier le comportement incorrect de certaines institutions ». D’ailleurs, note-t-il, le Président Michel Sleimane n’a aucun pouvoir dans le ministère de l’Intérieur, le ministre Ziyad Baroud aussi ne maîtrise pas tous les détails de son ministère. « Ce n’est pas sa faute, puisque ceux qui s’attaquent à Bassil sont les mêmes qui empêchent Baroud de s’activer efficacement ». Il affirme pourtant qu’il n’a aucun problème avec Baroud et qu’il le considère au même niveau que Bassil. Par conséquent, il indique que le pouvoir du Président de la République doit être renforcé d’une manière qui lui confère le droit d’intervenir dans tous les ministères. Et de lancer: « Tout le gouvernement doit être de la part du Président si nous voulons renforcer ses prérogatives et affermir la valeur de ses signatures ».

Toujours en ce qui concerne le ministère de l’Intérieur, il souligne que le ministre Baroud n’est pas la cible de critiques. « Dès qu’une campagne sera menée contre lui, je serai le premier à le défendre », dit-il.
Il s’est également demandé: « Comment la majorité prétend-elle ne posséder qu’un seul ministère souverainiste, et le poste de premier ministre alors? Et qui a prétendu que la part du Président est la nôtre? »
Il poursuit: « Aucun article constitutionnel ou légal n’interdit l’attribution de postes ministériels aux candidats perdants », rappelant: « Depuis l’année 1990, ils n’ont fait que violer la Constitution, d’abord en prorogeant le mandat de l’ancien Président Elias Hraoui, puis celui du Président Emile Lahoud. Ils ont également élu le Président Michel Sleimane, sans modifier la Constitution, qu’ils ont amendé en vue de servir les intérêts de certains présidents de municipalité, comme Dori Chamoune, Pierre Achkar et Edmond Gharios.

D’un autre côté, il note que le rôle des Chrétiens a été amoindri après la promulgation de l’Accord de Taëf, et « qu’actuellement, ce rôle est sujet à une atténuation supplémentaire ». Et d’ajouter: « L’implantation des palestiniens sera le coup de grâce aux chrétiens ».

Quant à l’invitation à déjeuner que lui a adressée le premier ministre désigné Saad Hariri, le général Aoun précise: « Comment répondrai-je à cette invitation, alors que l’entourage de Hariri continue à nous attaquer? ».
Toutefois, le chef du CPL affirme qu’il ne renoncera point à participer au gouvernement, « A Dieu ne plaise », assurant qu’il ne mendie pas, mais revendique son droit.

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