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Gaza et la complicité active des dictateurs arabes

Posted by dodzi sur janvier 11, 2009

Nawaat.org

En bon terme avec Israel, Moubarak est souvent pointé du doigt pour complicité avec lennemi

En bon terme avec Israel, Moubarak est souvent pointé du doigt pour complicité avec l'ennemi dans les massacres à Gaza.

Ce qui se passe actuellement à Gaza était parfaitement prévisible. Il s’agit de l’une des phases d’un génocide, planifié depuis très longtemps. Des phases terrifiantes, comme Deir Yassine, Kalkilia, Sabra-Chatilla, Beyrouth, Jenine et long etcetera ont précédé et d’autres encore plus effroyables certainement suivront, à coup sûr. Car les israéliens restent, malgré leur énorme supériorité militaire actuelle, sans comparaison aucune, soutenue inconditionnellement par toutes les puissances occidentales, loin de leur but final : L’extermination totale des palestiniens. Et faute d’un sort pareil, faire plier à leur volonté et d’une manière définitive toutes les populations arabes et musulmanes en premier lieu et le reste de l’humanité en dernier lieu. C’est uniquement dans ces conditions qu’ils finiront peut être par se sentir finalement en totale sécurité et pour l’éternité. Et on n’est pas encore sûr s’ils n’ont pas d’autres revendications.

Une énorme machine d’anéantissement.

La nature de « l’État » que monsieur Sarkozy décrit comme une « Grande Nation » et une « Grande Démocratie » est en réalité une tout à fait autre chose. Comme on l’a vu jusqu’à présent et comme l’ont conçu leurs pères fondateurs: Une énorme machine d’anéantissement. Un instrument de cette « Promesse » de Dieu faite aux israéliens. Le dieu exclusif de Ben Gourion et des siens. En effet comme il est rapporté dans plusieurs documents d’histoire , Ben Gourion s’adressant à Nahum Goldmann, l’ancien président du Congrès Juif Mondial, en 1956

« Si j’étais un dirigeant arabe, je n’accepterais jamais un quelconque accord avec Israël. Et c’est bien naturel. Nous leur avons pris leur pays. Il est évident que Dieu nous l’avait promis à nous. Mais qu’est-ce que ça peut leur importer à eux une telle promesse ? Notre Dieu n’est pas le leur … C’est vrai qu’il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz mais est-ce que c’est de leur faute ? – Eux (les palestiniens et tous les arabes et musulmans par extension) ne voient qu’une seule chose : Nous sommes arrivés et nous leur avons volé leur pays. Pour quelle raison doivent-ils l’accepter ? »

Quant à Berl Katznelson, un des alliés inconditionnels de Ben Gourion et l’un des principaux intellectuels des premiers sionistes l’a exprimé d’une manière laïque et brutale en disant : « L’entreprise sioniste est une entreprise de conquête »

En fin de compte et au-delà de la divinité à laquelle veulent prétendre les sionistes, l’efficacité de cette machine avec son terrifiant arsenal d’armements repose sur les mythes largement divulgués sur la création de l’État d’Israël dont :

En premier lieu, à savoir, que la Palestine serait, à l’arrivée des premiers terroristes sionistes, de la nature d’un Ben Gourion, d’un Shamir ou même du père de l’actuelle ministre des affaires étrangères Eitan Livni et beaucoup d’autres, tous en tant que chef d’organisations terroristes notoires, des plus sanguinaires et jamais vues auparavant, une terre sans peuple pour un peuple sans terre. L’histoire et les documents, selon les mêmes auteurs, démontrent parfaitement que quand le sionisme politique avait commencé à germer vers la fin du XIX siècle, le nombre de résidents juifs en Palestine était d’entre 15.000 et 17.000. Par exemple en 1893 les arabes de Palestine constituaient les 95% de la population. Donc cette maxime sioniste de que la Palestine était une terre sans peuple, pour un peuple sans terre est totalement sans aucun fondement. Les premiers sionistes se faisaient à l’idée qu’avec les vagues successives des juifs qui quittaient l’Europe, vers les dernières décennies du XIX siècle, allaient débarquer en Palestine. Et ainsi ils allaient devenir une majorité et gagner l’avantage sur les arabes. Mais ce désir ne s’est jamais concrétisé. La majorité a été dirigée vers les États-Unis. Seulement 100.000 des quatre millions de juifs qui ont abandonné l’Europe, entre 1880 et 1920, sont allés s’installer en Palestine.

