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Pourquoi la fête ?

Posted by jeunempl sur juillet 19, 2008

(Billet – Roger AKL)

Les fêtes de la victoire au Liban, à la vue des nouvelles télévisées, ont dû scandaliser plusieurs personnes, « car, comment peut-on fêter le retour d’un personnage qui a assassiné un enfant de 4 ans à coups de crosse » ?

L’a-t-il vraiment fait ? Il l’a toujours nié et dit que le père de l’enfant a été tué par les balles des troupes israéliennes et que l’enfant était vivant, quand, lui-même, le supposé assassin, s’était évanoui. On peut croire ou ne pas croire sa défense ; les Libanais la croient, surtout que la justice israélienne emprisonne et a emprisonné beaucoup d’innocents, à condition qu’ils soient Arabes et soupçonnés d’actes anti-israéliens, qualifiés de terroristes. Depuis, la justice internationale applique et fait appliquer cette même injustice, aux généraux libanais et leurs compagnons, accusés sans preuves de l’assassinat du Premier Ministre Hariri.

Israël et les médias

L’influence d’Israël sur les médias et les gouvernements occidentaux est vraiment étonnante. Tous ont fêté en grande pompe les soixante ans de l’indépendance d’Israël. Mais personne n’a eu l’idée du deuil arabe (la Nakba ou le désastre) pour les milliers d’enfants, les centaines de milliers de personnes, tués, blessés, assassinés, et jetés sur les routes de l’exil à cause de cette indépendance que tout le monde a fêtée.

Tout le monde, dont les Nations Unies, avant et après la guerre de Juillet 2006, veut forcer le Liban à accepter les conditions israéliennes et appliquer des résolutions illégales, car se mêlant des affaires intérieures libanaises, mais personne n’exige d’Israël l’application de résolutions, qui ont aujourd’hui plus de soixante ans d’âge.

Tout le monde pense même changer ces résolutions, pour ne pas forcer Israël à rendre les territoires occupés en 1967 ou à donner aux Palestiniens chassés, par la force des armes, le droit de retourner chez eux.

Le droit international n’applique plus les Droits de l’Homme.

Mais tout le monde a fêté les soixante ans des crimes et des illégalités d’Israël.

Complexes ou intérêts occidentaux ?

Je ne reviens pas sur le complexe de culpabilité occidental, mais je parlerai surtout de l’intérêt des grandes puissances à mater les Arabes pour leur voler leur pétrole et à mater les Libanais pour les empêcher de délivrer leur message de paix.

Le pétrole

Il fallait pour les Occidentaux, que les Arabes soient  tellement affaiblis, que leur pétrole soit vendu au plus bas prix pour le plus grand bien des pays industriels.

Rien de mieux pour cela que d’implanter au milieu du Proche Orient un peuple étranger, armé jusqu’aux dents, même avec des ADM (armes de destruction massive) pour les diviser et les faire marcher au pas.

Alors, les Arabes (Arabie saoudite, Jordanie, pays du Golfe, puis les gouvernements impopulaires d’Egypte et du Liban…) auront besoin de protecteurs, vendront leur pétrole bon marché, investiront leur argent en Occident et paieront le complexe militaro-industriel et les compagnies multinationales, pour des travaux et des produits, à des prix prohibitifs.

Seulement, le Liban dérangeait, car libéral et démocratique. De plus, il était un centre financier, commercial et universitaire important qui concurrençait l’Occident et offrait aux peuples arabes un éventail de produits bon marché et d’idées démocratiques dérangeantes. De plus, il était pacifique, avait une petite armée « désarmée » et devait pouvoir être détruit sans trop de peine.

Le Liban

Je ne parlerai pas des guerres entre l’Irak et l’Iran, des deux guerres américaines contre l’Irak, car cela allongerait trop cet essai. Je dirai simplement qu’elles entrent dans le cadre de la poursuite des intérêts résumés ci-dessus et que la dernière occupation de l’Irak a été menée si maladroitement qu’elle a résulté dans le renforcement de l’Iran, de la Russie et de la Chine, l’affaiblissement des Etats-Unis, et l’envolée des prix du pétrole.

Mais cela n’a pas empêché les administrations américaine et israélienne de poursuivre leur même politique de force qui s’était révélée si désastreuse. Elles ont profité de l’opération du Hezbollah, dans les Fermes de Chebaa, pour attaquer le Liban, détruire tout sur leur passage et tuer plus de 1200 personnes, dont une centaine d’enfants que les secouristes libanais ont dû ramasser à la petite cuillère.

