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Pourquoi ne pas vendre le Liban au plus offrant ?

Posted by jeunempl sur mars 8, 2008

(Billet – Roger Akl)

Cela fait un certain temps que je n’écris plus, car tout est dit par les chefs des différents partis rivaux, non seulement les vérités, mais aussi les insultes, les jurons, les accusations de trahison et d’obéissance à l’étranger. Tout a été dit aussi par les supposés protecteurs des différents partis libanais, les Américains, les Etats européens, les Israéliens, les Saoudiens, les Egyptiens, les Jordaniens, d’une part, et, d’autre part, les Syriens et les Iraniens.

Mais que se disent-ils et sur quoi ils se chamaillent ?

Le parti des Hariri, protégé par les premiers, demande la « règle démocratique » du parlement élu, qui choisit un gouvernement auquel tout le monde doit obéissance. Ils ont oublié tout ce que cette élection et le comportement de ce gouvernement avaient de dictatorial, d’inconstitutionnel et de corrompu, à tel point que l’opposition forte de sa majorité populaire s’est révoltée pacifiquement. Les Hariri, père et fils, nous ont jusqu’à maintenant coûté plus de 45 milliards de dollars de dettes aux banques (dont la plupart appartiennent à eux et leurs protecteurs saoudiens), pour rebâtir un centre de Beyrouth enlevé à ses propriétaires en faveur d’une société leur appartenant, ainsi qu’à leurs protecteurs. Ces dettes sont en augmentation exponentielle.

L’autre parti est accusé, par Hariri et ses alliés, d’obéir aux Syriens et aux Iraniens. Il est accusé d’avoir provoqué une attaque destructrice des Israéliens.

Je ne vais pas jouer à l’arbitre et dire qui a raison, car, personne ne m’écoutera et cela n’a pas d’importance. Ce qui a de l’importance pour les Libanais, c’est comment choisir et comment être écouté par toutes ces puissances, pour arriver enfin à la moins mauvaise des solutions, pour le Liban, car notre pays est trop petit pour qu’on nous laisse choisir la solution idéale, qui est une vraie démocratie. Cette solution idéale consiste à laisser le peuple choisir, par des élections rapides suivant une loi juste, celle du caza de 1960, « acceptée » théoriquement par toutes les parties, mais refusée de fait par les partisans du gouvernement car elle montrerait son manque de popularité.

Puisque le Liban est écartelé entre deux camps, nous allons essayer de le donner au mieux offrant. Voyons d’abord ce que les uns et les autres nous proposent pour nous gouverner et comment.

Le Liban sous la coupe des Hariri

Le camp de Hariri, qui nous gouverne depuis 1992, nous propose le même gouvernement et la même méthode que ceux actuels :
Ils nous proposent donc de continuer à nous endetter et d’obéir à un gouvernement dirigé par la coalition des banquiers wahhabites, sujets du roi saoudien, des chefs de milices, Joumblatt et Geagea, qui ont causé dans leurs combats, massacres, destructions (de nos biens et de centaines d’Eglises) et exode total de centaines de milliers de personnes, surtout chrétiennes.
Or, ce gouvernement est aux ordres du jeune Saad Hariri, sujet obéissant du roi d’Arabie saoudite, à qui il appartient âme, corps et biens. Dernièrement, nous avons appris dans le Monde Diplomatique de février 2008, qu’il s’appuie au Liban sur les djihadistes et qu’il en a déjà créé une armée de quinze mille hommes environs.
Il est donc logique que le Liban, sous sa férule, devienne une seconde Arabie saoudite, un pays où tout le monde doit obéir à la discipline fanatique des wahhabites, sous laquelle il n’y a aucune liberté religieuse, ou plutôt aucune liberté. Les femmes ne pourront plus conduire leurs voitures et les libertines seront condamnées à mort. Quant aux chrétiens, ils auront leurs églises détruites et ceux qui auront un évangile sous le bras seront jetés en prison. Je ne sais pas si les musulmans, qu’ils soient sunnites, druzes, alaouites ou chiites auront plus de libertés. Il faudra demander aux Saoudiens.
Le Liban devra aussi satisfaire les Américains, donc les Israéliens. Cela veut dire que nous devrons accepter l’implantation des Palestiniens, dans un pays déjà insuffisant pour ses habitants. Mais cela satisfera le wahhabisme saoudien car ils auront encore plus de Sunnites à « fondamentaliser ». Cette solution comporte aussi le désarmement forcé du Hezbollah et résultera probablement en une guerre confessionnelle totale entre sunnites et chiites. Les chrétiens se battront dans les deux camps et finiront massacrés par les deux bords. Bien sûr les fermes de Chebaa seront gardées par les Israéliens qui pourront gentiment annexer le Sud du pays et l’eau de ses fleuves, car les Libanais seront trop occupés à s’entre-tuer. Quant aux sociétés pétrolières, elles obtiendront le gaz de nos eaux territoriales.
Que nous offrent les Saoudiens en échange ?
Le Président Américain nous a fait la promesse de nous « pardonner » le tiers de nos dettes. C’est très généreux de sa part, surtout que nos dettes ont été faites pour enrichir les banques et la société Solidere (du Centre ville) appartenant aux Hariri et aux richards du Golfe !

