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Le cauchemar d’Israël depuis plus d’un demi-siècle

Posted by dodzi sur janvier 5, 2009

L’Orient le Jour

La misère et le confinement aidant, c’est dans Gaza qu’a grandi le mouvement national palestinien.

David Ben Gourion a craint de l’envahir en 1948. Un autre Premier ministre d’Israël, Yitzhak Rabin, a suggéré de la faire « couler dans la mer ». Depuis plus d’un demi-siècle, pour les Israéliens, la bande de Gaza est un cauchemar. Au point que lorsque des Israéliens profèrent à quiconque d’aller « au diable », en hébreu cela donne « Lekh le-Azza ! » (va à Gaza).

Sur le terrain, tous les ingrédients sont là pour rendre invivable ce territoire minuscule de 362 km carrés, où s’entassent dans la misère 1,5 million d’âmes, en majorité descendants des réfugiés de 1948 et 1967. Prise en étau entre Israël et l’Égypte, coincée entre la mer et le désert, ce n’était qu’une question de temps avant que Gaza, avec l’afflux des réfugiés fuyant l’État d’Israël naissant, ne devienne une poudrière.

Ben Gourion, qui s’est refusé à conquérir Gaza durant la première guerre israélo-arabe, lancera même l’idée de « transférer le contrôle de la bande de Gaza de l’Égypte à la Jordanie ». Ce plan fera long feu. En revanche, c’est à Gaza que naîtra, en 1948, un « État palestinien », proclamé par le grand mufti de Jérusalem, haj Amine el-Husseini. « Très vite, durant ces années, le fossé social et économique entre les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza s’est creusé car les Égyptiens limitaient les mouvements hors de Gaza », explique un expert du conflit, Dany Rubinstein.

La misère et le confinement aidant, c’est là aussi que grandira, dans le courant des années 1950, le mouvement national palestinien. Encouragés par Gamal Abdel Nasser dès 1954, les premiers commandos de « fedayine » opèrent contre le sud d’Israël, tuant des civils. Israël réplique par de sanglantes opérations. Le cycle de la violence est enclenché. Durant la campagne de Suez (1956), avec la bénédiction de la France et de la Grande-Bretagne, Israël envahit Gaza pour la première fois. Les Palestiniens vivent pendant trois mois sous administration militaire israélienne. Ils la subiront à nouveau en 1967, pendant près de 40 ans. Entre-temps, début 1957, Israël est forcé de se retirer du territoire, laissant le terrain à l’embryonnaire Organisation de libération de la Palestine.

« La vraie révolution pour les habitants de Gaza va éclater en 1967. C’est le début de l’occupation israélienne. Mais, pour les Palestiniens, c’est aussi la possibilité inédite de venir travailler en Israël », rappelle M. Rubinstein. Gaza est reliée à un réseau électrique. L’eau courante est accessible, et chaque matin, pendant un quart de siècle, près de 100 000 Palestiniens vont travailler en Israël, bravant des mises en garde musclées des mouvements nationalistes.

En dépit des progrès économiques, la résistance à l’occupant grandit. En 1970 et 1971, le commandant de la région militaire sud d’Israël, un certain général Ariel Sharon, frappe sans merci, envoyant des commandos « nettoyer les nids de terroristes » dans les camps de réfugiés. Le calme revenu, les Israéliens affluent à Gaza, y font leur marché, flânent sur le front de mer, apprennent à conduire dans des auto-écoles à bon marché. « Le seul qui ne voudra pas se séparer de Gaza, c’est le Premier ministre Menahem Begin (1977-1983) qui ne percevra pas que la question des réfugiés va être le cauchemar d’Israël, refusant de la rétrocéder à l’Égypte, en vue d’y créer de nouvelles colonies », relève le chercheur Akiva Eldar.

La première intifada éclate en décembre 1987 dans le camp de réfugiés de Jabalia. Les accords d’Oslo (1993) et le retour de Yasser Arafat à Gaza en 1994 marquent le début du divorce, qui va culminer durant l’été 2005. Ariel Sharon, devenu Premier ministre, procédera alors de façon unilatérale à l’évacuation de l’armée et des 8 000 colons installés par les gouvernements israéliens successifs depuis 1967. Un mois après le déclenchement de la deuxième intifada, en septembre 2000, les tirs de roquettes à partir de Gaza commencent. En juin 2007, le Hamas, par un coup de force, contraindra le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à renoncer à son pouvoir à Gaza, ouvrant la porte à une confrontation directe avec Israël.

Patrick ANIDJAR (AFP)

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