Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

2008 au Liban : l’année des insurrections s’achève, au milieu d’une satisfaction et d’une crainte

Posted by jeunempl sur décembre 31, 2008

Hussein Assi – El Nashra

Doha (Qatar) - Dialogue interlibanais

Doha (Qatar) - Dialogue interlibanais

On a l’habitude d’établir des ressemblances entre le passé et le présent… Toutefois, le 31 décembre 2007 est très différent du 31 décembre 2008 !
En 365 jours, le Liban paraît comme une « autre patrie » où tout a changé…
D’ailleurs, avec l’avènement de l’année 2008, le Liban traversait l’une des « pires périodes de son histoire » : vide présidentiel et institutions constitutionnelles ne fonctionnant pas. Le pouvoir total était alors attribué au gouvernement, considéré comme « illégal » par une grande partie des Libanais, parce qu’une section essentielle de la société libanaise n’y était pas représentée. A ce niveau, l’opposition qui se manifestait, depuis le 1er décembre 2006, réclamant la démission de ce « gouvernement illégal » a été accusée de vouloir « entraver l’activité des institutions ».
En même temps, le pays était la cible des attentats terroristes. Des assassinats, des explosions, des conflits se produisaient çà et là, alors que les politiciens étaient occupés à gérer leurs différends et leurs débats, négligeant le peuple qui endurait.

Le Liban passe d’un vide présidentiel à une présidence d’entente, un gouvernement d’unité nationale et des institutions constitutionnelles
Ainsi, le début de l’année des « insurrections » et des « modifications » était « sombre », chargé de « crises sous-jacentes » jusqu’à ce que les conflits soient devenus une réalité. Des affrontements dans les rues menaçaient de se transformer en une guerre. Comme « sous l’effet d’une baguette magique », les tensions se sont apaisées, un président de la République a été élu, un « gouvernement d’unité nationale » formé, présidé par le même premier ministre du gouvernement précédent, qualifié par certains d’être « illégal ».
La principale modification a eu lieu le 7 mai. Les Libanais s’y sentaient en début de guerre. Des affrontements se déroulaient dans les rues, où des tirs de feu et de bombes ont eu lieu. Il s’agissait d’une « insurrection complète » qui a succédé à une « manifestation » protestant contre la politique économique du gouvernement présidé par Fouad Siniora.
L’origine de ces conflits revient à plusieurs évènements successifs, accentués par des décisions gouvernementales, qualifiées par l’opposition d’être des « décisions de guerre ». En effet, deux jours auparavant, le député Walid Joumblatt, chef de la « Rencontre démocratique », avait réclamé de chasser l’ambassadeur de l’Iran de Beyrouth, de résilier « l’équipe de sécurité de l’aéroport » percé par le Hezbollah et de s’attaquer au réseau de télécommunications du parti. Le gouvernement a alors tenu une réunion « marathonienne » où il s’est accordé à mettre en œuvre les deux dernières revendications de Joumblatt.
L’opposition s’est indignée de ces décisions, les évènements se sont alors succédé. Joumblatt s’étonnant de la réaction du Hezbollah, qui essaie de « détruire Beyrouth en faveur d’un officier » selon ses propos, a dû se résigner quand les conflits ont atteint la montagne.
Phase séparative : l’armée annone que le chef de la sécurité de l’aéroport restera en sa position, et appelle à traiter l’affaire du réseau de télécommunications du Hezbollah, d’une manière préserve la sécurité de ce dernier ainsi que l’intérêt national. L’opposition a alors retiré ses partisans armés des rues, et Joumblatt charge Arslan de discuter du sujet sécuritaire dans la montagne et lui accorde la liberté d’action.
Mais la « solution magique » a nécessité l’intervention des ministres arabes des Affaires étrangères, guidée par Qatar. Un « dialogue historique et exceptionnel » a regroupé les pôles libanais dans la capitale qatarie, où « l’accord de Doha » a vu le jour. Cet accord a appelé à l’élection du général Michel Sleiman pour qu’il devienne le président de la République, à la formation d’un gouvernement d’unité où l’opposition bénéficie d’un « tiers de blocage » que la majorité refusait de lui accorder. De plus, cet accord a incité à la promulgation d’une loi électorale, basée sur les découpages de 1960, et à rejeter l’emploi des armes et à relancer le dialogue national.
Ainsi, et subitement, le « sit-in » de l’opposition au centre de Beyrouth a été levé. De plus, le 25 mai, Michel Sleiman a été élu « président de la République ». Mais Fouad Siniora, considéré auparavant « premier ministre illégal », revient à la tête du conseil des ministres, le 28 mai. Mais ce gouvernement ne verra le jour que le 11 juillet.
Cette « crise de formation du gouvernement » s’est reflétée sur l’élaboration du décret ministériel, qui a nécessité un mois pour être publié, précisément jusqu’au 4 août, et la confiance est accordée à ce gouvernement le 12 août.