Le Liban gouverné par l’autre parti

Les Hariri et les puissances de leur camp nous ont dit que si l’opposition obtenait une participation au pouvoir, nous serions de nouveau gouvernés par la Syrie et l’Iran.
Bien que cette menace ne soit pas crédible, comparons les libertés en Syrie et en Iran, à celles de l’Arabie saoudite.
Comparées à l’Arabie saoudite, la Syrie et l’Iran sont des modèles de démocratie. En Arabie, les libertés sont inexistantes, les autres religions sont opprimées et il n’y a pas d’élections, tandis que la police religieuse est crainte, même par les Saoudiens sunnites. Il n’est pas question d’une quelconque liberté politique du peuple, encore moins de libertés religieuses. En Syrie et en Iran, Il y a quand même des élections législatives et présidentielles, tandis que les libertés religieuses sont assurées. En Syrie, les minorités religieuses ont les mêmes droits politiques que la majorité.

Que choisir ?

Bien sûr, nous voulons d’abord nos libertés et notre démocratie. C’est pour cela que personnellement, je préfère l’opposition, car, vue la manière dont la Syrie et l’Iran sont gouvernés, nous pouvons croire que le Hezbollah et le général Aoun sont leurs alliés et non leurs sujets.
Par contre, le chef des partisans du gouvernement, Saad Hariri, est un sujet de l’Arabie saoudite et doit une obéissance aveugle à son roi. De plus, le gouvernement actuel a démontré qu’il ne peut rien décider sans en référer à l’étranger arabe ou lointain.
C’est pour cela que laisser le pouvoir à ce gouvernement, c’est à la longue, perdre les libertés, la démocratie et l’existence des chrétiens du Liban. Quel en est le prix ? Combien de milliards pour vendre nos libertés et notre pays ? Cent milliards ? Deux cents ? Quelle est la valeur de la liberté ?

En y pensant vraiment, la liberté n’a pas de prix.
C’est pour cela, Monsieur Bush, vous avez voulu nous acheter à très vil prix. Ce n’est pas un tiers de nos dettes qu’il faudrait nous payer. Ce n’est même pas toutes nos dettes, ni le double, ni un multiple de ces dettes.
Non, Monsieur Bush, non, Messieurs les dirigeants européens, non, « Monsieur » le roi d’Arabie saoudite et vous autres qui appuyez ce gouvernement fantoche, non, le Liban et nos libertés ne sont pas à vendre.
Allez chercher ailleurs, si vous trouvez une patrie de rechange à ces pauvres Palestiniens, chassés de leurs foyers. Il y a beaucoup de place et d’argent en Arabie saoudite et, si la famille royale a besoin d’un refuge, un jour, le Liban lui offrira généreusement l’asile.

