Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Sleiman intervient dans la formation du gouvernement et la proposition de Aoun traduit le « consensus » autour du président

Posted by jeunempl sur juin 16, 2008

Abou El Ghayz critique et prévient d’une possible division du Liban et de la région. Un émissaire américain bientôt à Beyrouth

(Tayyar.org)

Rencontre des ex-généraux Michel Aoun et Michel SleimanLe processus de formation du nouveau gouvernement entame sa troisième semaine et le parti de la majorité n’a de cesse de poser des obstacles visant à semer la discorde entre le président Michel Sleiman et le général Aoun d’un côté et au sein de l’opposition d’un autre côté. Certains observateurs constatent que le parti du 14 mars a accepté l’accord de Doha à contrecoeur et tente par tous les moyens d’entraver son application en empêchant la formation d’un cabinet d’unité nationale et en rejetant la loi électorale qui pourrait bouleverser l’équilibre majorité, minorité.

Et malgré le discours optimiste de Seniora qui parle d’obstacles techniques qui seront surmontés, l’attitude du parti du 14 mars dévoile des intentions cachées qui se sont notamment traduites par les deux formules ministérielles proposées par Seniora et qui ne comprenaient pas les deux ministères de la justice et des télécommunications. Certains proposent également de commencer par le dialogue avant la loi électorale et placent la question de l’arsenal du Hezbollah au premier plan de tout dialogue, et disent que l’accord de Doha a accordé au président les deux ministères de l’intérieur et de la défense ainsi qu’un troisième portefeuille… Ils tentent aussi de limiter la représentation chrétienne de Aoun non pas au profit des chrétiens du 14 mars mais au profit de la majorité… Tout ceci place le processus de formation du gouvernement dans une situation compliquée…

Les complications qui entourent la formation du gouvernement se sont accompagnées d’une suite de manifestations et rencontres arabes dans le cadre du « dérangement » suscité par le rapprochement précipité entre la Syrie et la France. Des délégués français se sont rendus en Syrie et le président syrien a reçu une invitation pour assister aux manifestations organisées à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet. Les négociations entre Damas et Tel Aviv ont avancé ainsi que celles relatives à l’échange des détenus entre Israël et le Hezbollah. Parallèlement la question des fermes de Chebaa ainsi que les relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie ont été remises sur le tapis. Les pourparlers concernant les questions de la sécurité en Iraq et le dossier nucléaire en Iran semblent évoluer dans le bon sens. Ces évolutions se sont manifestées dans les positions prises par le 14 mars qui accusent la Syrie et l’Iran de continuer à mettre des bâtons dans les roues de la formation du nouveau cabinet en exerçant des pressions sur leurs alliés au Liban. Le ministre égyptien des affaires étrangères Ahmad Abou El Ghayz a, quant à lui, clairement déclaré que « la situation actuelle au Liban semble tendre vers la division du Liban et le monde musulman », il a terminé son discours en justifiant « le droit de l’Egypte à défendre la terre arabe » sans faire mention des sources du danger mais il a précisé que le Liban serait le champ de la bataille.

Le chef du Bloc du changement et de la réforme le général Michel Aoun, a proposé une issue à la crise gouvernementale, qui serait que le Président de la république nomme deux ministres, un chrétien et un musulman pour les ministères de la défense et de l’intérieur, ce qui renforcerait l’impartialité du Président. Si Berry a considéré cette issue, « bonne », la majorité s’est abstenue d’exprimer son avis sous prétexte d’attendre la réaction du président à cette proposition, des éclaircissements de la part de Michel Aoun sur cette proposition pourtant claire, ainsi qu’une réponse à la question de Elias El Murr au ministère de la défense.

Dans ce contexte, les observateurs s’attendent à une intervention du Président de la République suite à la conversation téléphonique qu’il a eue hier avec le général Aoun, ainsi qu’à une rencontre imminente entre les deux généraux qui pourrait représenter la seule issue à la crise gouvernementale.

Le secrétaire général de la Ligue Arabe Amr Moussa a nié toute intervention arabe ou qatarie dans le processus de formation du cabinet. Un émissaire américain devrait se rendre à Beyrouth dans la semaine, mais la nature de sa mission reste inconnue, et certains pensent que le nouveau cabinet sera annoncé avant son arrivée.

Le président de la république : Il n’y a aucune raison d’avoir la moindre crainte, l’ambiance entourant la formation du cabinet changera

Amr Moussa : Espère la formation du cabinet très prochainement. Il n’y aura aucune distribution des portefeuilles à Doha et on parle d’un ministre de l’intérieur impartial.

Amal : Nous nous engageons à appliquer l’accord de Doha et la première étape est un cabinet d’unité nationale

Gemayel : A critiqué la « précipitation » de la France à prendre contact avec la Syrie

Les Phalanges : Le problème est entre le président et Aoun

Georges Adouane : Pas de portefeuille pour Geagea

De Freige : Le cabinet est tributaire d’une décision régionale qui n’arrive pas

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