En 1948 quand fut fondé l’état israélien, ses 650.000 juifs ne constituaient qu’environ 35% de la population de Palestine et ne possédaient qu’à peine 7% de la terre. Dès le début, les principaux dirigeants sionistes étaient décidés à créer un état juif qui s’étend pratiquement sur la totalité de la Palestine et même sur d’autres territoires du Liban et de la Syrie… Ce qui prouve que les ambitions sionistes allaient beaucoup plus que la fameuse résolution des Nations Unies de 1947 qui consistait à une partition de la Palestine que la partie arabe n’avait pas accepté. Par contre l’acceptation de la partie israélienne, ne voulait en rien dire que les sionistes avaient renoncé à leur plan initial. Au fond ils n’avaient aucune volonté d’accepter seulement une partie de la Palestine. Et tel que les documents de l’histoire et les abondantes études les plus récentes le démontrent, la direction sioniste était uniquement disposée à accepter la partition comme un premier pas, une manœuvre tactique très loin de leur objectif réel…

75% de la population actuelle de Gaza sont originaires de Jaffa, de Haïfa et de dizaines de villages dans ce qui est aujourd’hui appelé l’état d’Israël. Des villages que les propres chefs sionistes reconnaissent avoir tout simplement rasés après avoir commis des atrocités indescriptibles sur les populations. Au sujet des effroyables atrocités qui sont rapportées dans les documents de l’histoire écrivent les auteurs du livre déjà cité, entre autres, le suivant : « En 2002, l’ex premier ministre Isaac Shamir a réitéré sa ferme opposition de laisser aux palestiniens la moindre possibilité de construire aucune sorte d’état…Les crimes commis en Europe contre les juifs fournissent une puissante justification morale pour le droit à l’existence de l’état d’Israël. Aucun état colonial ne peut jamais aspirer à exister sans faire usage de violence d’un certain niveau ou un autre et Israël a imposé durant des décennies une violence et une discrimination terribles contre les palestiniens…Les forces de défense israéliennes (IDF, sigles en anglais) selon Ariel Sharon et Ehud Olmert, entre autres, sont les armées qui jouissent du plus haut degré moral dans le monde. Cette description du comportement des israéliens est un autre mythe, un autre élément que l’ancien maire-adjoint de Jérusalem, appelle la narration sacrée d’Israël. Toutes les études faites par des israéliens démontrent que les premiers sionistes étaient loin d’être doux envers les arabes de Palestine.

En effet ces derniers opposèrent une farouche résistance aux tentatives des sionistes d’étendre leurs occupations territoriales…Une résistance bien prévisible si on tient en considération le fait que les sionistes voulaient construire leur état sur des terres appartenant aux arabes. Si j’étais arabe, déclarait Ben Gourion en juin 1937, sincèrement je me révolterais avec toute la vigueur, l’amertume et le désespoir contre une immigration dont l’objectif n’est autre que de mettre toute la Palestine et ses habitants arabes sous domination juive. Les sionistes agirent avec force et souvent impitoyablement… Ces mêmes études expliquent d’une manière manifeste que la création de l’état d’Israël en1948 avait comporté une série d’actes explicites de nettoyage ethnique qui se sont traduits par des exécutions, des massacres et des violations commises par les juifs. Naturellement, les dirigeants sionistes n’ont pas donné à leurs troupes des instructions explicites pour assassiner et violer la population arabe, mais ils ont justifié l’emploi, par les forces armées, des méthodes violentes afin de déraciner le plus grand nombre de palestiniens de la terre sur laquelle bientôt va se construire le nouvel État juif. Dans son agenda du 1er. janvier 1948, Ben Gourion écrivait encore: Il est absolument nécessaire d’agir avec force et violence. Il suffit de bien choisir le moment et les lieux opportuns où il faut frapper. Si on tombe sur une famille, il faut lui faire le maximum de mal, (c’est-à-dire la massacrer) y compris les femmes et les enfants. Sinon ça ne serait pas efficace. Il n’est pas nécessaire de faire de distinction entre coupables et innocents.