4 Réponses vers “Pourquoi ne pas vendre le Liban au plus offrant ?”

  1. AKL Roger said

    Voici une nouvelle
    Utopie ?
    La Fédération de Paix Universelle, dont le nom même exprime ce que tant de gens voient comme une utopie, a invité les femmes des anciens chefs d’Etat à Séoul le 9 Février . Or, en effet, Paix Globale ou Paix Universelle est encore un vœu pieux qui n’a jamais existé.
    Actuellement, la paix globale apparaît encore plus lointaine. Il n’y a pas un coin du globe où les hommes ne tuent pas d’autres hommes ou les asservissent. On avait pensé qu’à la fin de la guerre froide, les Etats-Unis, ayant le monopole de la superpuissance, mettraient en application les idéaux de la révolution américaine, qu’ils ont professés lorsqu’ils avaient des rivaux aussi puissants qu’eux et qu’ils traitaient de dictatoriaux.
    Hélas, malgré les belles paroles et les appels à la démocratie dans le monde, les Etats-Unis ont utilisé la guerre et les armes pour chercher à asseoir une paix globale basée sur leur hégémonie.
    Au lieu de paix universelle, le monde se débat dans des conflits sur tous les continents et surtout une guerre de religions mondiale qui ne dit pas son nom.
    On ne peut pas arriver à la paix, sans qu’il y ait d’abord justice. On ne peut pas être juste sans connaître la vérité. On ne peut pas arriver à la vérité sans un dialogue véritable, dans lequel les deux ennemis écoutent les doléances respectives et les raisons du camp adverse et se débarrassent de leur égocentrisme. Le premier à devoir écouter est le plus puissant, car il est le plus tenté d’utiliser l’arme qu’il croit lui donner une supériorité.
    Ce qui est normal. Car le plus fort et le plus riche a toujours voulu profiter du plus faible et du plus pauvre, pour l’asservir et l’utiliser pour s’enrichir de plus en plus et profiter d’un pouvoir dont il tire orgueil et complexe de supériorité.
    C’est pour cela que l’histoire est jalonnée de conquêtes et de guerres que les Empires ont entreprises pour étendre leurs frontières et voler les ressources des peuples les plus pauvres et les plus faibles.
    Mais on ne peut pas atteindre la paix, encore moins une paix universelle, en faisant la guerre.
    Ces jours-ci, les empires sont coiffés par les sociétés multinationales, qui dirigent ce qu’on appelle à tort les démocraties pour le plus grand bien et la plus grande richesse de leurs dirigeants.
    Ces sociétés ou « corporations » dominent les médias et déforment ainsi la vérité, base de la justice qui devrait apporter la paix. Il serait donc impossible de connaître la vérité, au milieu d’une désinformation devenue une science, la science de la communication de masse, qu’on devrait appeler plutôt, lavage de cerveau populaire.
    En général, lorsqu’on veut, malgré cela, savoir la vérité sur une guerre, il y a un moyen infaillible : se demander qui des deux combattants est le plus fort et le plus riche et alors en déduire qu’il est le principal responsable du conflit.
    Les Etats-Unis, étant la seule superpuissance mondiale, sont donc les principaux responsables des guerres à travers le monde et les instances internationales, ONU, Banque mondiale, Fonds monétaire international, sont à la merci des plus forts et des plus riches qui les manipulent lorsqu’ils ont besoin d’un certificat de légalité internationale.
    Les peuples des pays pauvres et faibles ne peuvent pas compter sur leurs gouvernements surtout lorsque la seule superpuissance les appelle « démocratiques », car cette dénomination veut dire que ces gouvernements obéissent à ses injonctions et s’enrichissent et enrichissent leurs maîtres étrangers aux dépens de leur peuples appauvris.