Les raisons invoquées : détruire le Hezbollah et libérer les deux soldats par la force. Tout le monde occidental s’est rangé derrière le plus fort, Israël, et l’Amérique lui a fourni, en plus des armes les plus meurtrières, des millions de bombes à fragmentation, surtout utiles pour tuer des civils. Leurs « bombelettes » continuent à le faire jusqu’à aujourd’hui, deux ans après l’attaque du 12 juillet 2006, tandis qu’Israël continue à violer le territoire libanais, malgré les résolutions et les troupes des Nations Unies, envoyées « pour protéger Israël », a dit Angela Merkel.

Entre-temps, le gouvernement israélien continuait à nier sa défaite et le monde occidental voulait punir le vainqueur agressé et non l’agresseur vaincu. Ce fut à ce moment que l’accord d’échange de prisonniers fut exécuté.

Pourquoi la fête ?

Bien sûr, les prisonniers ont été fêtés. Mais ce qui était bien plus important, c’était la reconnaissance de la défaite par Israël et par tous ceux qui avaient appuyé son agression criminelle, dont certains gouvernements arabes, certains politiciens et membres du précédent gouvernement libanais et tous les gouvernements occidentaux.

Cette reconnaissance de sa défaite, par Israël, était importante pour permettre enfin de réels pourparlers de paix, car, tant qu’Israël et ses protecteurs et appuis se croyaient les plus forts, ils se contentaient de dicter leurs conditions injustes, en se basant sur la peur provoquée par leurs agressions.

Or, une paix ne peut se baser que sur la justice et la justice sur la vérité. Tant que les gouvernements israélien et américain étaient assurés de leur force et de leur supériorité, tant qu’ils pouvaient compter sur les médias internationaux pour déformer la vérité et faire accepter au monde des solutions injustes, il n’était pas question de paix, mais de luttes continuelles, dans lesquelles les enfants libanais, arabes et israéliens mouraient inutilement.

La fête des Libanais était une fête d’une victoire libanaise, là où tous les Arabes ont été vaincus.

Elle était une fête de fierté dans la foi en Dieu (ils sont tous croyants), l’intelligence et l’héroïsme des Libanais, qui les ont rendu dignes de l’Histoire de résistance de leurs ancêtres, à l’oppresseur, quel qu’il soit.

Elle était une fête parce qu’ils ont montré aux peuples arabes le vrai chemin vers la paix dans la dignité et la justice.

Elle était une fête, parce que cette victoire, reconnue, ouvrait la porte à cette paix dans la justice ; ce qui a été montré par les changements dans les politiques américaine et israélienne.

Les espoirs de paix

Déjà, de l’amélioration dans la situation américaine en Iraq, on pouvait déduire un certain modus vivendi entre l’Iran et les Etats-Unis. Mais aujourd’hui, les journaux sont remplis de nouvelles sur le changement de comportement des Etats-Unis et de leurs alliés.

Dans le New York Times, Monsieur Benny Morris écrit une analyse déconseillant fortement une attaque israélienne contre l’Iran, car elle pourrait probablement déclencher une guerre nucléaire désastreuse pour toute la région et le monde, dont Israël.

Monsieur Michael Slackman, dans le même journal, raconte que tous les Occidentaux et Israël ont commencé à reconnaître que leurs plans de battre leurs ennemis dans la région ont échoué. Il a cité les ouvertures israélienne et européenne, surtout française, sur la Syrie, les accords, entre Israël, d’un côté, le Hamas et le Hezbollah, de l’autre, l’élection du Président libanais de la République, la formation du nouveau gouvernement du Liban et la décision américaine d’envoyer le sous-secrétaire d’Etat Burns aux pourparlers sur le nucléaire iranien. On pense même que les Etats-Unis pourraient ouvrir une section diplomatique à Téhéran, inexistante depuis 1979.

Voilà pourquoi les Libanais ont fêté le retour de leurs prisonniers. Ils espèrent que ce retour sera le début d’une ère nouvelle de paix pour le Moyen-Orient, une paix qui permettra à tous les peuples de la région, y compris Israël, de vivre en paix, dans la justice, le respect, la sécurité et la prospérité.

2 Réponses to “Pourquoi la fête ?”

  1. Israel said

    Odieuse fete non ?

  2. jeunempl said

    Pourquoi donc?

    Odieuse pour ceux qui font confiance à la manipulation israélienne.

    L’échange a toujours été souhaité par le Liban et visait à clore le sujet des prisonniers libanais en Israël ainsi que la menace persistante côté israélien de se faire kidnapper.
    L’opinion libanaise était préparée depuis le début à cet échange, mais visiblement pas l’opinion israélienne manipulée par ses médias qui n’ont jamais voulu aborder ce sujet.

    Aujourd’hui, l’échange a été effectué certes, mais au prix d’une guerre qui, elle, fut réellement odieuse. Les images en témoignent ainsi que le bilan humain.

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