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La Bourse de Beyrouth entraînée dans la tempête régionale

Posted by dodzi sur octobre 8, 2008

(L’Orient le Jour)

Dans le sillage des marchés arabes, les actions libanaises ont dégringolé pour la deuxième journée consécutive. Explications.

Alors que la Bourse de Beyrouth subit depuis plusieurs semaines une correction progressive après l’envolée des prix des actions au lendemain de l’accord de Doha, la tendance s’est transformée en une chute brutale.

Hier, et pour la deuxième journée consécutive, les principales actions cotées ont dégringolé, la panique boursière ayant fait rage sur les marchés arabes ces dernières 48 heures. L’indice BLOM, qui avait chuté de 3,08 % sur l’ensemble du mois dernier, a reculé de 8,83 % en seulement trois séances boursières, clôturant hier à 1 579,27. « La chute des actions au Liban, observée ces deux derniers jours, est étroitement liée à la dégringolade des actions dans le Golfe », affirme Jean Riachi, PDG de FFA Private Bank. « Elle a poussé certains investisseurs arabes ou libanais résidents dans la région du Golfe à liquider leurs positions sur le marché libanais pour couvrir leurs pertes encourues sur les marchés arabes ou pour éviter le pire, si jamais la baisse des cours s’accentuait à la Bourse de Beyrouth », a-t-il ajouté. Les valeurs bancaires, notamment, ont été victimes de ce phénomène. Les actions ordinaires de la Byblos Bank, par exemple, ont reculé de 5,58 %, tandis que les certificats GDR de BLOM Bank et les actions de la BEMO Bank perdaient 2,54 % et 8 % respectivement. Seuls les certificats GDR de la Bank Audi ont connu une légère croissance de 1,06 %.

Les actions de Solidere n’ont pas été moins épargnées, victimes de la débâcle des Bourses arabes, mais aussi de l’assombrissement des perspectives de croissance du marché régional de l’immobilier. Certains experts estiment en effet que le secteur de l’immobilier dans le Golfe risque de pâtir de la crise financière, ce qui a d’ailleurs fait plonger le titre du géant immobilier des Émirats, Emaar, de 10,74 % lundi. Or Solidere, à travers sa filiale internationale, développe un certain nombre de projets dans le Golfe. « Les investisseurs pourraient avoir des doutes sur la réussite de ces mégaprojets, étant donné les perspectives négatives qui planent sur le secteur immobilier dans la région », a ainsi souligné Jean Riachi.

Comme lui, l’ancien ministre des Finances Jihad Azour a mis en garde, hier, sur les ondes de la Voix du Liban, contre un ralentissement de l’économie réelle dans la région et au Liban, qui entraînerait un recul dans « tous les secteurs, y compris celui de l’immobilier ».

Solidere, en revanche, ne court pas ce risque, estime son directeur général Mounir Douaidy. Contrairement aux compagnies immobilières de la région qui ont massivement recours aux financements bancaires, Solidere ne sera pas affecté par un éventuel resserrement du crédit, a-t-il expliqué. « Le cas de Solidere est différent ; d’abord, la société est fortement capitalisée. Ensuite, pour certains projets entrepris à l’étranger, une partie des ventes a eu lieu avant leur lancement, ce qui a généré de l’argent en plus qui nous permet de financer ces projets », a-t-il ajouté, en indiquant par exemple que 30 % du projet à Ajman a déjà été vendu. Et même si un ralentissement immobilier se confirme, « les projets de Solidere ne seront nullement affectés. Au contraire, les prix des actions devraient même augmenter à moyen terme, avec la prise en compte des projets à l’étranger », a-t-il affirmé.

En attendant, les actions de Solidere évoluent sous le seuil des 25 dollars, contre près de 40 dollars en juillet dernier. Hier, les actions A et B de la compagnie ont encore perdu 8,28 % et 7,17 % respectivement, clôturant à 23,91 dollars et 24,19 dollars. Dans la journée, elles avaient même atteint un minimum de 22,25 dollars.

Toutefois, le directeur du département de recherche économique à la Byblos Bank, Nassib Ghobril, relativise la déprime du marché local. « Le marché boursier libanais a connu une croissance de 10 % depuis le début de l’année, alors que le MSCI World, principal indice boursier couvrant le monde entier, a chuté d’environ 30 % et le MSCI Emerging Markets, couvrant les pays émergents, a reculé d’environ 40 % depuis janvier 2008 », a-t-il conclu.

Bachir EL-KHOURY

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