Mouvement pour le Liban

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Rawi Hage: l’odeur du succès

Posted by jeunempl sur juillet 6, 2008

Parfum de poussière, de Rawi Hage, est paru dans sa version française chez Alto, maison d’édition de Québec.

(La Presse – Valérie Gaudreau)

Un écrivain montréalais d’origine libanaise gagne en Irlande l’un des prix littéraires les plus prestigieux au monde. Un honneur qui a un impact jusque… dans la rue Lavigueur!

C’est en effet sur cette rue du quartier Saint-Jean-Baptiste, dans les petits bureaux de la jeune maison d’édition Alto, qu’à été publié en français l’automne dernier De Niro’s Game de Rawi Hage, devenu Parfum de poussière sous la traduction de la Québécoise Sophie Voillot.

La semaine dernière, ce premier roman publié d’abord en anglais chez Anansi Press de Toronto a valu à son auteur l’International IMPAC Dublin Literary Award. Fait non négligeable, l’écrivain de 43 ans, installé à Montréal depuis 1992, touchait du coup la rondelette somme de 160 000 $.

«Je ne le réalise pas encore. Ça me prendra encore quelques jours pour digérer tout ça», a lancé Rawi Hage, joint mercredi à son retour de Dublin et encore sous l’effet du décalage horaire.

Il faut dire qu’un tel prix signifie une reconnaissance internationale pour l’écrivain qui a coiffé au final 137 livres, dont ceux d’auteurs aussi établis que Yasmina Khadra et Andrei Makine. Il est aussi devenu le deuxième Canadien a remporter le IMPAC Dublin après Alastair Macleod en 2001.

Cette reconnaissance s’ajoute aussi au Prix des libraires du Québec, remporté plus tôt cette année pour Parfum de poussière. Un doublé qui réjouit Rawi Hage, qui écrit en anglais, mais parle l’arabe et le français. «C’est la preuve que le livre passe dans plusieurs langues. Il est universel», explique Rawi Hage qui aime Montréal justement pour la cohabitation des cultures.

Ce prix signifie aussi qu’un écrivain peut recevoir les honneurs pour un livre aussi sombre que Parfum de poussière, qui raconte avec un humour noir, une ambiance de sang, de roulette russe et de bombes le quotidien de deux amis, Bassam et Georges, en pleine guerre du Liban. Le premier rêve d’un ailleurs possible, le second choisit les armes.

«Ce n’est pas un livre facile, reconnaît Rawi Hage. C’est un petit voyage dans la violence.» Un livre d’urgence, porté par une narration imagée et vive. «La littérature doit être un moyen alternatif pour faire voir les choses sans compromis», ajoute l’écrivain qui a connu neuf ans de guerre à Beyrouth avant de partir pour New York et de choisir Montréal par la suite.

Pour Antoine Tanguay, l’éditeur québécois de Parfum de poussière, qui sortira à l’automne en France aux éditions Denoël, ce prestigieux prix confirme l’importance des écrivains d’ici. «On a tendance à se lever debout pour les écrivains étrangers, mais on a un gars de chez nous, à l’autre bout de la 20, qui est de calibre international.» Déjà best-seller au Canada anglais et au Québec, De Niro’s Game a été acheté pour publication dans 15 pays et sortira aux États-Unis en août.

Encore sous le choc du IMPAC Dublin Award, Rawi Hage n’aura toutefois pas à écrire avec la pression pour la suite. Son deuxième roman, Cockroach, dont l’action se situe à Montréal, est déjà écrit et paraîtra en août. Une fois la folie médiatique passée, Rawi Hage n’aura qu’une envie : retourner à l’écriture. «J’aime la vie d’un écrivain. La solitude, être dans mes pensées. Vraiment, j’ai trouvé ce qui me rend heureux.»

RAWI HAGE, Parfum de poussière, Alto, 355 pages.

Rawi Hage : Parfum de poussière

(Voir.ca – Tristan Malavoy-Racine)

Alors qu’on annonce la parution de son deuxième roman quelque part cette année, le Montréalais d’origine libanaise Rawi Hage voit son Parfum de poussière, déjà couronné des prix McAuslan et Hugh MacLennan pour sa version originale anglaise, figurer parmi les finalistes du Prix des libraires 2008, après avoir été finaliste aux Prix du GG. Un succès initial éclatant et justifié – les deux ne vont pas toujours de pair – qui doit d’abord à la langue fougueuse et à l’indéniable sens du récit de son auteur, et auquel la très bonne traduction de Sophie Voillot n’a certainement pas nui. Que trouve-t-on dans ce pétaradant récit qui a pour décor le Beyrouth bombardé des années 80? De la violence, oui, de l’horreur, mais aussi beaucoup d’humour, les beautés et les limites de l’amitié, et des instants suspendus où la vie se cueille comme un fruit rare. Le tout servi par un style effronté mais maîtrisé, qui permet à Hage d’embrasser cinq sujets dans la même phrase et de retomber pourtant sur ses pieds. Une trajectoire littéraire à suivre de près. Éd. Alto, 2008, 362 p.

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