À ce niveau de mise en application des ordres venus de la haute sphère sioniste – Ben Gourion ne faisait que résumer la politique émergente – il n’est point étonnant que ça conduise les soldats à commettre des atrocités. Toutes ces atrocités, seulement de l’époque, enlèvent toute crédibilité au statut moral spécial dont prétend jouir l’état juif. Quant au comportement postérieur d’Israël envers ses adversaires arabes et envers les citoyens palestiniens, qui a été souvent d’une brutalité atroce, trahit toute prétention à une conduite moralement élevée. Entre 1949-1956, par exemple, Benny Morris estime que les forces de sécurité israéliennes et les volontaires civils utilisant des mines et des bombes piégées ont assassiné un nombre indéterminé d’arabes qui se sont introduits discrètement dans le nouvel état, entre 2.700 et 5.000. Quelques uns certainement étaient décidés à abattre des israéliens, mais l’écrasante majorité d’entre eux s’étaient infiltrés pour des raisons économiques ou sociales. Morris signale encore que cette politique de feu à profusion a fini par déboucher sur une série d’atrocités commises à l’envers de ces infiltrés.

Les actes n’ont jamais été une anomalie. Les forces israéliennes (IDF) ont assassiné des centaines de prisonniers égyptiens durant les guerres de 1956 et 1967. En 1967 furent expulsés entre 100.000 et 260.000 palestiniens de la Cisjordanie, qui venait d’être conquise, ainsi que 80.000 syriens du Plateau du Golan. À chaque fois que les victimes de ces opérations avaient tenté de regagner clandestinement leur maison, souvent désarmées, ont été abattues à simple vue. Amnistie Internationale estime qu’entre 1967 et 2003, Israël a détruit plus de dix mille maisons en Cisjordanie et à Gaza.

Pourtant toutes ces paisibles populations n’avaient ni des roquettes ni même des simples fusils pour défendre les leurs, leurs biens ou leur propre vie. Les sionistes n’avaient aucunement besoin d’argument pour poursuivre dans leur plan d’extermination initial tracé par les pères fondateurs de l’état israélien. S’il n’y avait pas les roquettes de Hamas, ils auraient inventé n’importe quel autre argument de leur prolifère imagination pour intoxiquer, comme c’est le cas aujourd’hui, les esprits et justifier auprès de l’opinion publique leurs opérations génocidaires contre la population de Gaza. Il suffit que ça rentre dans le cadre de leur plan.

La complicité des uns et des autres.