Le front libano-israélien s’active : un assassinat douloureux, une vengeance promise et des détenus libérés
Malgré l’importance de ces évènements, d’autres ont cependant eu lieu.
Le front libano-israélien s’est activé au cours de cette année. Des violations israéliennes de la souveraineté libanaise se sont manifestées par des « enlèvements » et des « relâchements » répétées, ainsi que par les percées, « presque quotidiennes », de l’air libanais.
La « guerre morale » s’est poursuivie accentuée de « graves menaces ». Bien que les analyseurs écartent la possibilité d’une nouvelle guerre libano-israélienne après la défaite qu’Israël a subie dans la guerre de juillet 2006, « l’évènement le plus remarquable » est représenté par « l’assassinat de Imad Moghniyeh, responsable militaire au sein du Hezbollah », par une explosion de sa voiture à Damas, le 12 février. Ce parti a directement accusé Israël d’être responsable de ce crime, bien que cette dernière ait nié son implication. Toutefois, les médias israéliens ont fait allusion, à maintes reprises, à une « responsabilité israélienne de cet assassinat ».
L’ombre de Imad Moghniyeh a dominé, tout au long de l’année, l’entité israélienne, surtout après les mises en garde lancées par Sayyed Hassan Nassrallah, secrétaire général du Hezbollah, menaçant l’Etat hébreu d’une « dure et douloureuse vengeance ».
Par contre, un autre « sujet de conflit » opposant le Liban à Israël a été résolu : l’affaire des détenus. La « cérémonie de la liberté » a eu lieu le 16 juillet, grâce à « l’opération Radwan ». Des négociations, supervisées par l’Allemagne, ont abouti à la libération de tous les détenus libanais, y compris Samir Al-Kantar, ainsi que les cadavres de 199 guerriers. En revanche, Israël a récupéré les cadavres des deux soldats israéliens, captivés au début de la guerre de juillet 2006. Le Hezbollah n’a révélé aucune information quant au devenir de ces soldats, jusqu’à la date de l’évènement.

Le Liban et la Syrie entament une nouvelle page et fondent des relations diplomatiques remarquables
Sur un autre niveau, les relations libano-syriennes ont pris une nouvelle tournure, après trois ans de « rupture » qui ont succédé à l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri et du retrait syrien hors du Liban. L’établissement de relations diplomatiques et l’ouverture d’ambassades dans les deux pays voisins se baseront sur le respect de la souveraineté et l’indépendance de chacun. Ces relations ont été initiées par un « sommet présidentiel » et confirmées par la visite « historique » et « exceptionnelle » entreprise par le « rival honnête de la Syrie », le général Michel Aoun, chef du bloc du changement et de la réforme.
Malgré le début de l’an « décourageant » à ce niveau, la première indication de « positivisme » s’est manifestée par la présence de Walid Moallem, ministre syrien des Affaires étrangères, à la session parlementaire d’élection du général Michel Sleiman au poste de président de la République libanaise, le 25 mai.
Quoique les relations soient restées « tendues », un « sommet présidentiel » a eu lieu le 13 août, réunissant, à Damas, le président libanais Michel Sleiman à son homologue syrien Bachar Assad.
« L’importance exceptionnelle de cette rencontre » réside dans le fait que ce sommet a initié l’établissement des relations diplomatiques et la nomination d’ambassadeurs.
Ainsi, le 20 décembre, le conseil des ministres libanais a désigné son ambassadeur à Damas. Le lendemain, la Syrie a désigné trois diplomates dans son ambassade, située dans la rue « Hamra » à Beyrouth, avant de brandir le drapeau syrien sur le bâtiment en question. La cérémonie d’inauguration officielle devrait avoir lieu le 29 décembre, mais elle a été reportée, en raison de la situation détériorée de Gaza.
En même temps, l’activité entre le Liban et la Syrie a repris son cours, malgré une opposition de certains libanais contre les visites. Ainsi, le 10 novembre, Ziad Baroud, ministre de l’Intérieur et des Municipalités, s’est rendu à Damas, suivi, le 19 novembre par le général Jean Kahwaji, commandant en chef de l’armée. Mais celle du général Michel Aoun a constitué une « grande surprise » et un « évènement exceptionnel », notamment au niveau de la rencontre à « cœur ouvert » qui a réuni, pour la première fois, le président syrien au « rival honnête de la Syrie ».

