Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Nous invitons tous les Libanais à participer au gouvernement

Posted by dodzi sur mai 17, 2009

Tayyar.org

Aoun interview NTVPour nous, l’échec ne sera pas la fin du monde et la réussite ne nous enivrera pas. Le général Aoun : La politique de Hariri nous a hérité 50 milliards dollars, pourquoi voterions-nous pour lui de nouveaux ?

Au cours d’une entrevue télévisée sur la chaine « NTV », le général Michel Aoun a déclaré que l’accord de Doha était un compromis au cours duquel l’opposition a insisté sur deux conditions: le non-retour à la loi de 2000 et la formation d’un gouvernement d’union nationale avec un tiers participant ; en dépit duquel plusieurs grandes décisions avaient été admises.

« Ils accusent l’Opposition d’avoir entravé la vie politique, or aucun gouvernement au monde n’a été aussi hors contrôle que le cabinet du premier ministre Siniora. Ce dernier a gouverné de 2006 à 2008 sans respecter aucune limite constitutionnelle, sachant en plus qu’il n’y avait pas de tiers participant », a-t-il dit.

Quant aux élections de Jezzine, le général Aoun a insisté sur l’importance du mode de solution qui est beaucoup plus important et significatif que le problème posé.

« La divergence des points de vue sera résolue en ayant recours aux citoyens libanais qui s’exprimeront aux élections. Les citoyens à Jezzine savourent et acceptent la perte. C’est pourquoi, quelque soit le résultat des élections, Jezzine sera gagnante puisqu’elle aura choisi librement ses députés alors que notre accord aurait imposé les députés. Par cette décision, les candidats de la troisième liste auront la chance de gagner. Les vrais raisons de la divergence ne seront pas révélées. Le sain et l’honorable dénouement de ce problème est le plus important. Nous remercions le peuple qui nous a accordé sa confiance. Que ce soit en cas de réussite ou d’échec. Nous souhaitons qu’une bonne atmosphère règne partout au Liban loin des offensives mutuelles. La divergence avec le président Berri n’est pas profonde, sinon nous n’aurions pas incité nos partisans à voter pour les listes de l’Opposition. Nous sommes fiers de notre conduite, car en cas d’accord ou de désaccord, cette conduite est idéale et elle est capable de régler toutes les conséquences», a-t-il affirmé.

A propos des rumeurs propagées concernant certains membres de la liste de la Réforme et du Changement à Jezzine, Aoun a répondu que ceux qui diffusent de telles rumeurs sont ceux qui camouflent le dossier de la banque al Madina.

Le général a expliqué que le problème de Jezzine avec le président Berri n’est pas lié aux nominations juridiques.

« En fait, les nominations juridiques ne relèvent pas du président Berri seul, et il n’est pas censé me consulter à ce propos. Je suis président du bloc du Changement et de la Réforme. Nous sommes 2 personnalités différentes, et deux entités différentes puisque notre bloc ne relève pas du 8 mars ; même si les autres insistent à nous réduire sous une seule rubrique », a-t-il souligné.

Concernant les séances de dialogue qui ont lieu à Baabda, Aoun a expliqué qu’il n’y a pas de bonne volonté pour trouver des solutions, puisqu’un groupe insiste à maintenir la résistance alors que l’autre souhaite l’éliminer.

« Le cas échéant, quelles sont les garanties présentes pour sauvegarder le Liban et le protéger contre d’éventuelles offensives israéliennes ? Le potentiel et la tactique de la Résistance est beaucoup plus efficace que l’armée régulière, surtout sur un terrain occupé », a-t-il estimé.

Interrogé sur l’élection du président de la Chambre, le général Aoun a signalé que ce sujet sera abordé le 7 juin.

« Les trois principes que nous adoptons et que nous enseignons à nos partisans au sein du CPL sont la dissimulation des points faibles, points forts et intentions. Nous ne voyons pas de rival au président Berri. Nous règlerons cette affaire après les élections », a-t-il réitéré.

Répondant aux critiques adressées aux députés du bloc du Changement et de la Réforme, le général Aoun a expliqué que les poussins et les oisillons deviennent des coqs et des aigles et cette qualification a un aspect très affectif.

« De toute façon, l’expérience de nos députés au sein de notre bloc est unique car ils participent, échangent leurs avis, discutent tous les articles avant que nous les approuvons. Les députés au sein d’autre blocs ne font que lire les déclarations sans consulter leurs contenu à l’avance, ni ne participent à leur élaboration. Nous tenons à un engagement ferme envers les décisions prises par notre bloc, même si quelqu’un n’y adhère pas tout à fait. Notre véritable engagement l’est envers nos partisans auxquels nous avons fait des promesses. Nous nous engageons par rapport à notre société, nos coutumes, notre culture, nos lois, nos principes nationaux, nos chartes et notre plateforme électorale », a-t-il évoqué.