Dans ce tournant de l’histoire, il se trouve que le plan sioniste coïncide avec les intérêts de tous les dictateurs arabes, ceux qui se trouvent directement dans la région, tels que les dictateurs d’Egypte, celui d’Arabie ou celui de la Jordanie ainsi que ceux qui se trouvent à l’autre extrême du monde arabe comme les dictateurs de Tunisie, du Maroc ou de l’Algérie. De toute manière tous les dictateurs arabes, sans exception aucune, de par leur nature, modelée dans le bénitier occidental, lui-même soumis à la volonté sioniste mondiale sont parfaitement complices, à des degrés divers, des israéliens, non seulement aujourd’hui mais depuis longue date. Il n’est pas nécessaire d’entrer dans les détails de cette complicité agissante, il suffit de voir quelles sont leurs réactions devant les boucheries de Gaza qui durent depuis 15 jours maintenant. Tous sont restés les bras croisés pendant les 33 jours qu’ont duré les massacres en 2006 au Liban. Les coïncidences d’intérêts entre les israéliens et les dictateurs arabes sont en fonction de l’ennemi commun du moment. Dans les années cinquante, soixante, soixante-dix et quatre vingt l’ennemi était le nationalisme arabe et la gauche. L’un comme l’autre ne pouvaient favoriser ni le plan sioniste ni les dictateurs arabes. Mais jamais encore l’exaspération n’a atteint le degré dans la phase actuelle du plan sioniste. En effet pour une fois, et, il ne doit pas y avoir une autre fois, les peuples palestiniens, les arabes et les musulmans sont unanimes pour s’identifier à la lutte que mène Hamas. Ce qui explique l’acharnement inouï de ces bombardements massifs par air, terre et mer, jour et nuit, sur pratiquement une seule ville. Les scènes terrifiantes de destructions et de massacres de familles entières, des enfants de bas âge sur lesquels on tire à bout portant, s’ils ne tombent pas massivement sous des énormes bombes que les pilotes sans à peine de se décoiffer, des F16, F18 ou des hélicoptères Apaches leur lancent du haut du ciel qui parviennent aux médias n’ont jamais eu de plus terrifiant même pas pendant la deuxième guerre mondiale. Aucune ville européenne à l’époque n’avait subi des bombardements aussi massifs et aussi longtemps. Sans oublier que cette guerre opposait des forces armées régulières, les unes aussi bien équipées que les autres.

Les déclarations de Simon Perez , le président israélien, à un quotidien espagnol, reprises par le quotidien israélien « Haaretz » et le quotidien « Al Quds Al Arabi » de Londres à savoir que des dirigeants arabes ont pris contact avec lui pour apporter leur soutien à toute action qu’entreprend l’état israélien dans le but d’extirper Hamas de Gaza. Haaretz donne encore plus de précisions à ce sujet et rapporte que « le propre président Égyptien Hosni Moubarak a fait savoir à ses homologues israéliens de ne jamais permettre, coûte que coûte, à Hamas de marquer la moindre apparence de victoire. Ces déclarations qui n’ont pas été démenties par les autorités égyptiennes, confirment bien cette complicité du dictateur égyptien. Tout comme la fermeture militairement hermétique de la frontière de Rafah devant toute tentative désespérée des pauvres habitants de Gaza de chercher refuge loin de l’enfer qui embrase tout le territoire, ne laisse aucun doute sur cette complicité.

Pour ce qui est de la complicité occidentale elle s’explique non seulement par la coïncidence des énormes intérêts coloniaux des deux côtés, israélien et occidental, mais aussi par le sentiment de culpabilité occidentale envers exclusivement les juifs, qui fait fonction de la colonne dorsale de toutes les lois qui régissent la société, la politique, la culture et toutes les activités qui en dérivent dans la vie en Occident. Pourtant ce sentiment de culpabilité, l’Occident ne l’a jamais exprimé auprès des autres peuples dans les cinq continents de la planète qui ont subi des interminables génocides durant plus de cinq siècles. Et le fait que les sionistes, sans être les représentants légitimes de tous les juifs dans le monde, se sont accaparés de ce sentiment de culpabilité occidental s’appropriant ainsi de l’exclusivité mondiale du sentiment de victime propitiatoire universelle. Un sentiment de culpabilité qui a fini par placer l’état d’Israël au-dessus de toutes les lois du monde comme ne cessent de les décrier depuis plusieurs années toutes sortes d’organisations, d’organes de presse, d’intellectuels et de personnalités de tout bord.

Pourtant et comme on l’a vu l’écrasante majorité des israéliens, hommes et femmes ont les mains couvertes de sang approuvent et participent à toutes les atrocités commises sur leurs victimes arabes de Palestine, d’Égypte, de Syrie ou de n’importe quelle autre région arabe ou musulmane. Cet état tel qu’il a été construit et tel qu’il a continué d’exister, n’a jamais été constitué de pauvres rescapés de la mort, mais d’authentiques criminels qui agissent en toute impunité et que les terribles circonstances de l’histoire veulent qu’ils soient aujourd’hui totalement immunisés et au-dessus des lois du monde…

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