L’intérieur libanais est victime d’une division qui, sur le point d’aboutir à une guerre, s’est transformée en une reconnaissance de l’autre et en un progrès des réconciliations
Quant à l’intérieur libanais, le peuple a été divisé en deux « compartiments », différents par leur vision et leur approche des affaires nationales. Ces différends ont, néanmoins, fondé de nouvelles relations inter libanaises, basées sur le « respect et la reconnaissance de l’autre ».
En parallèle, les « divisions », progressant en des « conflits », voire des « esquisses de guerre », ont laissé la place au « dialogue » et aux « réconciliations ».
Dans cet ordre, la « bonne nouvelle » a été lancée par le président Michel Sleiman, lors d’un « Iftar », organisé au palais présidentiel le 9 septembre. Il a alors annoncé que le 16ème jour du même mois verrait une « reprise du dialogue national ». Ainsi, les pôles libanais se sont réunis, échangeant les saluts et les blagues. De plus, le 5 novembre, une nouvelle réunion a eu lieu, au cours de laquelle le général Michel Aoun a lancé son approche de la stratégie de défense, basée sur le « concept du peuple résistant ». Le 22 décembre, les pôles de la politique se sont rencontrés pour écouter, cette fois, la stratégie de défense proposée par Samir Geagea, chef du conseil exécutif des Forces Libanaises. Bien que les Libanais semblent désespérer des bénéfices de ce dialogue, la prochaine session a été reportée jusqu’au 22 janvier.
En même temps, l’année 2008 était la période des réconciliations par excellence.
Quelques mois après les évènements sanglants du Liban Nord, le « traité de Tripoli » a été signé le 8 septembre, dans la demeure du Cheikh Malek Chaar. Ce traité a insisté sur la consolidation de la paix, le rejet de la violence et l’élaboration d’un horaire pour le retour des déplacés. De même, après un éloignement prolongé accentué d’un échange d’accusations, des responsables du Hezbollah et du parti socialiste progressiste, se sont réunis, dans la maison de leur « ami commun », le ministre Talal Arslan. Dans le même ordre, une délégation du Hezbollah, présidée par le député Mohammad Raad, s’est entretenue, à Koraytem, avec le député Saad Hariri, chef du bloc du « futur ». Cette réunion a initié la « rencontre ultime » qui a réuni, le 26 octobre, Sayyed Hassan Nassrallah au député Hariri. Dans leur communiqué commun, les deux hommes ont insisté sur la consolidation du dialogue, le respect des accords de « Taëf » et de « Doha », et le rejet des tensions.
A son tour, Samir Geagea a décidé, le 21 septembre, de faire un « pas similaire ». Alors, pendant la cérémonie de commémoration des martyrs de la « résistance chrétienne », il a lancé une « excuse pour toutes les erreurs commises par les Forces Libanaises ». Par conséquent, le 3 octobre, les « députés maronites » se sont réunis dans le local du comité maronite, en absence des pôles. Ils ont alors approuvé la réconciliation entre le courant « Marada » et les FL. Malgré tout, la rencontre Frangieh – Geagea, entravée par certaines circonstances, a été ajournée jusqu’après les élections électorales, pour qu’elle ne soit pas abusée pour des fins électorales. Mais l’année 2008 ne s’est pas écoulée, sans que Sleiman Frangieh et le patriarche maronite Nassrallah Sfeir ne se réunissent. Cette rencontre a lieu le jour de Noël, supervisée par le président Michel Sleiman, mettant fin à un long éloignement.

