Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

L’attentat de Bohsas montre une volonté de détruire l’armée et les relations entre le Liban et la Syrie

Posted by jeunempl sur octobre 1, 2008

La Syrie se sent menacée par le Nord du Liban et Hariri l’accuse d’exagérer

Tayyar.org

A la veille de la fête du Fitr, un attentat à Tripoli visant un bus de militaires de l’armée libanaise, fait 4 morts et un cinquième civil et plus de 30 blessés dont la plupart sont des militaires venant du Nord vers Beyrouth et le Sud. L’armée libanaise a également été la cible des députés de la majorité qui lui ont retiré le droit de vote et de participation au choix des représentants de la nation au service de laquelle elle a mis sa vie.

Cet attentat visant l’institution militaire et les valeurs qu’elle représente est la suite d’une série d’incidents, le premier étant l’arrivée de terroristes armés dans la région du Nord qui a conduit à la guerre de 105 jours à Nahr El Bared qui a fait des dizaines de martyrs dans le camp de l’armée, ensuite l’attentat qui a coûté la vie au colonel François Hajj, et enfin le crime du 13 août dernier. Ce feuilleton sanglant confirme l’existence d’une ou plusieurs parties qui souhaitent la chute de l’armée libanaise avec tout ce que cela implique non pas sur la sécurité et la stabilité uniquement, mais sur l’ensemble de la nation.

Mais les réactions et condamnations ainsi que les déclarations de soutien qui ont suivi l’attentat d’hier n’ont pas réussi à dissimuler les tentatives d’exploitation du sang des martyrs – comme d’habitude – à des fins politiques et électorales soit pour renforcer certaines positions soit pour renverser les prochaines élections, ce qui se recoupe – directement ou indirectement – avec ceux qui souhaitent déstabiliser l’unité libanaise et diviser le pays en plusieurs entités d’identités différentes incompatibles avec l’identité pluraliste du Liban et de son système démocratique.

Certaines réactions ont soulevé l’existence d’un éventuel lien entre l’attentat de Bohsas à Tripoli et celui qui a eu lieu en Syrie il y a deux jours, ainsi que de la possibilité que les mêmes criminels aient perpétré les deux attentats dans l’objectif de nuire aux relations syro libanaises, couper la route aux négociations indirectes conduites sous l’égide de la Turquie entre la Syrie et Israël et détruire tout ce que les réconciliations ont produit ou vont produire, ce qui renverserait l’accord de Doha.

Et si la Syrie pense que « le nord du Liban est devenu le siège d’un extrémisme qui constitue un danger pour elle » – selon ce que Melhem Karam a rapporté citant le président Assad – la réponse de Siniora réfutant le fait que le Liban constitue un danger à la sécurité de la Syrie, reconnaît que « de pareilles opérations peuvent avoir une effet sur le Liban et la Syrie. Mais ceci ne montre pas que les deux attentats sont liés ».

Le chef du Courant du Futur, le député Saad Hariri, qui est actuellement en Arabie Saoudite, a quant à lui repris le même discours accusant la Syrie de « terroriser le Liban », et a prévenu la communauté internationale, et notamment la France, contre les « dangers de permettre à ce régime la moindre intervention directe ou indirecte dans les affaires libanaises ». Il a appelé la Ligue Arabe à « prendre ses responsabilités » pour arrêter les menaces contre le Liban et envoyer une équipe officielle pour enquêter concernant les frontières entre les deux pays ».

Ceci est la réponse au discours syrien sur « la transformation du Nord du Liban en base pour l’extrémisme » au milieu d’allusions syriennes à un rôle saoudien. Damas affirme avoir empêcher la montée d’une « principauté islamique » sur sa frontière avec l’Iraq après avoir dévoilé que le dernier attentat l’ayant visée faisant 17 morts et des dizaines de blessés a été perpétré par un « suicidaire venu d’un Etat arabe ».

Et quelque soit la main responsable de l’attentat de Tripoli, et celle responsable de celui de Damas, et qu’elles soient différentes ou pas, la question reste la même : ces deux crimes pousseront ils les responsables au Liban et en Syrie à trouver une formule de coopération pour tenir la sécurité entre les deux pays, ou le langage accusateur reviendra t il gouverner les relations entre eux ? Et dans ce dernier cas quel serait le sort des relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie suite à la série d’accords ayant eu lieu lors du dernier sommet entre les deux présidents et par la suite, celui de la deuxième séance de dialogue national prévue début décembre prochain ?

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