Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Simon Abi Ramia, du CPL, parle d’une guerre froide larvée entre les protagonistes

Posted by jeunempl sur février 23, 2008

Simon Abi Ramia - CPL Tayyar« La détente par l’image », résultat maximal de la nouvelle mission Moussa, selon les sources de l’opposition

(Scarlett Haddad – L’orient le jour)

En invitant le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa à reporter sa visite à Beyrouth s’il n’a pas de nouvelles idées à présenter aux protagonistes libanais, le général Michel Aoun n’avait nullement l’intention d’entraver la médiation arabe, affirment des sources du CPL. Il cherchait surtout à ne pas donner aux Libanais de fausses illusions. L’opposition en général et le CPL en particulier ne semblent donc pas attacher beaucoup d’espoirs sur la prochaine mission de Moussa, qui, sauf changement de dernière heure, est attendu à Beyrouth pour une visite éclair de quelques heures dimanche, pour parrainer une nouvelle rencontre entre les représentants de la majorité et de l’opposition.

Simon Abi Ramia, cadre du CPL, précise ainsi que le général Aoun développera au cours de cette réunion, si elle se tient, les deux formules jugées acceptables par l’opposition au sujet du futur gouvernement. Soit l’opposition y possède le tiers de blocage, soit les portefeuilles sont répartis selon le principe des trois tiers, en application du slogan « ni vainqueur ni vaincu », avec toutefois une série de garanties mutuelles pour assurer une participation réelle au pouvoir. Parmi ces garanties, ajoute M. Abi Ramia, l’opposition exige, par exemple, que les trois parties participent à toutes les décisions importantes qui exigent, selon la Constitution, les deux tiers des voix des ministres. Car, sans une telle garantie, si les dix ministres de l’opposition et ceux du président sont d’accord sur une de ces questions, ils ont les deux tiers du Conseil des ministres. C’est le cas aussi dans toute question qui obtient l’aval de deux des trois parties, et la troisième sera exclue. Or, selon le cadre du CPL, si on veut un partenariat réel, aucune des trois parties ne devrait être tenue à l’écart, si l’on veut respecter les textes et l’esprit de la Constitution.

Abi Ramia ne considère pas que l’exigence de cette garantie est l’expression d’un manque de confiance à l’égard du président de la République et de ses ministres. Il commence par relever le fait que le général Michel Sleimane n’a pas un groupe politique. Le fait de le choisir comme candidat consensuel est, selon lui, une reconnaissance du rôle de l’armée, indépendamment de la personne de son commandant en chef, alors que le pays est géré par la classe politique qui est élue par le peuple. Mais il ajoute que la demande de cette garantie est la preuve de la volonté de partenariat chez l’opposition.

La loi électorale
Autre garantie réclamée par l’opposition : la promesse formelle de l’adoption de la loi électorale de 1960 comme base pour les prochaines élections. « C’est une question que je pose aux chrétiens de la majorité, affirme Abi Ramia. Veulent-ils rester dans l’attitude de dhimmitude par rapport au Courant du futur, en étant élus sur les listes de Hariri, dans des circonscriptions à dominante sunnite, ou bien souhaitent-ils être l’expression de la volonté chrétienne ? » Selon lui, en réclamant l’adoption de la loi de 1960, qui prend le caza comme circonscription électorale, l’opposition cherche à restituer des sièges aux chrétiens, puisqu’à travers la loi actuelle, 20 députés chrétiens sur 64 sont élus par les chrétiens, dans les circonscriptions de Kesrouan-Jbeil, du Metn et de Zahlé. Abi Ramia se demande ainsi si ce n’est pas pour cette raison que le CPL est combattu par les chrétiens de la majorité, qui souhaiteraient peut-être conserver leurs sièges parlementaires au détriment de la volonté des chrétiens.

