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Natacha Atlas : « Ma musique est issue d’un mélange des cultures »

Posted by dodzi sur mai 20, 2009

Midilibre.com

Natacha_AtlasElle est en concert au festival Arabesques, vendredi à Montpellier.

Après une carrière liée aux musiques électronique et pop, vous revenez depuis quelques années à des orchestrations traditionnelles. Pourquoi ?
J’avais envie de quelque chose de nouveau et je voulais interpréter des chansons que j’aime depuis mon enfance. Il m’a semblé que c’était le bon moment pour le faire. J’avais les bonnes personnes autour de moi pour le rendre possible.

Le titre de votre dernier album, « Ana Hina », signifie « Je suis là ». Que vouliez-vous faire passer ?
C’est surtout en lien avec le morceau Ana Hina, une chanson d’amour qui dit : « Je suis là pour toi, quelles que soient les circonstances. » Mais on peut aussi l’entendre dans le sens où moi, je suis encore là, je suis bien en vie et je continue de faire ce que j’ai à faire. Je ne sais pas pour combien de temps encore mais pour l’instant, c’est comme ça !

Vous êtes née en Belgique d’une mère anglaise et d’un père égyptien. De quel pays vous sentez-vous citoyenne ?
Ça dépend de l’endroit où je me trouve. Je suis différente selon si je suis en Europe ou en Egypte. Depuis trois ans, mes références sont probablement anglo-égyptiennes. Beaucoup de gens qui m’entourent, dans mon groupe notamment, sont anglo-arabes. J’ai grandi dans les deux univers, en plus des films indiens de Bollywood que j’aimais regarder. Ma musique est issue de ce mélange des cultures.

Vous est-il arrivé de vous sentir déracinée ?
C’était le cas quand j’étais plus jeune. Mais aujourd’hui, je suis entourée par des gens dans le même cas que moi. Notre groupe est comme une famille : nous parlons indifféremment anglais et arabe, nous avons les mêmes opinions sur la religion et les problèmes sociaux.

Pourquoi avez-vous choisi de reprendre des compositions des frères Rahbani qui furent parmi les premiers à imaginer une fusion Orient-Occident ?
Ça a été la première fusion vraiment prolifique et harmonieuse. Je les ai souvent écoutés durant mon adolescence, c’est une forme d’hommage.

Vous reprenez aussi Fairouz. Que représente-t-elle ?
Elle symbolise une époque, un dévouement au Liban, elle est une sorte d’héroïne. Mais plus que tout, elle a une voix angélique. Bien sûr, j’aime aussi Oum Kalthoum, pour d’autres raisons. Ce sont deux artistes très différentes. La plupart des gens font référence à Oum Kalthoum, parce qu’elle représente une génération. Je veux montrer qu’une autre génération existe, avec un autre style musical. C’est un univers complexe, impossible à représenter sur un seul album. J’ai fait ce que je pouvais et Oum Kalthoum appartient à un univers plus difficile à interpréter.

Refusez-vous toujours de chanter Oum Kalthoum ?
Je l’ai fait quelques fois et je crois que je n’étais pas très bonne, peut-être parce qu’elle avait une voix très masculine.

Le festival Arabesques lui rend hommage. Allez-vous chanter un de ses morceaux ?
Malheureusement, mon directeur musical sera absent ce soir-là et nous devons répéter avec un nouveau pianiste. Ça ne nous laissera pas assez de temps pour travailler un morceau d’Oum Kalthoum.

Recueilli par Eric DELHAYE

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