    Le problème est donc difficile à résoudre et même a tendance à s’exacerber, car les plus faibles, ne pouvant pas se défendre, se tournent vers la religion dans ce qu’elle a de plus extrême. Nous observons alors des guerres dites de « terrorisme » religieux et extrémiste, alors que le principal terroriste est l’Etat qui en a été la cause par son injustice, affamant et asservissant des populations entières, si auparavant il n’a pas excité lui-même les fanatismes, entraîné et financé les mouvements terroristes pour ses intérêts du moment.
    Sait-on que la faim dans le monde pourrait être éliminée avec le millième de ce qu’on dépense sur les armes ?
    Malheureusement, les guerres enrichissent les sociétés qui dirigent les Etats industriels, par leurs moyens financiers, leur permettant de faire élire les députés et les Présidents des grandes démocraties, les changeant en « corporatocraties » non démocratiques pour enlever la liberté des peuples mêmes qui se croient encore libres.
    Un petit exemple dans ce qui se passe au Moyen-Orient : La guerre contre le terrorisme, proclamée par le Président Bush, a coûté au contribuable américain plus de trois mille milliards de dollars ; Des centaines de milliers de vétérans blessés et invalides seront soignés dans les hôpitaux durant des dizaines d’années. Cette guerre a été déclarée contre une organisation et un Etat créés, entraînés et financés par les Etats-Unis et son principal allié pétrolier, l’Arabie saoudite. Elle a créé des divisions au Moyen-Orient entre Arabes et Perses, entre Chiites et Sunnites et cela a provoqué :
    1 – Une augmentation des prix du pétrole qui a appauvri les peuples, dont le peuple américain, mais enrichi les sociétés pétrolières et les magnats du pétrole.
    2 – Elle a enrichi les sociétés de BTP pour reconstruire ce que la guerre a détruit, les sociétés d’armement, ainsi que celles utilisant des mercenaires et toutes ces sociétés possèdent des milliers de médias et des lobbies énormes finançant les campagnes électorales.
    3 – Elle a réduit le peuple américain à l’obéissance et lui a fait accepter une diminution de ses libertés et de son aisance, en le terrorisant avec l’épouvantail du terrorisme. Ben Laden a pris l’habitude d’apparaître et de menacer les Américains sur les écrans de télévision américaine quelques jours avant des élections importantes. C’est dire que terrorisme et contre-terrorisme se complètent et s’entraident.
    Quant à la politique de ces corporations, dans le monde, elles gouvernent les pays dont elles convoitent les ressources en les endettant, avec l’aide de leurs gouvernements dits « démocratiques » pour les contrôler et les voler, sans tenir compte des cultures animales ou végétales, détruisant, en ce faisant, l’équilibre de la nature et nous entraînant dans un tourbillon de désastres, menant vers la fin de l’espèce humaine si on n’y prenait pas garde.
    Paix globale, dites-vous ? Ce serait plutôt la paix mondiale des cimetières que nous préparent les grands dirigeants de la planète.
    Comment s’en sortir ? Cela ne peut se faire qu’en convaincant les grandes puissances et surtout la seule superpuissance et ses dirigeants de corporations, que, sans la paix, le monde va vers l’anéantissement et que leurs enfants et petits-enfants n’auront pas la possibilité de survivre. Cette paix ne peut se faire que par la justice et la recherche de la vérité.
    Aurions-nous besoin de nouveaux Ghandis ?

