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Paris-Beyrouth, cinq heures chrono

Posted by jeunempl sur juin 8, 2008

(Le Journal du Dimanche – Marie Quenet)

Michel Sleiman & Nicolas Sarkozy - LibanQuand Nicolas Sarkozy débarque, samedi, à 10h15, sur le tarmac de l’aéroport de Beyrouth, ils sont déjà tous là, le long du tapis rouge. Le Premier ministre François Fillon, lunettes de soleil sous le ciel d’azur, mais aussi François Bayrou, le président du Modem, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre (UMP), ainsi que Patrick Devedjian (UMP), François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Michel Baylet (PRG), le ministre Bernard Kouchner et Cécile Duflot (Verts).

Tous ont accepté l’invitation à rencontrer le nouveau président libanais, Michel Sleimane, dont l’élection, le 25 mai dernier, a mis un terme à dix-huit mois d’impasse politique au Liban. Une délégation « sans précédent » qui vise, selon le chef de l’Etat, à adresser un geste fort « d’amitié fraternelle et de solidarité totale du peuple français dans toutes ses composantes » au Liban.

Certains dénoncent une opération de com’ pour le chef de l’Etat, qui ne décolle pas dans les sondages. Les responsables des partis français représentés au Parlement qui accompagnent Nicolas Sarkozy, eux, préfèrent parler de « signal fort ». « Le Liban est très important pour la France: ce qui se passe ici engage tout l’équilibre de la région. J’ai toujours défendu que, dans un pays comme le nôtre, il puisse y avoir, à des moments choisis, une démarche d’union nationale », explique François Bayrou entouré d’une armada de photographes. « Cela m’est aussi arrivé d’accompagner Jacques Chirac à plusieurs reprises », relativise Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, qui y voit « une démarche de soutien au peuple libanais ».

« Un terrible bilan carbone ! »

Même analyse de la part du premier secrétaire du PS, François Hollande: « Nous voulons aider le Liban, et non gagner des points dans je ne sais quel sondage. » Ce qui n’empêche pas celui qui n’exclut pas d’être candidat à la présidentielle en 2012 d’ajouter: « Quelle que soit l’alternance politique à venir, ce sera la même politique au Liban: exigence de l’unité et refus des influences extérieures. » De quoi parfaire sa stature internationale…

Et comme tous ces dirigeants ne sont pas « nés de la dernière pluie », certains avaient posé des conditions avant d’accepter le voyage. Notamment ne pas rejoindre le Président la veille, à Athènes. Peu importe, Nicolas Sarkozy en a profité pour dîner avec François Fillon et Jean-François Copé, le chef de l’UMP, avec lequel il a connu des relations un peu tendues ces derniers temps, en compagnie du Premier ministre grec Constantin Caramanlis, Hervé Morin et… l’animateur télé Nikos Aliagas, dans un restaurant panoramique situé sur les hauteurs d’Athènes.

Les autres dirigeants politiques, eux, sont partis de la base de Villacoublay, près de Paris, à moitié endormis, à 4 h du matin, à bord d’un Falcon. « La gauche était au fond, le centre au milieu et le secrétaire général du parti majoritaire, devant », ironise Jean-Pierre Raffarin. En piste pour une visite éclair de cinq heures: l’aéroport, le palais présidentiel, puis une rencontre avec la communauté française à la résidence des Pins. Aller-retour dans la journée. « Cela fait un terrible bilan carbone! » grimace Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui a fini par être invitée vendredi matin par l’Elysée après avoir maugréé de ne pas en être. Philippe de Villiers, le président du MPF, convié lui aussi in extremis, n’est pas venu pour des raisons d’agenda.

« Le discours de Nicolas Sarkozy ne me pose pas de problème »

Au palais présidentiel de Baabda, après s’être entretenu avec le président libanais, le chef d’Etat français réaffirme, avant de lever sa coupe de champagne, son attachement à un Liban « fort » et » indépendant ». Se garde bien de juger le Hezbollah – qui participe au déjeuner officiel avec les treize autres partis libanais – en répétant que la France est « l’amie de tous les Libanais, sans exception ». Au passage, il rend hommage, une fois n’est pas coutume, à « l’engagement constant du président Chirac », et réaffirme le soutien de la France à la création du tribunal à caractère international: « Nous resterons à vos côtés pour que la mort de Rafic Hariri et la longue litanie des attentats qui ont frappé tant des meilleurs fils du Liban ne demeurent pas impunies. » De quoi rassurer ceux qui s’inquiètent de le voir reprendre le contact avec la Syrie?

En fin de visite, François Hollande dit attendre la suite: « Le discours de Nicolas Sarkozy ne me pose pas de problème. A lui de faire preuve de cohérence en tenant les mêmes propos lors de la visite du président syrien à Paris… »

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