Abi Ramia confie qu’il ne s’attend pas à un déblocage au cours de la prochaine réunion entre les représentants de l’opposition et de la majorité. Il se base essentiellement sur les déclarations des piliers de la majorité qui ne semblent pas, dit-il, vouloir accepter les propositions de l’opposition. Quant à cette dernière, elle ne peut pas, selon lui, faire plus de concessions. Elle a, dit-il, déjà renoncé à son candidat, puis elle a accepté de passer de 45 % à 34 % des sièges au sein du gouvernement, et on ne peut pas lui demander de s’annuler…
Abi Ramia précise que le directeur du secrétaire général de la Ligue arabe, Hicham Youssef, n’a pas présenté de nouvelles idées au cours de ses derniers entretiens avec l’opposition. Il s’est simplement contenté de demander quelles sont les garanties réclamées pour l’adoption de la formule des trois tiers.

Impasse
Le cadre du CPL estime que si Amr Moussa tient malgré tout à la réunion de dimanche, c’est pour dire que la médiation arabe se poursuit et pour faire baisser la tension sur le terrain. « C’est la détente par l’image », lance Abi Ramia, qui ajoute que M. Amr Moussa accomplit aussi son rôle naturel en essayant de faire réussir le sommet arabe du 29 mars, dans lequel le Liban semble être un dossier brûlant.
À ce sujet, Abi Ramia précise toutefois que ceux qui croient que la Syrie peut faire pression sur l’opposition pour qu’elle renonce à ses exigences se trompent totalement. Et le choix du général Aoun comme négociateur au nom de l’opposition en est la meilleure preuve. De son côté, il n’y a donc aucune dimension régionale ou internationale à sa position. Par contre, Abi Ramia affirme ne pas pouvoir en dire autant de la majorité qui paraît, selon lui, sensible aux déclarations des responsables américains et autres. « S’ils croient que la Syrie peut influer sur l’opposition pour qu’elle accepte sa reddition, déclare Abi Ramia, d’autres pays comme l’Arabie saoudite et les États-Unis peuvent-ils demander à leurs alliés au Liban d’accepter le partenariat réel ? »

Alors, c’est l’impasse totale ? Abi Ramia répond par l’affirmative, tout en précisant qu’en dépit des derniers incidents, qui sont le reflet de la tension sur le terrain, on se retrouve dans une sorte de guerre froide larvée. Selon lui, les incidents resteront limités, car une guerre civile suppose la volonté chez les dirigeants de la mener. Or ceux de l’opposition ont défini clairement les lignes rouges : pas de guerre civile. Abi Ramia relève toutefois que les derniers incidents ont montré que le Courant du futur se comporte comme une milice et a même des responsables sécuritaires, alors que depuis quelque temps, on accusait le CPL d’armer ses partisans.
En réponse à une question, Abi Ramia reconnaît que de plus en plus de voix chez les partisans des deux camps réclament un vainqueur et un vaincu. « Mais nous continuons à croire qu’un miracle peut se produire lorsque les responsables de la majorité se rendront compte que le seul horizon possible pour les Libanais est la coexistence, non le soutien de telle ou telle autre partie régionale ou internationale. »
Sur le scénario d’une guerre israélienne doublée d’affrontements internes véhiculés par certains médias, Abi Ramia a estimé que si ce scénario devait se concrétiser, cela voudrait dire que les suspicions d’allégeance de la majorité envers Israël seraient vérifiées…

Une Réponse vers “Simon Abi Ramia, du CPL, parle d’une guerre froide larvée entre les protagonistes”

  1. Samir S.OBEID said

    ZELMKOUM W ZELM ELGENERAL AOUN W NESRALLA WILMITRANIEH W ZILM NASSRALLA HALAKOUNA FI LASSA : ILS ONT FAIT DE FAUX PAPIERS et on confisqué nos terrains via ALMASSAHA . JE peux vous envoyer
    des copies de ces faux documents pour que vous soyez sûrs de ce que je vous dis . PAR CONSEQUENT , QUEL AVENIR AU LIBAN ?!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :