Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

La majorité fête le commencement du Tribunal International alors que l’opposition lance ses machines électorales et s’apprête à « anéantir les exploiteurs »!

Posted by jeunempl sur mars 2, 2009

El Nashra

aoun-electionLe 1er mars est arrivé, consacrant les divisions entre les Libanais: la majorité fête le début des activités du Tribunal International qu’elle qualifie d’accomplissement tandis que la majorité lance ses machines électorales!
Donc le Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) est devenu une réalité. Une expression que tous les pôles de la majorité ont longuement répétée… Une expression qu’a accompagnée une série de promesses envers tous ceux qui ont décédé sur la « voie de la Révolution des Cèdres »… D’ailleurs ce Tribunal ne vise pas uniquement à sanctionner les criminels, mais également à assurer la protection de tous les systèmes démocratiques de la région, selon certains, alors que d’autres affirment qu’il mettra un terme à la série des crimes et des assassinats politiques qui ont secoué le Liban depuis 25 ans et jusqu’à nos jours.

Par conséquent, la majorité jubilait parce qu’elle fait confiance, d’avance, à ces verdicts et annonce qu’elle s’y résignera, quels que soient ces jugements.
« L’heure de la vérité a sonné et la justice se prononcera bientôt »: ainsi se traduit ce moment historique dans la vie politique libanaise et internationale… Ce moment qui s’est transformé en réalité malgré toutes les « tentatives d’entrave »… Devançant de nouvelles expériences de ce genre, les pôles de la majorité ont rassuré le peuple que « toute nouvelle opération terroriste au Liban n’affectera pas le cours de la justice et du Tribunal »…

Le Tribunal a donc inauguré officiellement ses activités à La Haye, à l’ombre de mesures sécuritaires ordinaires. La cérémonie, suivie d’une conférence de presse, a regroupé un parterre de journalistes internationaux. Diverses allocutions ont été lancées pour confirmer l’impartialité du Tribunal et son immunité contre les pressions et les considérations politiques. En effet, c’est ce qu’a déclaré le juge canadien Daniel Bellemare, Procureur général du TSL, qui a dirigé la commission international d’enquête. Il a alors affirmé que ce Tribunal n’a pas pour objectif de « venger » l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, mais d’instaurer la justice humaine et la transparence, tout en soulignant que c’est le premier tribunal chargé de juger un assassinat politique. Le magistrat a par ailleurs annoncé qu’il ne présentera aucune accusation sans qu’il en soit totalement convaincu. Il a, en outre, ajouté que les quatre officiers seront convoqués à La Haye, dans quelques semaines, pour y être interrogés.

Interrogé sur des possibles ingérences dans son travail, le juge a assuré n’avoir souffert d’aucune pression politique jusqu’à l’heure, ajoutant que si un tel cas se présentait, il saurait gérer une telle situation.

Bellemare a confirmé, en outre, n’être en mesure de prononcer une quelconque inculpation malgré quatre ans d’enquête. De plus, il a souligné, en réponse à une question d’un journaliste, que le règlement interne du TSL ne considère aucune immunité (parlementaire ou autre) comme telle, indiquant que le Tribunal n’octroie l’immunité à personne, et notamment aux chefs d’Etats.

Quant au greffier du TSL Robert Vincent, il a rappelé que l’une des principales causes de l’instauration de ce Tribunal est la souffrance des victimes et de leurs familles, avant de rappeler que: « Nous ne sommes pas ici pour les Nations unies ni pour la communauté internationale, mais pour le Liban », a-t-il déclaré. Et d’ajouter: « Nous ne sommes pas ici pour les tueurs, mais pour les victimes ».

