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Ibrahim Kanaan, député du Metn: «Le Liban, otage d’un conflit américano-syrien»

Posted by jeunempl sur avril 13, 2008

(Magazine)

Ibrahim Kanaan - CPL Tayyar«Le conflit actuel qui prend le Liban en otage est américano-syrien. L’attitude et les déclarations des deux bords dépendent des développements régionaux. L’alliance quadripartite, la politique de l’autruche menée par ses membres, leurs agendas contradictoires ont permis ces ingérences. Le seul moyen de briser ce cercle vicieux, c’est de nous entendre entre nous.» Interview d’Ibrahim Kanaan, membre du Bloc du Changement et de la Réforme.

Pourquoi l’initiative de Mgr Boulos Matar, destinée à rapprocher le tandem Aoun-Frangié de Bkerké, n’a pas encore été couronnée par une visite chez le patriarche Nasrallah Sfeir ?

Cette initiative a réussi à assainir les relations et à rapprocher la haute instance religieuse et nationale qu’est Bkerké avec l’instance politique la plus représentative chez les chrétiens, mais nous avons, par ailleurs, des objectifs communs, je vous donne en exemple le fait que le patriarche n’est pas contre l’adoption de la loi de 1960 pour les prochaines élections législatives. Il souhaite, simplement, qu’on y apporte quelques modifications qui ne nous dérangent pas d’ailleurs. Second point commun, l’église n’encourage pas le replâtrage du Cabinet Siniora, parce qu’elle considère que cette mesure consacre l’état actuel des choses. Ce qui est en cours, en ce moment, c’est la poursuite du dialogue, notamment en ce qui concerne le droit au retour des Palestiniens et l’engagement de la communauté internationale sur ce sujet. Nous discutons, également, du rôle du président de la République, qui doit être renforcé, donnant ainsi aux Chrétiens les moyens de participer activement à la vie politique. Pour en revenir à votre question, la visite à Bkerke a été reportée pour des raisons de sécurite ; elle peut avoir lieu en parallèle avec le travail de fond que nous poursuivons ensemble.

Le président Nabih Berry a déclaré que certains membres de la majorité, mais aussi de l’opposition, sont contre la reprise du dialogue. Ou se situe le Bloc du Changement et de la Réforme ?

Nous sommes favorables au dialogue, à condition qu’il soit bien défini, que son agenda soit clair et que toutes les parties s’engagent à honorer leurs promesses. Les décisions qui avaient été prises à l’unanimité lors des précédentes tables de dialogue n’ont pas été réalisées. En ce qui concerne les relations avec la Syrie, par exemple, les protagonistes s’étaient mis d’accord sur la nécessité d’assainir les relations bilatérales par un échange diplomatique, une délimitation des frontières et un règlement de la question des détenus dans les prisons syriennes. Pourquoi le Cabinet de Fouad Siniora n’est-il pas passé à l’action ?

Le chef du gouvernement appelle, sans cesse, à l’assainissement des relations entre les deux pays. D’ailleurs, il vient de faire une tournée dans les pays arabes dans ce sens. Cela ne dénote-t-il pas une volonté de concrétiser ce qui a été décidé autour de la table du dialogue ?

Je trouve qu’il y a une contradiction dans l’attitude de M. Siniora qui, d’une part, refuse de participer au sommet arabe, puis sollicite l’aide des pays arabes en demandant une réunion des ministres des Affaires étrangères.

Vous reprochez au gouvernement de ne pas aller de l’avant. La paralysie des institutions ne relève-t-elle pas de la responsabilité de tous ?

Nous considérons que nous n’en sommes pas responsables, pour la simple raison que nous n’avions pas fait partie de l’alliance quadripartite qui a conduit à la formation de ce Cabinet. Cette alliance s’est effondrée en cours de route, du fait que ses membres n’avaient pas une vision commune, un programme politique bien défini autour duquel ils pouvaient se retrouver.

Le président de la Chambre a déclare que les responsables syriens lui ont fait part de leur volonté d’établir des relations diplomatiques avec le Liban. Comment expliquez- vous ce changement dans l’attitude syrienne ?

Le conflit qui prend le Liban en otage est américano-syrien. L’attitude et les déclarations des deux bords dépendent des développements régionaux. L’alliance quadripartite, la politique de l’autruche menée par ses membres, leurs agendas contradictoires ont permis ces ingérences. Le seul moyen de briser ce cercle vicieux c’est de nous entendre entre nous.

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