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Le Kesrouan, une région négligée par l’État depuis de nombreuses années

Posted by jeunempl sur mars 8, 2008

(Anne-Marie El-Hage – L’Orient le Jour)

Jounieh - KesserwanC’est grâce à l’initiative de l’association Moubadarat que s’est déroulée hier la première journée du congrès sur le développement de la région de Kesrouan-Ftouh en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert. Ce congrès, qui s’est déroulé au centre Beit Hania à Harissa, en présence du vicaire patriarcal, l’évêque Antoine el-Andari, et de nombreuses personnalités politiques de la région, députés, présidents de municipalité, moukhtars… a mis en exergue les besoins en développement de la région, à tous les niveaux.

«Le Kesrouan-Ftouh est une région non seulement vouée à l’abandon, mais sinistrée » : c’est par ces propos que le député Farid el-Khazen, fondateur de l’association Moubadarat, a résumé les problèmes de la région et expliqué l’objectif de l’association qui vise à la mettre sur l’agenda des décideurs politiques en matière de développement. « Le développement équilibré comme prôné par la Constitution représente un pilier essentiel de l’unité du pays et de la stabilité du régime », a insisté le député, énumérant les différents secteurs sinistrés du Kesrouan-Ftouh, notamment l’infrastructure, l’éducation publique, l’agriculture, le tourisme et la santé. M. Khazen a aussi précisé que ce congrès complète une étude sur le terrain concernant l’avis des responsables locaux sur l’état de développement de 12 localités du Kesrouan-Ftouh et sur les solutions à envisager.

L’importance d’un développement équilibré

Quant au principe directeur du congrès, il se base sur la participation de la société civile aussi bien que sur celle des institutions officielles, non seulement dans les conférences, mais aussi dans les ateliers. Le député a tenu à souligner que « les fils de la région sont des citoyens qui s’acquittent régulièrement de leurs impôts et taxes et qu’ils sont en droit de recevoir des services de la part de l’État ». Et de conclure en promettant aux habitants de la région que « ce congrès aboutira à des actes concrets de développement du Kesrouan-Ftouh ».

À son tour, le représentant de la Fondation Friedrich Ebert, Samir Farah, a insisté sur l’importance du développement durable. Il a observé que « si le développement n’est pas assuré dans le cadre d’une politique équilibrée et équitable qui respecte les particularités et les besoins de chaque région, alors le processus de développement demeure incomplet et limité ». Affirmant que « le développement ne peut être réalisé en l’absence de la sécurité et de la stabilité politique », il a remarqué, reprenant une phrase de l’ancien chancelier allemand Willy Brandt : « La politique du développement est une politique en faveur de la paix. » Et M. Farah de préciser que « l’être humain est au cœur du développement » et que ce développement inclut « le droit à l’éducation et au travail, la liberté de penser et d’expression, ainsi que tous les droits de l’individu dans le respect des lois et d’autrui ».

Une infrastructure déplorable

Le président du regroupement des municipalités du Kesrouan-Ftouh, Nouhad Naufal, également président de la municipalité de Zouk Mikaël, a ensuite pris la parole insistant sur le fait que « le développement est le pont le plus solide qui traverserait le Liban », car « il est libre de tout sectarisme et de toute appartenance, au bénéfice du citoyen ». Il a insisté sur « l’importance d’un développement équitable qui toucherait tout le pays, à travers la décentralisation administrative, comme le prône le pacte d’entente nationale de Taëf ». M. Naufal a ajouté que « la région du Kesrouan-Ftouh est littéralement vouée à l’abandon et privée de développement depuis de longues années ». Il a alors fait état de l’état déplorable des routes et des artères, du manque d’eau et d’électricité, de l’absence de réseaux d’égout et d’eaux usées. Il a également évoqué le problème du danger que représente la fumée de la centrale de Zouk pour la santé des habitants, tout en espérant que « ce congrès qui se propose d’aborder tous les problèmes de la région permette d’aboutir à des solutions efficaces et réelles ».

Se sont alors déroulées les différentes séances de la journée qui ont tour à tour fait la lumière sur les problèmes des régions du Ftouh-Kesrouan, notamment les problèmes des secteurs commercial, touristique, archéologique, culturel, sportif, éducatif, industriel, agricole, des travaux publics et, enfin, des secteurs sanitaire, social et de l’environnement.

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