Pour sa part, Patricia O’Brien, secrétaire générale adjointe aux Affaires Juridiques aux Nations Unies, a déclaré que le but principal du TSL est de condamner les responsables des assassinats, « parce que la communauté internationale veut assurer le respect de la justice ». Elle a insisté sur l’indépendance du tribunal qui, a-t-elle dit, est « une institution impartiale » dont le statut assure « une transparence totale », notamment dans la méthode suivie pour la nomination des magistrats libanais et étrangers et des procureurs et aussi en matière de droits des accusés. Parmi les autres caractéristiques et spécificités du TSL, O’Brien a indiqué la provenance des fonds requis pour son fonctionnement, fonds assurés, comme on le sait par le Liban dans une proportion de 49%, le reste étant assuré par des pays amis donateurs volontaires membres de l’ONU.

Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur du Liban aux Pays-Bas Zeidan El-Saghir a estimé qu’en créant ce Tribunal, les Nations Unies et la communauté internationale répondent à l’appel du Liban qui réclame que « justice soit faite pour un crime qui a secoué le pays ». « Seule une telle instance internationale rétablira la confiance dans les cœurs et les esprits des Libanais », a ajouté l’ambassadeur qui a estimé que grâce au TSL, les Libanais se sentiront à nouveau en sécurité et les criminels sauront qu’ils ne pourront plus échapper au châtiment qu’ils méritent.

Dans le même ordre, et comme prévu, l’affaire des quatre officiers a été évoquée lors de la conférence de presse. D’ailleurs, le juge canadien Daniel Bellemare a affirmé que « les quatre généraux seront transférés à La Haye, en leur qualité de personnes arrêtées, dans le cadre de l’enquête », ajoutant qu’il « n’a pas de préjugés » que « nous irons là où nous mènera l’enquête ».

En marge de ces évènements, des partisans du courant du Futur se sont rassemblés dans les rues de Beyrouth, pour « célébrer » le commencement du TSL. Quant au député Saad Hariri, chef du bloc du Futur, il a qualifié le 1er mars « d’exceptionnel ». Il a indiqué que ce Tribunal est le fruit de la volonté du peuple libanais qui a abouti au retrait syrien et à la libération du territoire libanais occupé par les Israéliens. Dans un communiqué, Hariri a insisté que le Tribunal « n’est pas un moyen de vengeance », et « ne sera pas victime d’abus politiques au dépend de la dignité, de la liberté et de la souveraineté du Liban ». Suite au communiqué, Hariri a assuré, dans une entrevue télévisée, que « le TSL ne se limitera pas au cas des quatre officiers, mais atteindra également Damas », selon ses propos.

Du côté opposant, le député Ghassan Moukheyber, membre du bloc du changement et de la réforme, a publié un communiqué dans lequel il estime que ce Tribunal constitue une première étape essentielle pour que le Liban s’affranchisse des crimes impunis. De plus, le député Ibrahim Kanaan, membre du même bloc, il espère, dans un entretien télévisé, que le Tribunal marquera la fin d’un épisode tragique de l’histoire du Liban, et que « le martyre restitue ses synonymes symboliques, loin de tous les abus politiques ».

D’autre part, le Hezbollah a nié, dans un communiqué, ce qu’a rapporté le quotidien français Le Monde. Ce dernier avait noté que le parti en question s’était opposé à une revendication de la commission internationale d’enquête qui voulait interroger huit de ses membres. Qualifiant ces propos de futiles, le Hezbollah s’est également demandé: « La politisation du Tribunal a-t-elle débuté dès le premier jour officiel de son lancement? »
En parallèle, au niveau local, le palais présidentiel de Baabda accueille une nouvelle session du dialogue national. Aucune « surprise » n’est attendue. Son ordre du jour comprend la discussion de la stratégie défensive, le Tribunal International, le budget, l’affaire des caisses ainsi que les élections législatives, a rapporté le quotidien Al-Akhbar.

D’ailleurs, le dossier électoral a dominé cette fin de semaine, où l’opposition lançait ses machines électorales et confirmait sa « ferme alliance ».
D’abord, le général Michel Aoun, chef du bloc du changement et de la réforme, a annoncé le lancement de la machine électorale du courant patriotique libre. A la cérémonie organisée à l’hôtel « Le Royal » à Dbayeh, ont assisté le vice premier ministre Issam Abou Jamra ainsi que 54 candidats.

