Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Aïn el-Héloué grouille d’éléments subversifs

Posted by dodzi sur octobre 17, 2008

(L’Orient le Jour)

L’article de Philippe Abi-Akl

Selon des sources autorisées, de multiples groupuscules fondamentalistes établis dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué, au Sud, se sont mobilisés, il y a quelques mois, pour aller combattre les Alaouites à Baal Mohsen, au Nord, en se plaçant sous les ordres de l’activiste repris de justice Eid Awad. Ces éléments se sont divisés en unités réduites basées dans des quartiers de Tripoli, dans le jurd, ou dans des localités de montagne. Ils avaient pour aumônier prédicateur un cheikh de la région, chargé de stimuler leur zèle au combat.

Quand les affrontements ont cessé, Eid Awad est retourné à Aïn el-Héloué. Les services sécuritaires qualifiés suivaient ses mouvements, grâce à des indicateurs. Ils l’ont réclamé aux responsables du camp et à leur police, le « Kifah Moussallah ». Mais les Palestiniens se sont dérobés, inventant mille prétextes. Cela au moment où leurs principales formations, Fateh en tête, ne cessaient de claironner leur volonté de coopérer avec l’État libanais pour que les camps cessent d’être des antres de terrorisme et de criminalité. Face à cette dérobade, les autorités libanaises n’ont pu que renforcer les contrôles d’entrée et de sortie, les vérifications des identités, aux abords de Aïn el-Héloué. L’armée a pris en outre quartier à Taamir, position stratégique d’où elle pourrait, éventuellement, ouvrir le feu en direction du camp.

Les sources citées indiquent que les groupuscules radicaux, dont bon nombre relèvent de la nébuleuse el-Qaëda, ne cessent d’affluer dans le camp. Et y pullulent au point de commencer à effrayer les autres formations. Ainsi, l’organisation « Esbat el-Ansar », qui était en communication régulière avec les services libanais, a coupé ces ponts après avoir été lourdement menacée. L’avertissement prenant la forme d’une bombe explosant à l’entrée de la demeure d’un dirigeant du groupe.

Les autorités libanaises poursuivent cependant leurs pressions pour obtenir l’arrestation et la livraison de multiples terroristes réfugiés à Aïn el-Héloué, devenu réservoir de terrorisme. Et surtout ceux qui appartiennent à Fateh el-Islam, l’organisation de Chaker Absi coupable de la bataille de Nahr el-Bared qui a fauché 400 victimes, dont 166 soldats libanais.

L’État libanais n’a pas l’intention de briser le tabou arabe et d’entrer de force à Aïn el-Héloué ou dans les douze autres camps du pays. Le président Michel Sleiman a répété cette assurance lors de sa visite à Riyad.

Mais l’État s’active quand même efficacement pour empêcher le virus du terrorisme, porté par el-Qaëda et autres « Fateh el-Islam », de se répandre dans le pays. Et de là, ailleurs, et c’est pourquoi le Liban compte sur l’assistance des pays arabes. Il va d’ailleurs en parler avec les Syriens. Et en discuter autour de la table ronde de dialogue national, dans le cadre de l’élaboration d’une stratégie de défense.

Coup de filet

La prévention a beaucoup progressé après l’arrestation, au Nord, d’éléments de la cellule dite de Jawhar, relevant de « Fateh el-Islam ». La filature et la capture de ces activistes ont été facilitées par une cassette d’une caméra vidéo de surveillance installée place du Tell à Tripoli. Le film montre un homme déguisé en militaire, pour faire diversion, s’approcher du bus qui a été dynamité et déposer une sacoche à terre.

L’explosion a fauché nombre de victimes militaires ou civiles. À partir de l’identification du poseur de bombe, les enquêteurs de la police et de l’armée, qui conjuguent leurs efforts dans la lutte antiterroriste, ont pu identifier les autres membres de la cellule et repéré leur refuge. L’assaut a été donné de nuit. Mais Jawhar, le chef du groupe, a pu s’échapper du domicile de son frère par les toits, en pyjama. Il pourrait cependant être capturé sous peu, grâce aux indications de ses complices arrêtés.

Les aveux obtenus jusqu’à présent sont très importants, souligne une source qualifiée. Les criminels ont reconnu leur responsabilité dans les attentats commis à Tripoli ou ailleurs au Nord. Ils ont surtout donné des informations sur les attentats que leur groupe projette encore de faire. À Tripoli mais aussi à Beyrouth, l’armée restant la cible préférentielle, soi-disant pour venger Nahr el-Bared.

Leur groupe, les captifs en ont nommé, un par un, les membres encore en liberté. Qui disposent, d’après eux, de documents falsifiés devant leur permettre de fuir éventuellement à l’étranger. Comme certains avaient antérieurement gagné la Syrie, où nombre d’entre eux ont été interpellés et arrêtés. Il est possible, mais les Syriens n’ont rien précisé, que Chaker Absi, le chef de « Fateh el-Islam », soit parmi ceux-là. Bien entendu, les enquêteurs ne laissent filtrer aucun de ces détails, pour ne pas alerter les suspects.

Un point important que confirment les autorités : se plaçant dans l’orbite d’el-Qaëda et adoptant son modus operandi, les terroristes agissant au Liban s’organisent en petites cellules déconnectées les unes des autres. Mais téléguidées, toutes, par un même cerveau installé à l’étranger.

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