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Rafick-Pierre Sékaly et son équipe

Posted by jeunempl sur mars 16, 2008

(La Presse – Anne Richer)

Rafik-Pierre SekalyCertains individus, bien que séropositifs, possèdent une protéine particulière, la protéine FOX03a, qui les protégerait contre des maladies immunodéficientes mortelles. Cette découverte de chercheurs québécois constitue une percée importante pour le traitement du VIH, qui touche plus de 33 millions de personnes dans le monde, dont 20 000 Québécois.

Le virus, qui joue à cache-cache et épuise le système immunitaire malgré tous les traitements, est enfin déjoué. La découverte, publiée et brevetée, pourrait mener à un vaccin.

Cette extraordinaire aventure, entreprise il y a une dizaine d’années, a été financée grâce à l’appui d’institutions publiques et privées du Canada, de la France et des États Unis. C’est le professeur Rafick-Pierre Sékaly, du département de microbiologie et d’immunologie de l’Université de Montréal, chercheur au CHUM, initiateur du projet et directeur de l’équipe, qui a accepté modestement d’être le porte-étendard de la Personnalité de la semaine, choisie par La Presse et Radio-Canada. Son équipe est également formée des chercheurs Elias El Haddad, Julien van Grevenynghe et Jean-Pierre Routy.

Au labo: le bonheur

M. Sékaly le répète, c’est l’équipe qui a réussi ce tour de force. Lui-même, qui possède un curriculum impressionnant, déclare que les honneurs sont gratifiants, mais que c’est le sens des responsabilités qui le mène à dépasser les limites de la connaissance. Au-delà des formules énigmatiques et des mystères résolus, c’est d’abord l’humain qui l’intéresse. «Que tous ces résultats puissent s’appliquer à soigner et à guérir», précise-t-il.

Comme chef d’équipe, rien ne lui importe davantage que de réunir l’énergie des cerveaux, mais aussi celle des coeurs.

Le docteur en biochimie a horreur des clans et des chasses gardées; pour faire reculer les limites de l’inconnu, il partage avec d’autres ce qu’il sait, ce qu’il pressent. «Il n’y a rien de tel que de partager ses idées, car c’est en étant soumis à la critique que l’on peut évaluer si nos idées sont bonnes, dit-il. Cet échange crée une émulation, nous permet de peaufiner nos recherches.»

À la fois artiste de la molécule et créateur d’espoir, ce travailleur inépuisable est au laboratoire environ 12 heures par jour. Le soir, chez lui, avec sa femme et sa fille, il travaille encore. Et la nuit, on le voit parfois expédier des courriels, dialoguer avec des confrères du bout du monde. «Cette carrière de chercheur impose de nombreux sacrifices à la famille. Mais mon père, déjà, était comme cela. Il s’est arrêté de travailler à 80 ans, il lui fallait toujours faire plus et mieux.»

Rafick-Pierre Sékaly a connu dans sa jeunesse des mentors qui lui ont fait découvrir ses forces intrinsèques. Il veut à son tour être une inspiration. Il a déjà formé plus de 30 étudiants au doctorat, ce qui est déjà un bel exploit.

Haro sur la mort

«Je ne peux pas tolérer que des gens talentueux n’exploitent pas leurs pleines capacités», déclare-t-il. «Quand je fais quelque chose, je veux être le meilleur, dit-il sans forfanterie. J’ai grandi comme ça, mes parents ont été ma grande inspiration.»

Il est né en Égypte et a grandi au Liban. Une «vie douce, insouciante, de beaux souvenirs». Il n’a pas oublié sa curiosité naturelle, sa boulimie de lecture. Il a aussi fait du théâtre!

Il vit au Québec depuis plus de 40 ans, et c’est ici qu’il a bâti sa vie. Dans ses rares moments de détente, il lit des tonnes de livres, y compris des romans, et retient tout grâce à une mémoire d’éléphant, confie-t-il. Il partage son écoute entre Wagner et Pink Floyd, lorsqu’il n’y a pas de course de Formule 1.

Maintenant dans la cinquantaine, n’ayant plus rien à prouver, son leadership s’exprime d’une manière plus attendrie qu’autoritaire. La logique et l’esprit de synthèse sont indispensables à tout chercheur, mais c’est aussi l’intuition qui le guide, ainsi que la créativité.

«Il ne faut pas oublier qu’on apprend de ce que les autres ont fait avant nous.» L’amour, l’amitié et le sentiment d’appartenance à la famille l’habitent depuis toujours, mais prennent une signification plus profonde lorsque ceux qu’il aime ou qu’il côtoie meurent du cancer. Le scientifique armé jusqu’aux dents, pourtant dévoué corps et âme à tenter de repousser la mort, ressent quelque chose qui ressemble à de la colère liée à un sentiment d’injustice, surtout lorsque la maladie s’attaque à des jeunes.

Le preux chevalier en quête d’absolu caresse une nouvelle idée: «Je vais peut-être laisser à d’autres experts les recherches actuelles et me consacrer au cancer…»

L’ennemi n’a qu’à bien se tenir!

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