Dans l’allocution qu’il a lancée, le général Aoun a annoncé: « Nous avons la chance de pouvoir accéder à un monde moderne où nous instaurerons un Etat, ou bien nous demeurerons dans les vestiges du passé où séjournent les crimes, les assassinats, la corruption, la collaboration ainsi que la privation sociale ». Il a alors noté que le centrisme implique le maintien de cette situation, « parce qu’il permet de protéger le menteur et le voleur ». « La corruption qui mine la structure de l’État, ainsi que les abus de pouvoir et les décisions arbitraires qui n’obéissent à aucun critère moral et légal empêchent toute amélioration de la gestion gouvernementale, a déclaré le chef du CPL. Le centrisme signifie le maintien de ces lacunes », a-t-il déclaré. Aoun a précisé qu’il a encouragé ceux qui désirent représenter le peuple à s’activer d’abord dans leurs régions, afin qu’ils puissent détecter leur compétence et leur capacité d’interférer avec le peuple. Il souligne que « la liberté d’expression ne va pas de pair avec la peur ».

De son côté, Cheikh Naïm Kassem, vice secrétaire général du Hezbollah et coordinateur général des législatives au sein du même parti, a annoncé, lors du lancement de la machine électorale dans la Békaa, que son slogan électoral politique sera « la résistance et le développement ». Il a affirmé également que « la Résistance n’effraie personne, sauf Israël et les lâches, preuve en est notre alliance avec le général Michel Aoun ». Cheikh Kassem a poursuivi en déclarant à l’adresse de l’électorat de la Békaa que « certains essaient de terroriser les gens, vainement, car ceux-ci aiment la résistance et aspirent à la victoire de l’opposition aux législatives ».

En même temps, lors de l’homélie de la messe du dimanche à Bkerké, le patriarche maronite Nasrallah Sfeir, rappelle aux croyants qu’ils sont en période de jeûne, de prière et de réflexion. Il les a alors exhorté à l’abstinence des paroles grossières et blessantes. Il a également appelé les croyants à assumer leurs responsabilités avec amour envers les plus démunis.
En même temps, le « puits » s’enfonçait davantage pour accentuer la divergence des points de vue entre les hommes de religion et les politiciens. A ce niveau, l’évêque Bechara Rahi a menacé d’excommunier ceux qui portent atteinte contre le patriarche maronite.
Pour sa part, son Eminence, Monseigneur Georges Khodr, métropolite de l’Archevêché orthodoxe du Mont Liban, a affirmé que l’excommunication existe dans l’Eglise orthodoxe, et que tout au long de son histoire, l’Eglise n’en a émis que deux. La première avant la révolution bolchevique en Russie et elle avait frappée l’écrivain Léon Tolstoï pour ses idées qui s’opposent à la doctrine du christianisme, et déstabilisent la foi des jeunes générations. Quant à la seconde, elle s’est produite à la fin du XIXe siècle, et le Patriarche Ignace IV Hazim, archevêque de Tripoli et Koura à l’époque, l’avait adressait à une personnalité éminente de Tripoli qui s’était mariée avec une proche parente illégalement et contrairement aux enseignements de l’Église orthodoxe.

Lors d’un entretien accordé au quotidien koweïtien Al-Anbaa, Monseigneur Khodr a souligné que l’excommunication ne s’applique que dans des cas extrêmes liés à l’Eglise dans son aspect purement théologique et religieux, et dans des situations sociales liées à la corruption morale. Il a insisté sur le fait qu’il est impossible que l’Eglise orthodoxe frappe d’excommunication l’un de ses fils pour ses positions politiques quelles que soient les raisons et les circonstances.

Dans ce contexte, Monseigneur Khodr a assuré que l’Eglise orthodoxe ne s’ingère pas dans les affaires politiques et les affaires relatives à la liberté d’opinion sur la scène politique, régionale ou internationale, à la seule condition qu’elle ne porte pas atteinte à l’église et à ses principes théologiques.
Finalement, il a rappelé que la mission de l’Eglise consiste à réaliser le salut des âmes seulement.

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