Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

3 ans, jour pour jour après la disparition tragique de Gebran Tuéni, la mort n’occulte pas la pensée et les ténèbres ne submergent pas la liberté

Posted by jeunempl sur décembre 12, 2008

El Nashra

Gebran Tueni

Gebran Tueni

Gebran Tuéni est né le 15 septembre 1957 d’une mère druze et d’un père grec orthodoxe à Beyrouth, il est donc une figure emblématique du Liban multiconfessionnel.
Sa mère est la femme de lettres Nadia Tuéni, considérée comme l’une des plus grandes poétesses du Liban. Son père, Ghassan Tuéni, journaliste et politicien, fut propriétaire et directeur du quotidien Al Nahar, député, ministre, et aussi Ambassadeur du Liban en Grèce et Représentant permanent du Liban à l’ONU.
Gebran côtoie la mort et comprend la signification de la séparation dès sa plus tendre enfance, il perd sa soeur aînée, Naila à l’âge de sept ans, en 1983 il perd sa mère, qui avait souffert d’une longue maladie, puis en 1987, son frère cadet Makram, décède à la suite d’un accident de voiture à Paris. Malgré tous ces malheurs, Gebran ne perd ni sa vitalité, ni son dynamisme ni son esprit de créativité et d’initiative.
Gebran fait ses études scolaires à l’International College puis au Collège du Mont-La Salle. Et il poursuit des études de journalisme et de relations internationales de 1977 à 1980, à l’Ecole Supérieure de Journalisme et à l’Ecole des Hautes Etudes Internationales à Paris, et en 1992, il étudie le management à l’Insead à Fontainebleau (France).
Défenseur des droits de l’homme, Gebran milite au sein de mouvements de non- violence. Mécène, il organise des concours de poésie, de théâtre et de chant. Politicien, il défend les droits de son pays, il appui l’armée du général Michel Aoun entre 1989 et 1990 et appelle au retrait des forces syriennes du Liban. En 2005, après l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri il exhorte le peuple libanais à l’Union nationale. D’une voix vibrante il prononce son serment d’union le 14 mars sur la place des martyrs, et devient l’un des leaders de la Révolution du Cèdre. Il préconise un tribunal international pour le meurtre de Rafic Hariri et la démission du Président de la République Emile Lahoud. En Mai 2005, il est élu député grec orthodoxe de Beyrouth où il défend les droits des jeunes et se penche souvent sur les questions portant sur l’environnement, disant qu’un visiteur au Liban, pays dont l’économie se base principalement sur le tourisme, veut voir des arbres et des fleurs et non pas un dépotoir.
Mais de toutes ces activités, le journalisme reste le plus près de son cœur. Il participe à des programmes à la télévision, puis devient éditorialiste et rédacteur en chef de « Al-Nahar arabe et international », puis il succède à son père au poste de directeur général et président du conseil d’administration du journal « Al-Nahar», fondé par son grand-père Gebran Tuéni en 1933. Comme il crée un mensuel francophone « Noun ». Comme il est nommé Conseiller du Président de la Fédération mondiale de la presse pour les questions du Moyen-Orient.
Le 12 décembre 2005, Gebran Tueni est assassiné, avec trois de ses compagnons dans un attentat à la voiture piégée à Mekalles.
Trois ans, jour pour jour, après sa disparition tragique, Gebran Tuéni, son empreinte ne s’effacera pas du Liban politique et médiatique, car la mort n’occulte pas la pensée et les ténèbres ne submergent pas la liberté.

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