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Meurtre d’Hariri : sur la piste des exécutants islamistes

Posted by jeunempl sur mai 11, 2009

Le Figaro

Rafik HaririL’enquête internationale a progressé sur l’origine géographique du kamikaze qui tua l’ancien premier ministre libanais, mais les commanditaires du crime, eux, restent introuvables.

Le tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé le 1er mars par l’ONU, doit annoncer mercredi sa décision concernant les quatre généraux emprisonnés à Beyrouth dans le cadre de l’enquête sur l’attentat à la voiture piégée, qui coûta la vie à Rafic Hariri, le 14 février 2005. Plus de quatre ans après, la lumière reste à faire sur cet assassinat qui tua vingt-deux autres personnes. Car si l’enquête a progressé sur certains points, des zones d’ombre demeurent.

Grâce à des études moléculaires poussées, les enquêteurs ont réussi à déterminer le profil ADN de l’auteur de l’attentat, mais pas encore son identité. En revanche, leurs recherches ont progressé sur l’origine géographique du kamikaze. «Nos soupçons se portent sur l’Arabie saoudite et l’Irak», affirme un proche de l’investigation. Il s’agirait d’un djihadiste envoyé à Beyrouth. Pour masquer le crime, ses commanditaires l’auraient convaincu qu’il allait éliminer Iyad Allaoui, le premier ministre irakien de l’époque, allié des Américains, qui vient régulièrement au Liban, d’où est originaire son épouse.

Dès les premiers mois de l’enquête, les policiers avaient acquis la certitude qu’Abou Adass, ce réfugié palestinien du Liban ayant revendiqué l’attentat dans une cassette vidéo, n’était qu’un leurre, fabriqué par les commanditaires de l’assassinat. Ceux-ci ont cherché à travers Abou Adass et son groupe, jusque-là inconnu, à accréditer la thèse d’une implication de réseaux djihadistes. Le principal d’entre eux est composé de treize individus, emprisonnés au Liban, qui ont reconnu avoir perpétré le crime, avant de se rétracter. Le Libanais Hassan Nab’a, déjà impliqué dans une révolte islamiste qui secoua le Liban-Nord en 2000, est leur chef. Parmi ses complices, Khaled Taha, un réfugié palestinien qui recruta Abou Addas et mit en scène la vidéo de revendication de l’attentat. Mais Taha a pris la fuite. Les enquêteurs devraient demander son transfert au TSL à La Haye.

Une organisation très cloisonnée

Autre certitude, l’explosif qui a servi à l’attentat : une tonne et six cents kilos environ d’équivalent TNT, dans laquelle a été incorporé du RDX, un puissant explosif militaire. Contrairement aux affirmations d’un premier témoin, le 4 × 4 qui explosa au passage du convoi de Hariri n’est pas passé par la Syrie pour entrer au Liban. Damas nie toute responsabilité dans l’attentat. Cette information sur le parcours du 4 × 4 est l’une des conclusions tirées par les enquêteurs, après qu’ils eurent reconstitué son itinéraire. Acquis en contrebande au Japon, le véhicule été acheminé par bateau à Chardja, près de Dubaï, puis embarqué pour le port de Tripoli, au nord du Liban. Mais les deux individus qui l’ont achetée, en dernier ressort, ont utilisé de fausses identités.

Quant au mobile du crime, la commission le relie au rôle joué par Hariri – devenu très critique envers la Syrie – en faveur d’une résolution de l’ONU exigeant le retrait des troupes syriennes du Liban, à partir de l’automne 2004.

Les zones d’ombre concernent d’abord le lieu où a été piégé le 4 × 4. L’hypothèse le plus souvent avancée cible le camp de réfugiés palestiniens d’Aïn Héloué, près de Saïda, au Liban-Sud, zone de non-droit, infiltré par les groupes djihadistes. Tout au long de leurs investigations, les limiers de l’ONU ont été confrontés également au manque d’enregistrements d’appels téléphoniques, indispensables pour confondre des suspects. Les enquêteurs se sont beaucoup intéressés à un groupe de six personnes qui ont utilisé entre elles les mêmes portables pour surveiller Hariri, depuis le 4 janvier 2005 jusqu’à l’attentat. Mais à qui obéissaient ces mouchards ? «Je n’ai pas de dossier à charge», confiait à un ministre libanais le juge Serge Brammertz, avant de quitter la direction de la commission d’enquête, fin 2007. Pas sûr que Daniel Bellemare, le procureur du TSL, ait davantage avancé. Quels peuvent être les commanditaires du crime ? La Syrie ? L’Iran ? Les deux, aidés par le Hezbollah ? Voire même «une piste criminelle» liée aux activités financières du milliardaire Hariri ? De nombreuses hypothèses ont été avancées. Mais les preuves et les suspects identifiés manquent. L’attentat a été si bien compartimenté qu’il sera très difficile de remonter jusqu’aux donneurs d’ordres.

Une Réponse vers “Meurtre d’Hariri : sur la piste des exécutants islamistes”

  1. dodzi said

    Plus l’enquête avance, plus elle démontre que Mehlis manquait de sérieux, que ce soit par son incompétence ou alors de manière délibérée!

    Avec Brammertz et Bellemare, les révélations ont servi non à inculpé la Syrie, mais à placer plus de doute sur sa responsabilité dans le crime. L’enquête a également « avancé » en détruisant totalement tout ce qui a été construit avant Brammertz!

    J’applaudis le TSL pour son objectivité et pour avoir suivi les règles et les procédures de manière correcte. Reste à voir si les millions investis par les contribuables libanais et les pays généreux serviront à quelque chose, ou alors si ceux-ci s’ajouteront aux dizaines de milliards gaspillés par l’Etat Hariri!

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