    Roger AKL

  2. AKL Roger said

    Une autre
    L’Europe, après le Liban, dans le collimateur.

    « Ce qui me dérange dans tes écrits, c’est qu’ils sont prosyriens », me dit un ami français. Prosyrien, moi ? C’est ce qu’on attribue aussi au général Michel Aoun, qui a passé trente ans de sa vie à lutter contre l’occupation syrienne. De quoi l’accuse-t-on ? On l’accuse d’avoir fait un accord avec le Hezbollah, représentant la plus grande communauté libanaise, accord qui a visé, dans cinq de ses dix clauses, à appuyer la souveraineté libanaise, par rapport à la Syrie, et a jusqu’à maintenant sauvé le Liban de la guerre civile et confessionnelle, guerre recherchée par les supposés amis des Chrétiens du Liban, devenus ânes de la fable, du XXème siècle à ce jour. L’Europe est candidate à les remplacer dans cette situation peu enviable, une fois le Liban mort et enterré. Je commence par un petit rappel :

    Aperçu historique.

    1948 : Les Arabes, forcés par l’empire britannique à quitter les terres conquises et « déclarés battus » par les Israéliens, les populations palestiniennes sont chassées de leurs foyers et se réfugient dans les pays arabes avoisinants, dont le Liban.
    1967 : Guerre des six jours, occupation de Gaza et de la Cisjordanie, par les Israéliens, d’autres réfugiés palestiniens arrivent au Liban.
    1970 : L’OLP (organisation de libération de la Palestine), chassée de Jordanie commence ses opérations à partir du Liban et se heurte à l’Etat libanais, dirigé principalement par les Chrétiens du Liban. Les Palestiniens, voulant alors revenir chez eux, font la guérilla contre Israël et occasionnent des représailles israéliennes contre le Liban. Les Libanais sont alors divisés, sur des bases confessionnelles entre pros et anti-Palestiniens. Du côté palestinien se rangent surtout les Sunnites et ceux qu’on a appelés les progressistes, composés des communistes et des partisans de la famille Joumblatt, appuyés par la Syrie. De l’autre, se trouvent les Chrétiens et le commandement de l’Armée libanaise dont je faisais partie. Les Occidentaux et les Israéliens qualifient alors les Palestiniens de terroristes.

    1973 : Henri Kissinger, alors Secrétaire d’Etat, fait la tournée du Proche-Orient et visite Hafez el Assad, dont il fait les éloges. Au Liban, il est reçu à la frontière syrienne, pour des raisons de sécurité. Il aurait alors fait la remarque qu’un Etat qui ne peut pas le recevoir dans sa capitale ne mérite pas d’exister. Il est accusé depuis, avec raison, d’avoir planifié l’occupation du Liban par la Syrie, occupation qui ne va pas tarder.

    1975 : Début de la guerre confessionnelle libanaise et de ma mission à Washington, comme adjoint à l’attaché libanais des Forces Armées : Les Américains qui traitaient les Palestiniens de terroristes, lorsqu’ils cherchaient à reprendre leurs terres et leurs biens, se rangent, vus de mon poste à Washington, de leur côté contre nous, et nous qualifient de « Chrétiens privilégiés voulant chasser les pauvres Palestiniens du Liban. Où iront-ils ? » La réponse pour moi était claire : ils devaient pouvoir retourner chez eux en Palestine. En tous cas, ayant tourné leurs armes contre leurs bienfaiteurs, ils ne pouvaient plus rester au Liban.

    Ce fut à ce moment-là que je pus toucher du doigt ce qu’on appelle la « science de communication de masse » ou plutôt du « lavage de cerveau collectif » qui m’avait trompé et trompe encore les populations du monde, par la désinformation organisée des médias, dominés par les grands groupes militaro-industriels, énergétiques, bancaires et de BTP, liés de manière institutionnelle aux dirigeants des Etats de la planète. Les dirigeants des Etats riches et puissants installant au pouvoir leurs protégés et employés des Etats faibles et pauvres dont on veut voler les ressources.
    Ce fut à ce moment aussi que je compris que le Liban « delendus est » ou devait être détruit.

    1976 : La Syrie occupe une partie puis tout le Liban avec la complicité des Américains, des Israéliens et des Arabes.

    1990 : La constitution libanaise est changée sous la pression des Américains et des Arabes, surtout des Saoudiens, de manière à consacrer le mandat syrien sur le Liban et la direction du pays par le sujet du roi d’Arabie, le Premier ministre libanais, Rafik Hariri. Ce dernier crible le Liban de dettes avec la bénédiction américano-franco-saoudo-syrienne.

    2005 : Rafik Hariri est assassiné. Les Syriens quittent le Liban et les mêmes collaborateurs des Syriens sont placés à la tête du pays comme anti-syriens : Les Joumblatt, Hariri et la majorité parlementaire nouvellement choisie… Avec eux, on a placé aussi les Sunnites pro Palestiniens, qualifiés aujourd’hui de proaméricains, tandis que Michel Aoun, l’éternel indépendantiste, est traité de prosyrien.

    Les contradictions de la politique américaine.

