Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Ibrahim Kanaan, député du Metn : «Le bloc parlementaire indépendant est une idée de la majorité»

Posted by jeunempl sur janvier 23, 2009

Magazine

Ibrahim Kanaan - Député CPL

Ibrahim Kanaan - Député CPL

Ibrahim Kanaan, député du Bloc du Changement et de la Réforme, dénonce le projet d’un bloc parlementaire indépendant, affirmant que c’est la majorité qui se tient derrière cette idée en vue d’affaiblir la représentativité chrétienne. Le député du Metn insiste sur le caractère consensuel de Michel Sleiman. «Le chef de l’Etat est l’arbitre, l’unificateur. Le prendre comme prétexte pour attirer l’électorat est une sorte de manipulation inacceptable», dit-il.

Pourquoi avez-vous déclenché une escalade verbale contre le président Michel Sleiman aussitôt qu’est apparue la possibilité de la formation d’un bloc indépendant?

C’est une fausse perception. Il n’y a pas eu d’escalade verbale contre le président Sleiman. Nous avons toujours assuré qu’il existe une distinction à faire entre l’idée d’un bloc indépendant et entre le président der la République, du moins suivant notre conception des choses. Nous ne sommes pas contre une politique centriste avec un programme déterminé qui propose une alternative sérieuse à la situation entre la minorité et la majorité. Nous sommes contre l’utilisation du slogan centriste, sans fondement politique, pour nuire simplement à la représentation chrétienne actuelle et future au sein du système politique, dans le but de favoriser l’actuelle majorité. A ce jour, on observe que ceux qui se sont exprimés au nom de cette politique centriste n’ont présenté aucun programme politique, et ceux qui défendent l’idée d’un bloc indépendant proviennent tous de la majorité parlementaire. Comment voulez vous comprendre cette manœuvre? Est-ce une initiative saine ou un jeu tactique? Est ce en faveur du président? Telles sont les questions que l’opinion publique se pose.

Si ces éventuels candidats veulent soutenir le chef de l’Etat, ils sont en train de lui faire en fait du tort, parce que le général Sleiman est un président consensuel. Il est l’arbitre, l’unificateur. L’utiliser en prétexte pour attirer l’électorat est une forme de manipula¬tion inacceptable.
Et pourtant, la manifestation organisée par vos partisans à Awkar visait bien à faire pression sur le chef de l’Etat et l’amener à se rendre à Doha et à lui faire comprendre que vous menez le jeu comme vous l’entendez?

Pourquoi quand le président a pris des initiatives comme l’envoi du ministre de l’Intérieur, Ziad Baroud, à Damas et que les critiques de la majorité ont fusé de toutes parts, cela n’a pas été qualifié de pressions? Nous refusons toute atteinte au président et à ce qu’il représente. Mais pourquoi considérez-vous comme des pressions le fait que les partisans de l’opposition se sont exprimés en faveur de la visite du président à Doha?

Quelles sont les répercussions de la guerre du Gaza sur les prochaines élections législatives?

Cette guerre se répercutera comme suit: clarifier les intentions régionales et internationales au niveau de la région, pour arriver à la conclusion que la force et la violence telles qu’utilisées par Israël favorisent l’extrémisme et vont contre tous les principes déclarés sur le plan international et arabe, qui prêchent pour une paix au Proche-Orient. Revenir à la stratégie suivie par le Courant patriotique libre (CPL) qui consis- te à respecter le droit mutuel en se basant sur l’entente et le dialogue. L’opinion publique qui se prononcera dans les urnes doit voter soit pour la politique de l’entente, soit pour celle de la confrontation. C’est au peuple d’opter pour la politique qu’il pense susceptible de protéger les institutions libanaises et l’Etat.

Vous avez proposé un projet de loi portant sur l’appropriation des biens par les étrangers. Il se positionne à l’autre extrémité du projet adopté actuellement, que vous considérez trop permissif. Pourquoi avoir soulevé cette question à l’heure actuelle?

Il faut protéger le territoire libanais. Il s’agit d’être restrictif et empêcher les abus sans nuire aux investissements légitimes. La loi actuelle nous amène à nous interroger sur le but d’une loi aussi permissive, surtout que la question des réfugiés palestiniens n’est toujours pas résolue.

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