Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

L’affaire des écoutes téléphoniques domine les autres évènements

Posted by jeunempl sur février 3, 2009

El Nashra

Gebran Bassil - Ministre des Télécommunications

Gebran Bassil - Ministre des Télécommunications

… Soudain et sans alerte préalable, le sujet des écoutes téléphoniques domine les autres évènements au Liban !

Alors que les Libanais étaient occupés à discuter du Conseil du Liban Sud et du budget que le gouvernement n’arrive pas à promulguer, les écoutes sont apparues, troublant les responsables libanais… Une campagne sans pareille est lancée dans cette affaire…

A ce niveau, notons un fait remarquable. Quelques heures après que Gebran Bassil, ministre des Télécommunications, a annoncé son « accomplissement » consistant en une réduction des tarifs téléphoniques, la campagne s’est lancée…

Des députés et des ministres majoritaires, bien que ces derniers soient des collègues du ministre des Télécommunications dans un gouvernement présumé « d’unité nationale », ont évoqué des violations et réclamé des enquêtes avant de « demander des comptes » au ministre concerné.
Ce dernier a annoncé qu’il tiendra alors une conférence de presse pour révéler tous les faits, « pour éviter que les mensonges ne se répètent ». Répondant aux campagnes acharnées contre lui, il insiste sur l’importance d’appliquer les lois tout en considérant que « certains ont perdu la raison » quand « nous avons touché aux sujets tabous ».

De plus, dans un entretien accordé au quotidien As-Safir, Bassil annonce que, lors de la réunion que présidera le premier ministre Fouad Siniora, il appellera les auteurs de cette campagne à se prononcer clairement pour savoir s’ils approuvent ou s’opposent aux écoutes. Toutefois, il note que les manipulateurs de cette campagne « ne figureraient pas parmi les participants à cette réunion ». Bassil insiste qu’il se réfère à la loi 140 qui protège « la liberté de communications téléphoniques ». De plus, il assure qu’il réclamera une enquête pour détecter quel système sécuritaire s’active hors de la loi. Dans le même ordre, il révèle que des « chambres noires » sont expertes dans le domaine des écoutes, et envoient ensuite des comptes rendus aux ambassades. Quant à ceux qui l’ont accuse d’entraver le cours des enquêtes dans les assassinats, il fait remarquer que ces accusations sont « d’ordre électoral ».

Dans cet ordre, une réunion sécuritaire – ministérielle – judiciaire, présidée par le premier ministre Fouad Siniora se tiendra aujourd’hui. Elle discuter de ce sujet et des procédures à adopter pour appliquer le décret loi 140 se rapportant à la « liberté d’expression ». Selon le quotidien As-Safir, toutes les indications montrent que la réunion sera animée surtout que certains responsables des services de sécurité pourraient présenter au ministre des Télécommunications Gibran Bassil des données « qui ne servent pas son intérêt », alors que le ministre Bassil se prépare à son tour à révéler des violations à la loi sous les prétextes sécuritaires.

De même, le sujet des écoutes téléphoniques formera le cœur des discussions de la réunion que tiendra, aujourd’hui, Nabih Berry, président de l’Assemblée nationale, avec le député Hassan Fadlallah, président de la commission parlementaire de l’Information et des Télécommunications. Ils étudieront des procédures à adopter pour faire face à cette « dangereuse affaire ». De plus, ils prépareront la réunion de cette commission qui aura lieu jeudi et à laquelle seront invités les ministres de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense et des Télécommunications, en plus du juge Saïd Mirza, Procureur de la République.
Dans le même ordre, le quotidien Al-Akhbar a rapporté que des députés membres du bloc du changement et de la réforme, répondront aux accusations lancées par le député Walid Joumblatt au sujet des écoutes téléphoniques. Ces députés ont l’intention d’établir une comparaison entre la compétence du ministre Gebran Bassil avec son prédécesseur « socialiste » Marwan Hamadé. De même, ils révèleront la relation du département des Informations au sein des FSI avec cette affaire.

De son côté, le député Saad Hariri, chef du bloc du « futur », a précisé qu’il acceptera toutes les décisions qui émaneront du tribunal international sur l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri. Dans un entretien accordé au quotidien Al-Moustaqbal, il a signalé avoir entamé un dialogue avec le Hezbollah et a soutenu et défendu la division de l’Information des Forces de Sécurité Intérieure et toutes les institutions étatiques. Il a ajouté que « le problème des forces du « 8 mars » est le succès de ces institutions, ces forces ne veulent pas former un Etat fort et je leur rassure, cet Etat se formera ». Hariri a appelé tous les Libanais à participer à la manifestation du 14 février prochain pour la commémoration de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, mais aussi pour commémorer tous les leaders, présidents, responsables sécuritaires, citoyens qui sont morts pour défendre le Liban.

Toutefois, ce qui était « remarquable » dans les propos de Hariri était sa « dénonciation » des « campagnes lancées contre l’Egypte et son président Housni Moubarak ».
Les propos de Hariri se sont accompagnés d’une violente campagne de la presse égyptienne à l’encontre de Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, suite à son dernier discours.

Les éditoriaux égyptiens ont qualifié le Sayyed des « pires qualificatifs ». Al-Ahram l’accuse d’être un « bandit et un milicien sans importance » et de lancer des « provocations confessionnelles ». Quant à Al-Joumhouriyya [La République], il a défendu, énergiquement, les Forces Libanaises sans les nommer et qualifie Sayyed Nasrallah de « virus dont il faut se débarrasser ».

En parallèle, concernant le Conseil du Liban Sud, le président Berry assure qu’il renoncera pas à la revendication d’attribuer un budget de 60 milliards de livres libanaises au Conseil du Liban Sud, puisque c’est une institution légale qui ne doit être privée de son budget. Dans cet ordre, le président de la Chambre des députés déclare avoir transmis sa proposition d’établir un ministère du plan à la commission parlementaire de l’administration et de la justice, en une initiative pour confirmer son sérieux quand il a appelé à l’annulation de tous les conseils.

Dans cet ordre, le quotidien Al-Akhbar a rapporté que le général Michel Sleiman, président de la République, pourrait intervenir personnellement pour résoudre la crise du budget de l’année 2009. D’ailleurs, il appuierait l’instauration d’un ministère de la Planification que son prédécesseur le président Fouad Chehab était le premier à en adopter les principes.

En marge de ces évènements, le lancement des « campagnes électorales » a commencé.
Le parti Kataëb, par exemple, annonce le début de ses activités, lors d’une cérémonie officielle organisée au Habtoor Grand Hotel regroupant plus de 2000 individus. Ce qui était « remarquable » était la « reconnaissance officielle sous-entendue » d’un accord entre la majorité et ce qui est nommé le « bloc centriste ».

Quant au parti socialiste progressiste, il a déclaré, dans un communiqué, qu’il est en train d’envisager toutes les alternatives qui aboutiraient au triomphe du bloc centriste et de la lignée de l’Indépendance aux prochaines législatives.

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