Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

L’instabilité politique et sécuritaire entrave la naissance du gouvernement

Posted by jeunempl sur juin 18, 2008

Aoun refuse le jeu des transactions et demande la libération des dispositifs de surveillance de l’exécutif

(Tayyar.org)

Avec le départ de la ministre américaine des affaires étrangères, Condoleeza Rice, qui a rencontré lors de sa visite, le président de la république Michel Sleiman, le premier ministre Fouad Siniora, Nabih Berri ainsi qu’un « assortiment » des membres du 14 mars, l’espoir de voir naître le cabinet d’unité nationale semble s’affaiblir sous la pression de l’instabilité sécuritaire et de l’escalade politique. La première s’est traduite par des affrontements armés à Saadnayel et Taalabaya et leurs environs, et la deuxième par une vaste campagne menée contre le chef du Bloc du Changement et de la réforme.

Sur le plan de la sécurité, des sources ont déclaré que le Hezbollah et la résistance n’ont aucune présence populaire ou militaire dans les régions de Taalabaya et Saadnayel capable de faire face à celle du courant du Futur ce qui les place en position de défense légitime surtout en cas de confirmation des rumeurs selon lesquelles il y aurait un plan de représailles aux incidents du mois de mai ainsi qu’un plan d’invasion de Beyrouth qui se préparerait. Un plan d’invasion d’une partie de la montagne à travers l’invasion de la Bekaa arrivant à la route de Chtaura Masnaa, et pour finir, un blocage de la route de Chtaura, Baalbeck Hermel serait également en voie de préparation. Dans ce même contexte, l’entraînement militaire et le processus d’armement se poursuivent dans des régions du nord. Un nouvel élément est venu s’ajouter à cette situation déjà instable, qui s’est traduit par une décision de justice relative à l’affaire du meurtre de Jihad Gebryl par Mahmoud Rafee qui a montré que « des agents israéliens se déplaçeraient du Sud au Nord en passant par la Bekaa, Alieh, le Metn, Kesrwan et Jbeil… » ce qui pousse à s’interroger sur l’efficacité des services de renseignements rattachés à Siniora et à son ministre de l’intérieur. A la suite de cela, l’armée s’est précipitée de prendre les dispositions nécessaires afin de calmer le jeu et a essayé de réconcilier les deux partis qui s’affrontent dans la Bekaa.

Sur le plan politique, et notamment concernant le processus de formation d’un nouveau cabinet, nous assistons à une campagne contre le général Aoun qui l’accuse de volonté de blocage pour la simple raison qu’il a demandé la séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir de surveillance. Il est effectivement inadmissible que le premier ministre monopolise les deux pouvoirs parce que ceci porterait atteinte au principe de responsabilité comme c’était le cas pour l’ensemble d’incidents de Nahr El Bared, la Bekaa, la capitale et la montagne pour lesquels le gouvernement n’a pas rendu de comptes. Dans ce contexte, il serait judicieux d’évoquer la proposition faite par le chef du Bloc du changement et de la réforme de constituer une commission parlementaire relative aux affaires sécuritaires, proposition rejetée alors par le gouvernement de Siniora qui s’est hâté de proposer un soi disant service de renseignements à la place.

Les complications politiques entourant la formation du nouveau gouvernement, quant à elles, auraient pu être évitées si le principe de parité parlementaire, populaire et confessionnelle avait été respecté de manière à accorder au général Aoun qui est à la tête du deuxième plus grand bloc parlementaire bénéficiant de la plus large représentation populaire chrétienne, un portefeuille souverainiste comme c’est le cas pour les autres blocs et confessions principales. Mais l’insistance du parti du 14 mars à représenter ceci comme un bras de fer entre Rabieh et Baabda et non pas entre elle-même, le sérail et le premier ministre, a pour objectif de placer le général Aoun dans la position de celui qui entrave la formation du nouveau gouvernement.

Le président consensuel de la république qui est l’arbitre et le gardien incontesté de la constitution, même s’il est chrétien, devrait rester impartial. Il a été convenu de lui accorder les deux ministères de l’intérieur et de la défense afin de faciliter le processus de répartition des portefeuilles souverainistes. Et l’insistance à rajouter à son quota, le ministère de la défense nationale bloque ce processus et porte atteinte à son équilibre. Et le fait de vouloir deux ministres chrétiens à la tête des deux ministères en question prive le Bloc du changement et de la réforme d’un ministère souverainiste et place deux des ministres chrétiens du nouveau cabinet dans une position de neutralité et d’impuissance pour ne pas impliquer le président de la république.

Ceci aurait pu être acceptable si le premier ministre était consensuel à l’image du président de la république. Mais ce dernier appartient au parti de 14 mars tout comme le ministre de la défense Elias el Murr, ce qui constitue pour ce dernier parti un bonus, un ministre de l’intérieur neutre et un ministre de la défense rattaché à lui. Le quota des chrétiens se serait échappé à travers le président de la république vers l’autre parti politique. Ceci a motivé la proposition du général Aoun d’attribuer l’un des portefeuilles de la défense ou de l’intérieur à un ministre musulman et l’autre à un chrétien, Aoun devant nommer l’un d’eux, en refusant de se conformer, dans son choix, à la mentalité de transactions conclues aux dépens des droits et de l’équilibre.

Ceci est une affaire de droits et non de personnes. Mais il semble que le plan pour éloigner le général du pouvoir se poursuive, mais cette fois ci en écartant ceux qui devraient être représentés au pouvoir de manière à marginaliser les chrétiens comme c’était le cas en période de tutelle. Mais Aoun refusera ce plan destructif des droits des chrétiens quitte a rester en dehors du gouvernement, avec le soutien du Hezbollah et Amal. Ceci ne réalisera néanmoins pas le rêve de ceux qui souhaitent que le gouvernement d’expédition des affaires courantes reste en place jusqu’aux prochaines élections parlementaires. Le bloc du changement et de la réforme a demandé au président de l’assemblée « de convenir d’une séance parlementaire afin d’adopter les articles des accords de Doha relatifs aux circonscriptions électorales », d’un côte et lancer « le projet de rencontre chrétienne nationale » d’un autre .

Le général Aoun : Il faudrait amender les prérogatives du premier ministre afin qu’il ne regroupe pas l’exécutif et la surveillance dans le pouvoir exécutif.

Le Président de la république : la volonté de réconciliation triomphera de tout.

Le patriarche Ignatius 4 Hazim : Je crains pour le Liban des libanais.

Mohamet fneich : Suivre les conseils des américains créera des obstacles supplémentaires.

Le bloc populaire : le problème réside dans le portefeuilles et non dans les personnes.

Amal et le Hezbollah : C’est vous les initiateurs

Le courant du futur : Le Hezbollah a déchargé des munitions à Taalabaya.

Agop Pacradonian : Pour restituer leurs droits aux chrétiens il faudrait moins parler de leurs problèmes. Geagea n’a pas été coopératif à Doha.

Le mufti Kabbani : Les incidents de la Bekaa et de Beyrouth sont des actes terroristes auxquels nous avons assistés.

Kabbara et mikati : Ont critiqué Aoun.

Réactions suite à la visite de Rice : Elle est venue semer la discorde et faire échouer la solution .

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