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L’avenir économique et financier du pays du Cèdre

Posted by jeunempl sur août 17, 2009

Imededdine Boulaâba – WMC Economie

10000 livre libanaise - monnaie - économieLes banquiers face aux critères de Bâle II

Avant d’évoquer le coût, le rythme et les retombées de l’application par les banques libanaises des critères de Bâle II et de la libéralisation des services suite à l’adhésion du pays aux traités internationaux (l’Organisation mondiale du commerce, accords avec l’Union européenne…), il faut tout d’abord mettre en exergue l’essence libérale du Liban, terre où tous les ingrédients de la diversité culturelle et économique sont au menu depuis des lustres, l’institutionnalisation de son secteur bancaire, symbole de la résilience d’un peuple bâtisseur, dynamique, vissé aux valeurs du libre-échangisme depuis la Phénicie antique et la tendance naturelle du leadership financier beyrouthin à coller aux normes en vigueur dans les principaux centres marchands de la planète afin de reconquérir son statut avant-gardiste d’antan.

Libéraliser sur une terre libérale ?!

Les accords de Bâle II ont mis l’accent sur l’application des standards internationaux en matière de ratio de rendement sur fonds propres, l’adéquation aux normes de l’industrie bancaire occidentale, relative à la bonne gouvernance, à la lutte contre le blanchiment de l’argent sale et à la gestion du risque opérationnel, du marché et du crédit.

Naguère étiqueté  »plaque tournante de la finance Moyen-orientale », métaphore de la Suisse marchande en terre arabe, Beyrouth appréhende aujourd’hui Bâle II comme une phase complémentaire d’une orientation déjà bien établie chez la communauté financière du pays via la formation continue des ressources humaines, l’adoption des mesures prudentielles, la modernisation des postes de contrôle, l’augmentation des capitaux, la fréquence des opérations de fusion et l’expansion extra territoriale, entamée dans le voisinage immédiat (Syrie, Jordanie, Chypre…) ou dans les pays du Golfe, depuis le déclenchement de la guerre civile libanaise (1975-1990).

Cela dit, dans un souci d’homogénéisation des pratiques bancaires, le ministère des Finances et la BCL (Banque centrale du Liban) ont appelé, depuis 2005, dans une circulaire, les banquiers à se conformer, à travers un plan d’action d’ensemble, aux critères de Bâle II au plus vite, à clarifier les responsabilité des gestionnaires du risque, à préciser les prérogatives des membres du Conseil d’administration, à réhabiliter l’audit interne, à définir, à l’avenir, le calcul de l’écart du risque des taux d’intérêt et à aborder la mise en œuvre de la bonne gouvernance dans les banques comme une opportunité pour se familiariser avec les meilleures pratiques concernant la gestion internationale du risque.

Bien entendu, le coût de la conformité des établissements du crédit, déclare Monsieur François Bassile, président-directeur général de Byblos Bank, dans une conférence de presse, aux critères de Bâle II est tributaire du niveau de sophistication de la mise en œuvre de ces normes, de la taille de chaque banque, de l’envergure de ses opérations et de l’issue des discussions à Bâle même, entre experts, concernant certains détails techniques relatifs au reporting et aux mécanismes de réglementation.

Une nécessaire mise à jour

Actuellement, d’après Monsieur Farid Raphael, PDG de la Banque Libano-Française, la plupart de se confrères appliquent, dans l’ensemble, les nouvelles recommandations de Bâle II alors que plusieurs pays, dit-il, tergiversent encore. Cependant, lors d’une émission télévisée, il met l’accent sur le rôle crucial de l’autorité de tutelle ( Banque centrale, ministère des Finances), dans ses pourparlers avec le Comité de Bâle, pour négocier le report de certaines applications, conçues à l’origine à l’intention des structures de marché différentes de celles du Liban qui a externalisé, depuis trois décennies, une bonne partie de ses activités bancaires grâce à l’ingénierie financière de la BL et à la gestion rigoureuse des dirigeants des différents établissements bancaires du pays.

Au fait, l’exportation des services hors des frontières était une assurance face aux risques internes d’une région en proie à une violence géopolitique chronique. Grâce à cette projection, les banquiers du pays du Cèdre pouvaient placer 50% de leurs fonds propres à l’étranger, ce qui a permis aux professionnels du secteur, bien rôdés en raison d’une longue expérience dans la gestion des crises inhérentes au statut libéral du pays, d’intégrer naturellement les recommandations de Bâle II dans le domaine de l’octroi des crédits, la transparence dans la présentation des bilans, la gestion des risques, l’investissement tous azimuts dans les nouveaux systèmes IT et le recours systématique au consulting afin d’opérer les recoupements nécessaires, de rassurer la clientèle et de gagner en crédibilité auprès des instances internationales et des opérateurs économiques potentiels.

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