Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Liban: le gouvernement va hériter d’une dette publique de 50 milliards

Posted by jeunempl sur juillet 24, 2009

AFP – Natacha Yazbeck

10000 livre libanaise - monnaie - économieLa dette publique libanaise qui est maintenant de 50 milliards de dollars devrait être un des premiers soucis du prochain gouvernement

Avant même d’avoir été formé, le gouvernement libanais est déjà confronté à une épreuve de taille: une dette publique qui devrait atteindre 50 milliards de dollars cette année. « Le prochain gouvernement va recevoir un double héritage », explique l’économiste Charbel Nahhas. « D’une part, une augmentation massive des liquidités qui lui permettra de ne pas avoir de tension financière immédiate ou un besoin de financement extérieur », explique-t-il à l’AFP. « D’autre part, il va hériter d’une énorme dette publique et de problèmes structurels liés au déficit public, au manque d’investissements et au départ massif de personnel qualifié », ajoute-t-il.

La dette publique libanaise est passée ces trois dernières années de 180 à 162% du Produit intérieur brut (PIB), soit 47,2 milliards de dollars, mais ce taux reste l’un des plus importants au monde, selon des statistiques officielles. Le pays du Cèdre a pourtant évité le plus gros de la crise économique mondiale, avec une croissance de 8% de son PIB, notamment grâce à la bonne santé de son secteur bancaire. Et la croissance devrait atteindre 4% en 2009, selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI), malgré le marasme économique. Le déficit public annuel libanais doit toutefois atteindre quatre milliards de dollars en 2009, en partie à cause de l’absence de réformes dans des secteurs comme l’électricité, troisième poste de dépenses après le remboursement de la dette et les salaires de l’administration.
La plus grande partie de ce déficit remonte à la reconstruction du pays après la guerre civile (1975-90). Les opposants au gouvernement de l’époque, dirigé par Rafic Hariri, avaient blâmé sa politique fiscale.
Mais Mohammad Chatah, le ministre des Finances du gouvernement de transition, se dit confiant. « Les sources de la force de l’économie sont là », dit-il à l’AFP en mentionnant le secteur bancaire et les transferts de fonds de l’importante communauté expatriée. « Si on peut mettre en place un gouvernement qui fonctionne mieux que celui-ci, on peut avoir une croissance plus rapide et de meilleure qualité », assure-t-il. Les donateurs internationaux ont régulièrement conditionné leur aide à une refonte de l’économie libanaise, mais les crises politiques répétées et la paralysie des gouvernements successifs ont empêché toute réforme.

En novembre 2006, la démission de six ministres avait provoqué une grave crise politique et des affrontements violents entre partisans de la majorité, conduite par le fils de Rafic Hariri, le sunnite Saad Hariri, et de l’opposition menée par le parti chiite Hezbollah. Cette crise avait été en partie résolue par la formation d’un gouvernement d’unité nationale en mai 2008, où le Hezbollah et ses alliés bénéficiaient d’un droit de veto. « La politique de division du gouvernement et le fait que l’opposition en fasse partie, ce qui est une manière un peu folle de gouverner le pays, a grandement contribué aux échecs », estime M. Chatah, un proche de M. Hariri.

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