    11 septembre 2001 : Attentat de New York. Ben Laden et Al Qaeda sont accusés de ce crime et la guerre contre le terrorisme est lancée. Le monde entier appuie l’Amérique.
    Contrairement à ce qu’on attendait, les Etats-Unis se détournent rapidement de leur « ennemi » principal pour aller s’attaquer, avec toutes leurs forces, à l’ennemi de leur ennemi, Saddam Hussein sous de faux prétextes. Ce qui laisse penser que Ben Laden et Al Qaeda, entraînés et financés, par eux et leur allié saoudien, ne les intéressaient plus ou n’étaient que des épouvantails utilisés pour terroriser leurs populations.

    2005 : Le parlement libanais, dont la majorité a été élue sous pressions américaines et occidentales, suivant une loi syrienne éliminant le vote chrétien, ce parlement, toujours appuyé par eux, libère, sans réaction occidentale, des dizaines de terroristes fondamentalistes sunnites, qui seront ensuite accusés d’actions terroristes au Liban et se battront de nouveau contre l’armée libanaise au camp de Nahr el Bared.

    Elections américaines de 2004 et 2006 : Quelques jours avant le vote, Ben Laden apparaît à la télévision américaine pour menacer et terroriser les électeurs, qui élisent alors le Président Bush et les Républicains pour se rassurer.

    2006 : Israéliens et Américains trouvent que le gouvernement syrien ne peut pas être renversé, « car il serait alors remplacé par des intégristes sunnites ». Ils ont raison et si cela arrivait, les Chrétiens de Syrie seraient éliminés comme ceux d’Iraq et de Palestine, tandis que le tour de ceux du Liban deviendrait très proche. D’ailleurs, le soupçon qui pèse sur le gouvernement sunnite libanais, c’est de s’appuyer sur les intégristes sunnites libanais et syriens.
    Quant à l’Iraq, les Américains ont appuyé un gouvernement chiite, ami de leurs « ennemis » syro-iraniens.

    Ceci est donc ma réponse à mon ami français : la vérité est souvent le contraire de ce que les médias et même vos services vous racontent.
    Le plan américain semble être, non point la démocratie, mais le chaos au Liban et au Moyen-Orient et cela assure plusieurs avantages pour les groupes multinationaux cités plus haut :
    D’abord et en premier, le Liban, symbole de démocratie et de partage du pouvoir entre diverses communautés ne doit pas survivre dans un Moyen-Orient qui doit être assujetti au chaos, car :
    Le chaos engendre des guerres qui ont besoin d’armes et ces groupes les fournissent.
    Le chaos engendre des destructions et la nécessité de reconstructions coûteuses, que les sociétés de BTP se feront un plaisir de facturer aux plus hauts prix, sans oublier qu’il faudra aussi des mercenaires de sécurité, lesquels en Iraq sont plus nombreux que les soldats américains.
    Le chaos au Moyen-Orient augmente les prix du pétrole et les gains des sociétés pétrolières.

    Ce n’est pas l’intérêt des Etats et des peuples américains et européens, mais celui des sociétés multinationales et des lobbies qui les contrôlent.
    Quant à la guerre civile libanaise, elle permettra l’occupation du Sud du Liban par Israël et l’accaparement de l’eau libanaise, plus précieuse que le pétrole, sans oublier que les eaux territoriales du Liban sont pleines de gaz, que les sociétés précitées se feront un jour un plaisir de soutirer.
    Non, je ne suis pas prosyrien. Je suis, avec mes concitoyens libanais, victime d’un plan où les Américains sont décideurs et dont certains Etats du Moyen-Orient sont les exécutants.

    Et l’Europe ?

    Les dernières nouvelles du Kosovo laissent penser que l’Europe est sur le chemin du communautarisme. La Yougoslavie a été divisée en Etats communautaires, l’un catholique, l’autre musulman et le troisième orthodoxe. Les derniers Serbes (chrétiens orthodoxes) du Kosovo vont en être chassés.
    Je demandais un jour à un ami sécuritaire français pourquoi la France s’alliait avec les anciens alliés de l’Allemagne nazie et s’attaquait à ses alliés traditionnels de Serbie. Il m’a répondu très simplement que c’était pour ne pas diviser l’Europe.