A propos du candidat Fares Boeuiz, qui n’a pas été nommé sur la liste du Changement et de la Réforme au Kesrouan, le général Aoun a expliqué : « Nous avons été clairs et précis avec tous les candidats. Ni le refus, ni l’acceptation était décidé. Nous avons pris le temps nécessaire pour former nos listes et M. Boueiz n’a pas eu la chance d’être avec nous pour des raisons que nous gardons. En fait, nous avons le droit de choisir et nous avons pris le temps nécessaire pour finaliser notre choix au Kesrouan », a-t-il réaffirmé.

Quant aux accusations adressées dans le quotidien Al-Diyyar concernant les sources de financement de la liste au Kesrouan, le général Aoun s’est montré ironique refusant de répondre à ce quotidien jugé minime et insignifiant.

Questionné sur l’aspiration de l’opinion publique chrétienne, le général Aoun a affirmé que la réponse certaine apparaîtra le 7 juin. « Nous sommes tranquilles vis-à-vis de l’exactitude et de la ténacité de tous nos choix politiques. Sur le plan intérieur, les citoyens qui nous ont fait confiance jouissent d’une tranquillité à la suite du document d’entente. De même les Libanais, surtout les chrétiens, se sentent plus ouverts vis-à-vis de leur entourage », a-t-il noté.

Suite à l’appel prononcé par Samir Geagea à tous les partisans du CPL pour relire le programme électoral présenté en 2005 par le CPL, et le critiquer sur le fait qu’aucun de ses articles n’ait été réalisé, le général Aoun a répondu :
« Notre programme n’a pas été réalisé à cause de la majorité gouvernementale dont il fait partie. Ils refusent de voter les projets de lois réformateurs que nous présentons. C’est pourquoi nous cherchons à obtenir la majorité parlementaire, afin de pouvoir mettre en place les réformes envisagées », a-t-il estimé.

Le général Aoun a de même qualifié les accusations qui parlent de son engagement vis-à-vis d’intérêts étrangers d’accusations naïves.

Il a attesté que les élections partielles au Metn ressembleront aux autres et a douté que le député Michel Murr ait vraiment soutenu le député Camille Khoury lors de la partielle de 2007.

« A Beyrouth, nous ne visons pas les autres mais nous annonçons la vérité quand nous sommes visés. L’histoire juge les morts et non pas les vivants. Nous prions pour les martyrs mais nous n’en abusons pas. Depuis 4 ans, nous vivons avec le martyr, le président Hariri. Tous les autres intérêts nationaux sont négligés; l’économie, l’agriculture, les dettes et l’émigration. Nous sommes accusés d’entraver le travail du gouvernement. Tous les méfaits sur le plan national depuis 1992 sont mis de côté. Nous prévoyons de gagner 30 à 35 sièges parlementaires. Toutes les rumeurs concernant les projets de l’Opposition au cas où elle remporte la majorité sont de purs mensonges. Ils nous accusent de vouloir réduire le mandat du président Sleiman, de modifier l’accord de Taëf et autres. Ce sont des mensonges qui doivent être condamnés. Notre projet pour la troisième République est clair. Il est basé sur l’affrontement de la corruption. L’audit (enquête économique) n’exclura aucune partie politique. Nous espérons que le président Sleiman puisse annoncer clairement sa position car des rumeurs affirment que ses partisans entament des contacts acharnés avec les électeurs. Il en a le droit et nous respectons tous les moyens légitimes sans abuser des pouvoirs et des services sécuritaires. Nous ne craignons pas les batailles électorales ni au Chouf, ni au Metn, ni ailleurs. Nous incitons les Libanais à voter et nous admettons aussi bien la réussite que l’échec.

Nous sommes pour l’entente au Liban, la démocratie est relative et subjective partout dans le monde.

Nous opterons après le 7 juin pour quelqu’un de spécialisé en finances et en économie pour présider le cabinet. La politique haririenne a causé une dette de 50 milliards de dollars. Cette politique n’a pas de stratégie pour améliorer ou changer ou réformer la situation.

Ce cabinet gouverne le Liban comme s’il présidait une société privée et non un Etat », a assumé le général.

Concernant les bons signes émis par Walid Joumblatt envers lui, Aoun s’est montré prudent car d’après lui, les positions de Joumblatt sont très changeantes. « Mieux vaut attendre le résultat des élections pour savoir où ils en seront », a-t-il déclaré.

Enfin, le général Aoun a estimé que le brave commandant sait faire la guerre et sait finaliser ses conséquences. « Il y a un temps pour combattre et un autre pour la paix et l’entente », a-t-il conclu.

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Une Réponse to “Nous invitons tous les Libanais à participer au gouvernement”

  1. Samy said

    wlekkk aahhh ya Général khaze2on kellon wallahhh! badna nerba7 w ra7 nerba7 nchallahhhh!

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