Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

La déclaration ministérielle dans une impasse

Posted by jeunempl sur juillet 29, 2008

La Commission tient sa onzième séance et les médiations ont réussi à arrêter l’escalade

(Tayyar.org)

La commission chargée de la déclaration ministérielle qui a tenu hier sa dixième séance, semble se débattre entre le choix des mots à employer et les intentions politiques cachées de Siniora qui souhaiterait réhabiliter son premier gouvernement et faire reconnaître les décisions qu’il a prises lorsqu’il était « illégitime et anticonstitutionnelle », à l’exception de l’article relatif à la résistance et à ses armes.

Mais le fait que la commission ait reporté les discussions relatives à la résistance – en attendant que les concertations et démarches menées parallèlement portent leurs fruits –  et qu’elle soit passée à la finalisation de la partie économique, la politique financière du gouvernement, Paris III  et les armes à l’extérieur des camps… démontre l’existence de plusieurs points conflictuels qui se sont traduits par des réactions politiques hier ayant poussé le président de la république à intervenir pour trouver une solution. Le président Sleiman serait excédé par les tergiversations et le rythme auquel avance la déclaration ministérielle et il souhaiterait qu’elle soit élaborée dans les plus brefs délais afin que le gouvernement démarre son activité et que lui se rende en Syrie, visite qui devrait avoir de nombreuses répercussions positives.

Et alors que le président est pressé de voir enfin naître la déclaration ministérielle, le premier ministre Siniora, lui, souhaite que les discussions pour son élaboration prennent le temps qui lui est nécessaire car il voudrait que le gouvernement actuel poursuive la politique du précédent cabinet, ce que les représentants de l’opposition au sein de la commission refusent et insistent à employer des mots clairs qui ne prêtent pas à confusion et notamment pour la rédaction des articles principaux. Plusieurs défis restent encore  à relever pour la commission, à savoir, l’introduction politique de la déclaration ministérielle ainsi que la partie la plus délicate qui est celle relative à la résistance et à ses armes, aux armes des palestiniens et à leur implantation au Liban. Toutes ces questions ont fait l’objet de discussions hier entre le président de la république et les ministres Gebran Bassil, Nassib Lahoud et Mohammad Fneich ainsi que le conseiller politique de Nabih Berry, le député Ali Hassan Khalil. Ces discussions auraient tourné autour d’une possible issue à la question de la résistance pouvant se résumer dans l’expression suivante « le droit de l’Etat à étendre sa souveraineté et le droit du peuple à résister à l’occupation ». Cette expression n’a pas été acceptée par tout le monde ce qui a poussé les représentants du Bloc du Changement et de la Réforme à proposer de laisser cette question à la table de dialogue comme faisant partie de la stratégie de défense, proposition qui n’a pas été très bien accueillie non plus.

Les représentants de la majorité au sein de la commission ne démontrent pas autant de fermeté quant à la question des armes des palestiniens à l’intérieur et à l’extérieur des camps ainsi qu’à celle de l’implantation des palestiniens. Cette souplesse justifierait les positions fermes adoptées par le chef du Bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, qui refuse catégoriquement de renoncer aux armes du Hezbollah tant que toutes les questions relatives à Israël, et notamment le retour des palestiniens qui éloignera le spectre de l’implantation,  n’auront pas été réglées. Il refuse que le Hezbollah soit qualifié de terroriste alors que c’est une « résistance et une résistance honnête ».

La onzième séance qui se tiendra aujourd’hui verra t elle la naissance tant attendue ?

Tout porte à croire que de nombreuses questions doivent encore être réglées et qui nécessitent bien plus que des « expressions créatives » incapables de concilier les intentions cachées consistant notamment à vouloir éliminer les armes du Hezbollah seule force du Liban pour refuser l’implantation et édifier un Etat indépendant et souverain.

Le général Aoun : Le Liban ne peut renoncer à son droit à la résistance avant que toutes les questions relatives à Israël ne soient réglées et notamment celles de l’implantation et le droit au retour

Commission de l’administration et de la justice : S’informe sur la possibilité de vote des libanais non résidants au Liban

Tarek Mitri : Des propositions sont faites pour régler le conflit mais elles ne sont pas acceptées par tout le monde

Mufti Kabalan : Il faut conserver la résistance comme une armée de réserve

Omar Karami : Je ne possède pas de milice ni de responsable militaire

Hezbollah : la résistance n’a aucun projet pour le Liban et nous refusons de monopoliser le gouvernement

Fathi Yakan : Le retard de la déclaration ministérielle est un défi au président

Robert Ghanem : Je résume les activités de la commission de l’administration et de la justice  à la réduction de l’âge de vote, et la discussion des questions de la haute instance et du découpage électoral.

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