    Quant à la Turquie, une fois entrée en Europe, elle va être le cheval de Troie prévu par les Américains pour que l’Europe ne devienne jamais une puissance militaire.
    Cela était déjà apparu dans la constitution européenne (ou traité constitutionnel) refusée par les Français et dans laquelle la défense de l’Europe devait se faire « dans le cadre » de l’OTAN, c’est-à-dire dans un cadre où les Turcs ont la possibilité de poser leur veto à toute décision de défense européenne, à moins qu’on ne les accepte comme Européens à part entière.
    Est-ce que le nouveau traité, approuvé par les Parlements, a gardé cette clause ?
    Si cela était, les Européens devraient savoir qu’ils sont la nouvelle cible, surtout qu’au début des années 90 l’écrivain et économiste Paul Kennedy prévoyait que l’Europe serait la première puissance économique du XXIème siècle et qu’après cinquante ans, la première puissance économique deviendrait la première puissance militaire.
    Les Américains pouvaient-ils le permettre ?

    Roger AKL

  3. AKL Roger said

    Renversement historique de la situation au Moyen-Orient.

    Il a commencé avec le départ forcé des Israéliens du Liban en l’an 2000, leur échec dans leur campagne de l’an 2006, comme l’a reconnu le rapport sur l’enquête Winograd, dont le but était de savoir les raisons de la « défaite » israélienne, face à quelques milliers de résistants libanais, et enfin l’échec d’Israël à réduire Gaza en prison, pour deux millions de Palestiniens affamés, et en lieu de « chasse gardée » pour ses soldats, où les Palestiniens désarmés sont pourchassés comme des pigeons.

    L’enquête Winograd est aussi un constat d’échec, pour les gouvernements arabes apeurés par la machine de guerre israélienne, qui a battu leurs armées dans des guerres à répétition, alors que quelques résistants courageux l’ont défaite, malgré ses avions, ses chars, ses flottes et leur sauvagerie inhumaine.

    L’enquête Winograd aurait dû faire rougir de honte les partisans, les ministres et les politiciens apologistes du gouvernement libanais de Monsieur Siniora, alors qu’ils ont critiqué une victoire historique arabe (et surtout libanaise) sur Israël, qui aura encore d’énormes conséquences sur l’histoire des relations entre Israël et les Arabes.

    Pourquoi le monde arabe et le gouvernement libanais se sont-ils sentis visés par la victoire libanaise sur Israël ? Il est malheureux de le dire, c’est parce que cette victoire a été, en premier lieu, la victoire du Hezbollah chiite, alors que les dictatures arabes et celle libanaise sont sunnites, fanatiques et confessionnelles. En second lieu, c’est une victoire « populaire des pauvres » alors que les gouvernants dictatoriaux du monde arabe et du Liban favorisent les riches aux dépens des pauvres et trahissent leurs peuples, en s’entendant avec l’étranger pour les asservir et les voler.

    C’est ainsi que nous voyons l’ambassadeur de l’Arabie saoudite menacer les Libanais d’obéir aux injonctions de la Ligue arabe, d’une élection sans conditions du Président de la République, sinon…
    Sinon quoi, Monsieur l’ambassadeur, vous prenez-vous pour l’ambassadeur des Etats-Unis ? Dommage que vos menaces semblent être pour précipiter l’élection du général Michel Sleiman, commandant en chef respecté de l’Armée, car il a partagé avec le Hezbollah la lutte pour la victoire de 2006.
    Dommage, car un personnage aussi illustre perd à être défendu par le représentant de la théocratie dictatoriale, qui nous a imposé ce gouvernement corrompu et corrupteur, installé par elle et ses alliés occidentaux pour nous faire perdre nos libertés et nous endetter de plus de cinquante milliards de dollars. Il est donc compréhensible que l’opposition exige des garanties, avant de participer à l’amendement de la constitution permettant son élection. Car cette insistance suspecte de la part de tous ces gouvernements, qui ont prouvé leur collusion avec nos ennemis, ne peut qu’exciter la méfiance.

