Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Sleiman et Kahwaji défendent l’armée et Arslan ne mendie pas de siège parlementaire… Quant à Sfeir, il met en garde contre la victoire de l’opposition!

Posted by jeunempl sur février 7, 2009

El Nashra

Général Jean KahwajiL’entrevue télévisée du député Walid Joumblatt, chef de la « Rencontre démocratique »… « émet des échos » !

Joumblatt avait confirmé son appui à l’apaisement sans toutefois s’empêcher de lancer des accusations dans toutes les directions, notamment contre l’institution militaire et son commandant, le général Jean Kahwaji.
Cependant, quelques heures après ses propos, de nombreuses répliques lui ont été adressées !

D’abord, l’actuel commandant en chef de l’armée a organisé une cérémonie à l’honneur de son prédécesseur, le président de la République, élu à l’unanimité. Cette cérémonie consistait en une réplique indirecte à Joumblatt et qui porte, selon des sources militaires bien informées, des significations très importantes au niveau de l’allégeance de l’institution militaire à l’État et non aux chefs des confessions.
Le point commun des discours des deux généraux, de Baabda et de Yarzeh, était la réplique indirecte aux propos du député Joumblatt.
Kahwaji a assuré que « la loyauté des officiers et des soldats s’exprime uniquement envers l’armée et la patrie ». Il a noté n’avoir pas accédé au commandement de l’armée pour en modifier les principes. Au contraire, il tend à améliorer les mécanismes de travail et à renforcer les capacités de l’armée. Il espère que les aides militaires seront à la hauteur des compétences et des sacrifices des militaires. Kahwaji a par ailleurs assuré que l’armée défendra le Liban contre toute agression israélienne et contre le terrorisme.

Quant au président Sleiman, il a défini les trois périls essentiels qui menacent le Liban. Le premier péril est « la menace israélienne ». Israël s’acharne à détruire la formule libanaise en contraste avec sa formule et rejette toutes les initiatives de paix et refuse de restituer les droits à leurs titulaires, comme le droit au retour des palestiniens et la constitution d’un état libre et indépendant. Le deuxième péril qui guette le Liban est « la sédition et le démantèlement de l’unité nationale qui forme la base de notre résistance contre Israël ». Alors que le « terrorisme combattu avec grand courage par l’armée libanaise » forme le troisième danger qui menace le Liban. Sleiman a insisté sur l’unité de l’armée et considère que « les officiers et les militaires de l’armée libanaise portent allégeance et vouent fidélité à l’institution militaire et la patrie et non aux personnes et leaders politiques ». Le président libanais a réaffirmé qu’il accorde « une confiance absolue au commandement actuel de l’armée » comme il a certifié que « Le Liban a toujours accepté l’aide militaire, mais sans se soumettre à aucune condition politique ». Sleiman a souligné que « l’idéologie commune à l’armée syrienne et l’armée libanaise est la lutte contre l’ennemi israélien, c’est pourquoi la relation de coordination doit se poursuivre pour le bien et la sécurité des deux pays, mais sans ingérence au niveau interne de l’un ou l’autre des pays ». Puis il a exhorté l’armée et les forces de sécurité à « prouver leur crédibilité lors des élections législatives prochaines en évitant de faire de la politique tout en assurant la sécurité aux citoyens ». Pour terminer, le président de la République a rappelé que « l’entente entre l’armée et la résistance est une expérience valable et pourrait former la base de la stratégie de défense », alors que la table du dialogue pourrait former un exemple du comité de la suppression du confessionnalisme politique tel qu’il est stipulé par la Constitution.
Toutefois, les répliques adressées au député Joumblatt ne se sont pas limitées à l’institution militaire. En effet, Talal Arslan, ministre de la Jeunesse et des Sports, « récemment réconcilié avec Joumblatt », a décelé dans les propos de ce dernier quelques allusions. Il a alors tenu une conférence de presse où il a qualifié les propos de Joumblatt se rapportant aux élections de « préoccupants » et « d’injurieux ». Aux insinuations de ce dernier, « prétendant qu’Arslan lui avait quémandé un siège parlementaire à Aley », le chez du parti démocratique libanais assure que ces propos sont complètement erronés et s’opposent aux règles de la politesse qui gère leur relation. A ce niveau, il note que l’opposition ne fera aucun échange des sièges ni à Baabda, ni à Aley, ni ailleurs; avant d’ajouter qu’il a déjà informé Joumblatt que l’opposition traversera « unie » la bataille électorale dans la circonscription d’Aley. Face aux « accusations » lancées par le chef du parti socialiste progressiste contre l’institution militaire, il déclare que l’armée ne doit pas être impliquée dans les différends politiques internes, tout en exprimant « sa confiance en son commandant en chef ».

Au niveau électoral, les « tensions » s’accentuent davantage. Toutefois, était « remarquable » l’intervention directe du patriarche maronite Nasrallah Sfeir dans cette affaire, mettant en garde contre les « erreurs historiques » qu’engendreraient l’avènement au pouvoir de la coalition du « 8 mars ». Défendant le « centrisme », il a souligné, dans un entretien journalistique, l’importance que le président de la République puisse compter sur un bloc parlementaire. Sfeir a par ailleurs considéré que certains aspirants au pouvoir souhaitent évincer le président dans le but de prendre sa place. Interrogé s’il fait allusion au général Michel Aoun, il a répondu: « Je ne vise personne ».

Dans le même ordre, Amine Gemayel, président du parti « Kataëb », lors de ses entretiens avec des responsables italiens à Rome, « a réclamé à la communauté internationale, qui soutient les élections, d’accorder son attention aux défauts qui pourraient troubler cet évènement ». Il a également noté que « cette opération démocratique ne peut se dérouler normalement » tant que « certains groupes libanais gouvernent de vastes zones sécuritaires et possèdent des armes illégales ».

A Beyrouth, le député Antoine Zahra, membre du bloc des Forces Libanaises, considère que la perte de la coalition du « 14 mars » rendra le pays vingt ans en arrière, dans le processus de la reconstruction des institutions étatiques. Zahra s’est basé sur les sondages pour assurer que les Forces Libanaises n’obtiendront pas moins de 25% des voix des électeurs chrétiens. Il a alors estimé que 7 à 8 candidats engagés au sein des FL seront élus députés, en plus de 4 à 6 candidats dont le parti en question appuiera la candidature, et qui se joindront au bloc des Forces Libanaises.

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