L’armée libanaise est de nouveau victime du terrorisme qu’elle s’efforce de combattre, tandis qu’un armement développé l’attend…
Malgré l’ambiance d’apaisement et de calme, les « coups sécuritaires » n’ont pas cessé de se produire. L’armée libanaise était la cible des attentats, en parallèle à ses nombreux accomplissements, notamment « l’arrestation des bandes terroristes ».
Les « assassinats politiques », se produisant sur le territoire libanais, ont baissé pour ne « récolter » que deux « victimes ». Le 25 janvier, le capitaine Wissam Eid, membre du département des informations au sein des forces de la sécurité de l’intérieur a été attenté par une explosion qui l’a visé dans la région « Chevrolet ». Comme d’habitude, les responsables libanais ont accouru pour accuser la Syrie d’être responsable de ce crime. Quant au second assassinat, il a visé, le 10 septembre, Saleh Aridi, responsable au sein du « parti démocratique libanais ».
D’autre part, une patrouille des forces de la « FINUL » a été attentée le 8 janvier à « Rmeïleh », alors qu’une voiture dépendante de l’ambassade des Etats-Unis a été visée par une explosion, le 25 janvier dans la région de la « Quarantaine ».
En revanche, l’armée libanaise était exposée au terrorisme tout au long de l’année. Les plus dures épreuves étaient les affrontements qui l’ont opposée aux manifestants dans la région de « Mar Mkhayel », le 27 janvier. Ces conflits ont suscité des « confusions » entre l’armée et l’opposition conduisant à des « investigations sérieuses » pour déterminer les responsabilités, avant que ce trouble ne soit écarté.
Mais les attentats qui ont visé, directement, l’armée sont nombreux. Ainsi, le 1er février, un individu a fait feu à un local militaire, situé dans la région de « Galerie Semaan », blessant un soldat. De même, le 30 juillet, l’armé a annoncé le martyre d’un soldat et l’atteinte d’un autre, suite à une attaque armée sur une caserne militaire située, à Hermel. Mais l’attentat le plus s’est produit le 13 août, quand une explosion a visé un autobus militaire, aboutissant au martyre de 19 personnes, dont plusieurs soldats. Dans le même ordre, le 28 août, le commandement de l’armée a annoncé le martyre du capitaine pilote Samer Hanna, après que l’hélicoptère qu’il conduisait a été visé, sur la colline de « Soujoud ». La saga continue : le 29 septembre, une nouvelle explosion a visé un autobus transportant des militaires, dans la région de « Bohsas » à Tripoli, récoltant de nombreux martyrs.
Parmi les autres incidents sécuritaires de l’année, le local du parti « Kataeb » à Zahlé a été visé, le 20 avril. Par conséquent, deux de ses partisans, Salim Assi et Nasri Marouni sont morts. D’autre part, le 28 juin, une explosion a détruit un immeuble de cinq étages à « Bab-el-Tebbéné ». De plus, le 17 septembre, les « tensions » ont atteint la région de « Koura » où deux individus sont décédés, suite à un conflit opposant le courant « Marada » aux Forces Libanaises.

Certains sujets sont transférés jusqu’en 2009, où des élections décisives auraient lieu…
Malgré tous ces évènements, l’année 2008 s’est achevée… 2009 apparaît, « chargé de dossiers et d’évènements »…
D’ailleurs, les prochaines élections législatives qui auront lieu au printemps de 2009, marqueront les évènements et les « stratégies » de l’année prochaine.
Bien que les Libanais craignent qu’un « incident sécuritaire » n’entrave ces élections, suite à mises en garde contre un assassinat similaire à celui de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, les responsables assurent que les élections préciseront « l’identité du Liban pour la prochaine phase ».
En marche de tous ces évènements, les Libanais se demandent : « Que leur réserve l’année 2009 ? »

Dans ce qui suite, les principaux évènements qui ont marqué les douze mois de l’année 2008
Janvier : La sécurité est, de nouveau, troublée, à l’ombre d’un « vide présidentiel continuel »… Les arabes lancent une « initiative de solution ambiguë ».
Février : Israël assassine Imad Moghniyeh et le Hezbollah promet de le venger… tandis que les Libanais semblent prêts aux affrontements.
Mars : Un sommet arabe historique est tenu à Damas, sans que le Liban n’y soit présent.
Avril : Un « calme fragile » s’accompagne des tentatives permanentes pour mettre fin au « vide présidentiel ».
Mai : C’est le moi le plus « marquant » de l’année. Des discours de « guerre » précèdent des affrontements armés, se déplaçant dans différentes régions libanaises et risquent de se transformer en une « guerre interne », avant que « l’accord de Doha » ne voie le jour… Résultat : le général Michel Sleiman est élu « président de la République libanaise ».
Juin : Beyrouth attire le monde après l’achèvement du « vide présidentiel »… alors que les Libanais essaient de former un « gouvernement d’unité nationale » malgré tous les obstacles.
Juillet : Les détenus libanais en Israël, y compris Samir Al-Kantar, récupèrent leur liberté… tandis que le « gouvernement d’unité nationale » est formé !
Août : L’armée est attentée de nouveau et la sécurité est troublée… En même temps, le Liban et la Syrie se sont accordés à établir des relations diplomatiques.
Septembre : La saison des « réconciliations » et des « débats francs » est lancée et le dialogue national reprend son cours… Cependant, le terrorisme attente, cette fois, Saleh Aridi.
Octobre : Les relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie s’activent … De même, la saison des réconciliations poursuit son cours !
Novembre : C’est le mois des « visites » et de la « coopération » avec Damas… Des craintes se manifestent, d’un « coup sécuritaire » à la veille des élections !
Décembre : Le général Michel Aoun mène une visite « historique » en Syrie, inaugurant une « nouvelle tournure des liens » avant que les relations diplomatiques ne soient mises en œuvre… Le Liban se montre solidaire de Gaza, victime d’hostilités sauvages !

Finalement, notons que toutes les informations mentionnées ci-dessus sont obtenues de l’archive de « Elnashra.com »

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