    Nous aimons les Arabes, c’est pour cela que nous vous écoutons poliment. Nous aimons aussi les peuples occidentaux quand ils acceptent nos libertés. Mais quand leurs ambassadeurs dépassent les bornes et se mêlent de nos affaires intérieures, pour des intérêts contraires à ceux du Liban et des peuples arabes, alors nous disons « Kafa » (cela suffit).
    Il est temps que les ambassadeurs arabes et occidentaux se limitent à leurs missions et cessent d’interférer dans les affaires intérieures libanaises. Il est vrai que lorsque le gouvernement libanais est sous leurs ordres, personne ne peut les en empêcher.

    Personne, sauf l’opposition qui a toute raison d’exiger que les gouvernements futurs, du futur Président de la République, offrent des garanties qu’ils ne poursuivront pas les mêmes politiques corrompues de ceux qui les ont précédés depuis 1992, dans le but de forcer le Liban à accepter les desiderata israélo-américains d’implantation des Palestiniens chez nous.

    Quant aux gouvernements arabes, ils feraient bien de reconnaître rapidement le changement stratégique survenu par la victoire du Hezbollah et celle populaire de Gaza et d’agir en conséquence. Car leurs peuples et celui d’Israël ont commencé à le faire.

    Ils feraient donc bien de se rendre compte que la donne a changé, que le monde a besoin du pétrole arabe, qu’Israël ne pourra plus impunément violer leurs frontières, car la victoire du Hezbollah a montré aux Arabes le chemin de la résistance à l’occupation et à l’oppression. Les gouvernements arabes suivront leurs peuples ou finiront par être renversés.

    Quant au confessionnalisme et au fanatisme religieux, ils doivent laisser de nouveau la place au nationalisme, dans lequel il n’y a d’autre différence, entre Arabes sunnites, chiites ou chrétiens, que celle du patriotisme. Ce fut la principale leçon de cette résistance victorieuse du Liban à l’agression israélienne. « Kafa », nous n’obéirons plus jamais aux interférences étrangères quelles qu’en soient les conséquences. Peuples arabes, les Libanais vous montrent la voie de la liberté.

    Quant à Israël et aux Etats-Unis, le rapport Winograd devrait leur faire comprendre que la donne a changé et que tôt ou tard les Arabes comprendront. Il est grand temps pour eux de « ramasser leurs billes » et de se mettre sérieusement à la recherche d’une paix juste, suivant les résolutions si nombreuses des Nations unies. Le plan de paix arabe pourrait en être la base.

    Je conseille au peuple israélien de ne pas avoir peur de la paix, car c’est le seul moyen pour lui de se rapprocher des Arabes et de s’enrichir en enrichissant la région. Car, la région du Moyen-Orient devrait devenir une région de paix, dans laquelle la technologie israélienne, les diasporas mondiales israélienne et libanaise, la main-d’œuvre et le pétrole bon marché arabes ne pourront qu’en faire une des grandes puissances économiques du XXIème siècle.

    Ne serait-ce pas à cause de cette crainte que les grandes puissances mondiales empêcheraient les uns et les autres de faire la paix et les encourageraient à poursuivre leurs guerres fratricides, malgré leurs affirmations du contraire ?

    Roger AKL

  4. mourad said

    pourquoi ne pas vendre le Liban !C’est une honte d’ecrire des choses pareilles et pourquoi ne pas vendre israel au plus offrant car la cause de tous les problème sur ces terres sont bien à l’origine de la création d’un état d’israel sur les terres des arabes c’est une lache idée surtout que la participation à toutes les avancées sur tous les plans notemment en ce qui concerne l’asronomie,les sciences les arts n’en n’ont jamais fait allusion dans les pays occidenteau à croire que les arabes ne sont que des incapables et que les occidentaux on tout inventer!!
    Tous ces soit disant intelectuel et journaliste qui nous montre que l’islam n’est qu’une religion de terreur devraient dès aujourd’huit se mettre à pratiquer l’islam car je ne donne pas cher de leurs ames au jugement dernier!En effet je constate que les médias ne font qu’entretenir un mouvement anti islam afin de s’octroyer la faveur des conservateurs et plonger le pays dans une terreur sans fin et de pouvoir ainsi le gouverner.

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