Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Kassar plaide pour une ouverture bancaire arabo-russe tous azimuts

Posted by dodzi sur octobre 30, 2008

(L’Orient le Jour – Liliane MOKBEL)

Le Liban, à l’instar de l’Égypte qui a accueilli en 2007 un million de touristes russes, souhaiterait devenir l’une des destinations touristiques des Russes dans le monde arabe.

La huitième édition du forum arabo-russe a eu lieu à Moscou sous le patronage et en présence du côté russe de l’ancien Premier ministre Evgueni Primakov et du côté arabe du président de l’Union des Chambres de commerce arabe, Adnane Kassar. Cette huitième édition a été surtout marquée par l’organisation de la première foire arabo-russe, Expo Arabia, et d’une dizaine d’ateliers de travail axés sur les problèmes dans différents secteurs productifs. La délégation d’hommes d’affaires marocains était la plus importante au niveau du nombre, soit une centaine d’agents économiques des secteurs privé et public, mais le Liban avait le pavillon le plus grand en termes de superficie, soit deux cents mètres carrés. Les industriels libanais étaient certes présents en force, mais aussi les banques, le secteur de la construction avec la présence de Solidere, et l’industrie du tourisme avec la participation notamment de la Middle East Airlines et du Casino du Liban.

En fait, les organisateurs du stand libanais souhaitaient promouvoir le pays en tant que destination touristique dans le monde arabe à l’instar de l’Égypte qui a accueilli en 2007 près d’un million de touristes russes. D’ailleurs, la MEA planche sur une étude de faisabilité portant sur l’ouverture d’une ligne aérienne reliant Beyrouth à Moscou. La compagnie aérienne russe, Aeroflot, a, quant à elle, déjà trois vols hebdomadaires sur l’aéroport de Beyrouth. Il reste que le déplacement des personnes et des marchandises entre le Liban et la Russie n’est pas une sinécure. L’octroi d’un visa aux Libanais est soumis à une réglementation stricte et les formalités douanières aux frontières de la Fédération de Russie sont compliquées. Résultat : le partenariat commercial et économique est loin d’enregistrer des records. Le volume du commerce extérieur entre ces deux pays est de 7 %, alors qu’il représente 27 % entre la Russie et l’Algérie et 17 % entre la Russie et le Maroc.

Partenariat financier

Au niveau du monde arabe, malgré une amélioration des échanges commerciaux entre cette région et la Russie au cours des dernières années, le volume du commerce extérieur n’a totalisé que 8 milliards de dollars en 2007. « Ce volume ne pourrait augmenter qu’à travers un accroissement des investissements des deux parties, restés modestes, et la création de banques pour financer les projets d’investissements », a souligné Adnane Kassar, qui s’est dit surpris par l’inexistence de banques arabes en Russie et de banques russes dans le monde arabe. M. Kassar, qui a plaidé pour une ouverture bancaire dans les deux sens, a relevé une croissance de 24 % dans le secteur bancaire arabe entre 2006 et 2007 et une croissance de 44 % du secteur bancaire russe sur la même période. Les banques russes sont aujourd’hui au nombre de 1 089, le secteur est en pleine restructuration et le nombre d’établissements de crédit devrait baisser à 500 d’ici à peu de temps. Le PDG de Fransabank a relevé également la non-cotation de sociétés arabes à la Bourse russe et la non-cotation de compagnies russes aux Bourses arabes. Abordant le volet commercial, il a insisté sur l’importance de diversifier la structure de la production arabe et russe, compte tenu de la ressemblance dans la nature de leurs exportations.

Comme l’impact de la crise financière internationale est demeuré limité en Russie et dans le monde arabe, le président de l’Union des Chambres de commerce arabes a mis l’accent sur les innombrables opportunités d’accroissement de la coopération économique entre les deux parties en vue d’attirer capitaux et investissements internationaux à la recherche de marchés stables et calmes.

S’adressant à la communauté des affaires arabes, le ministre de l’Industrie, Ghazi Zeaïter, a souligné quant à lui la nécessité d’une complémentarité entre les industries arabes qui ne devraient plus rester concurrentielles. Dans ce cadre, il a appelé à surpasser les obstacles qui entravent « le déplacement naturel des marchandises entre les pays arabes et le reste du monde, en l’occurrence la non-reconnaissance réciproque des certificats d’origines des produits et des certificats d’homologation, tout comme la non-adaptation des standards internationaux de qualité aux productions régionales ».

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