Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Les habitants de Tayr Harfa fuient le village par peur de représailles israéliennes

Posted by dodzi sur janvier 9, 2009

iloubnan.info

Le village de Tayr Harfa dans le sud du Liban, d’où ont été tirées les roquettes sur Israël jeudi, ressemblait à une ville fantôme après la fuite de nombreux habitants, paniqués à l’idée de représailles israéliennes.

Ce jeudi, des soldats libanais et italiens servant au sein de la Forces intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) patrouillent dans les rues de Tayr Harfa, 4500 habitants, cherchant à savoir qui est à l’origine des tirs de roquettes émis jeudi matin à partir de ce village en direction d’Israël. Les tirs se sont apparemment produit en riposte de l’offensive menée depuis près de deux semaines par l’Etat hébreu dans la bande de Gaza. Plusieurs missiles partis du Liban ont ainsi frappé la ville de Nahariya, au nord d’Israël, blessant deux femmes.

« Il n’y a plus personne ici », déclare Hasna Ataya. Cette femme de 55 ans et sa fille de 20 ans Khadidja font partie des quelques habitants à être restés dans ce village près de la frontière avec Israël. « Beaucoup ont pris leurs affaires et ont loué des véhicules pour prendre la fuite, avec leurs proches. Je suis restée avec ma fille parce qu’on n’a pas de voiture », poursuit-elle. Amina Rahal, 48 ans, explique de son côté avoir empaqueté à la hâte de la nourriture pour elle et ses trois enfants avant de s’enfuir. « La dernière guerre a été terrifiante », raconte-t-elle en référence au conflit de l’été 2006 entre l’Etat hébreu et le Hezbollah, qui a fait 1200 morts au Liban, majoritairement des civils. « Mes enfants ne pourront pas supporter une nouvelle guerre. Alors quand nous avons vu tous ces gens se précipiter vers Tyr (ville côtière dans le sud du Liban ndlr), nous avons décidé de suivre leur exemple ». Rahal explique que depuis les tirs de roquettes tôt jeudi matin, suivis des répliques de l’artillerie israélienne, personne n’a osé s’aventurer dans son magasin situé à la lisière du village. « Mes enfants sont terrifiés, quand ils ont entendu les tirs de roquettes, ils se sont mis à trembler. Nous avons vu de la fumée noire s’élever au dessus des champs après la réplique d’Israël ». Mohamed Akeel, 59 ans, a quand à lui fait appel à un taxi pour se rendre à Tyr avec sa femme et ses cinq enfants. Tout en chargeant leurs affaires dans le coffre du véhicule, il explique qu’ils resteront là-bas jusqu’à ce que les choses se calment.

Larmée libanaise et la FINUL coopèrent étroitement pour sécuriser le Sud-Liban

L'armée libanaise et la FINUL coopèrent étroitement pour sécuriser le Sud-Liban

“On n’est plus en sécurité ici”

Sur la route qui sort de Tayr Harfa, une soixantaine d’ouvriers syriens, qui travaillent habituellement dans le village, cherchent eux aussi à gagner Tyr, ou encore la capitale. Yasser Khalil, 35 ans, explique qu’il travaille sur la reconstruction de sites détruits lors de la guerre de Juillet 2006. Il a entendu les explosions tôt dans la matinée de jeudi. « Je pars à Beyrouth car on n’est plus en sécurité ici », affirme-t-il.

Pendant ce temps, dans un petit café à l’intérieur du village, plusieurs jeunes gens se sont rassemblés pour suivre les derniers développements de la situation à la télévision. « En 2006, nous faisions partie de la résistance dans ce village », explique Mohammed, 18 ans, sans révéler son nom de famille. « Beaucoup de gens s’attendent à ce qu’Israël lance une nouvelle offensive ».

Au lendemain des tirs de roquettes, personne n’avait encore revendiqué ces attaques. Le Hezbollah a affirmé qu’il n’y était pour rien. Du côté d’Israël comme du Liban, des officiels ont déclaré que ces tirs pouvaient être l’œuvre de factions palestiniennes. Depuis Damas, Ahmed Jibril, le chef du commandement général du Front populaire de libération de la Palestine, a menacé le 3 janvier d’ouvrir des fronts supplémentaires contre Israël si la guerre menée par l’Etat hébreu contre Gaza devait s’intensifier. Un porte-parole du parti n’a pas confirmé ni infirmé une implication dans l’attaque de jeudi, mais a condamné « l’inaction » des pays arabes. « L’évolution de cette guerre est imprévisible, en l’absence de volonté politique de la communauté internationale de dissuader Israël de poursuivre son holocauste à Gaza », a ainsi déclaré Anwar Raja à l’AFP à Damas.

TAYR HARFA, Par Jihad SEQLAOUI

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