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Catastrophes naturelles – Une évaluation de la capacité des constructions libanaises à résister aux séismes plus que jamais nécessaire

Posted by jeunempl sur mars 5, 2009

(L’Orient le Jour)

Tremblement de terreL’ordre des ingénieurs de Beyrouth et l’Institut de recherche industrielle (IRI) ont organisé, en collaboration avec les ministères de l’Industrie et des Travaux publics, un séminaire sur la construction parasismique au Liban et l’adaptation des normes internationales au contexte libanais.

Un séminaire sur la construction parasismique au Liban et sur l’adaptation des normes internationales au contexte libanais s’est tenu à l’initiative de l’Institut de recherche industrielle (IRI) et de l’ordre des ingénieurs et architectes de Beyrouth. Le séminaire était parrainé par les ministères de l’Industrie et des Travaux publics. Plusieurs intervenants ont participé aux débats, dont notamment le directeur de l’Institut de recherche industrielle, Bassam Frenn, représentant le ministre de l’Industrie Ghazi Zeaïter, le directeur général des Routes et des Bâtiments au ministère des Travaux publics, Fady Nammar, représentant le ministre des Travaux publics Ghazi Aridi, et le président de l’ordre des ingénieurs, Bilal Alayli.

Dans son intervention, Bassam Frenn a notamment souligné que « le Liban se trouve, au dire des spécialistes, dans une zone très active, et nous enregistrons au Liban une multitude de tremblements de terre plus ou moins puissants, le plus grave s’étant produit il y a exactement 53 ans, le 16 mars 1956, dont l’épicentre était à Chehim, dans le Chouf ». « Par voie de conséquence, a souligné M. Frenn, les constructions au Liban nécessitent une évaluation de leurs capacités à résister. Les dégâts causés par les tremblements de terre de l’an dernier, qui étaient relativement de faible intensité, le montrent bien. »

M. Frenn a indiqué dans ce cadre que l’IRI s’efforce de répondre à toute demande dans ce domaine. « Nos ingénieurs, a-t-il déclaré à ce sujet, effectuent des validations de la conception des nouvelles constructions et peuvent aussi effectuer des évaluations des bâtiments touchés par un séisme ou même par des actes de guerre, comme le prouve notre expertise sollicitée après la guerre de 2006 ».

Après avoir rappelé les efforts déployés afin de mettre en place au Liban un « système de normalisation de haut niveau », M. Frenn a fait état de diverses réalisations planifiées il y a plusieurs années sur ce plan. « Malheureusement, a-t-il souligné, ce plan d’action avait pris en compte plus de 20 ans de retard à cause de la guerre du Liban. Aujourd’hui, la stabilité politico-économique n’est pas idéale, mais les problèmes que nous traitons ne peuvent attendre ni stabilité politique ni paradis économique puisqu’il s’agit avant tout de la sécurité des personnes, sujet auquel tout responsable devrait accorder la priorité. »

M. Frenn a ajouté qu’en 1993, il avait initié au sein du CDR « la réglementation de la construction, y compris la construction parasismique ». En 1998, un séminaire sur la normalisation, la certification et l’accréditation avait été organisé en présence du secrétaire général du groupe AFNOR, en collaboration avec le ministère de l’Industrie et l’Unesco. « Parler de ces sujets à l’époque, c’était déjà une avancée par rapport à beaucoup de pays de la région et même quelques pays développés », a-t-il souligné. « Les recommandations de ce séminaire ont constitué par la suite le plan d’action sur lequel nous nous sommes basés pour bâtir notre infrastructure de qualité et de normalisation », a ajouté M. Frenn qui a précisé que les recommandations étaient orientées sur trois axes : la normalisation, l’accréditation et le rôle de l’Institut de recherche industrielle.

Prenant à son tour la parole, M. Fady Nammar a prononcé une allocution au nom du ministre Ghazi Aridi, soulignant notamment que « l’édification de l’État et le développement de ses capacités économiques, sociales et de construction nécessitent en toute priorité d’adopter des critères techniques qui prennent en considération l’ensemble des conditions requises pour assurer la sécurité des bâtiments et des édifices de manière à les préserver des dangers naturels et des secousses sismiques ».

De son côté, le président de l’ordre des ingénieurs, Bilal Alayli, a souligné que « l’un des principaux aspects de l’éthique du métier d’ingénieur civil est de protéger la vie humaine ». « La conception et l’édification de bâtiments imposants constituent constamment un défi qui devient plus important lorsque ces édifices sont situés dans des secteurs susceptibles d’être le théâtre de séismes », a souligné M. Alayli.

Quant au représentant de l’Unesco, M. Badaoui Rehbane, il a notamment souligné que le danger des catastrophes naturelles continue de planer sur l’humanité en raison du changement climatique et du développement des grandes villes. « Nous sommes plus que jamais menacés par les séismes, et le Liban n’est nullement à l’abri d’un tel danger », a-t-il affirmé.

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