Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Un dirigeant militaire du Hezbollah tué en Syrie

Posted by jeunempl sur février 13, 2008

(La Libre Belgique – Belga)

Imad MoughniehUn homme clé des opérations militaires du Hezbollah libanais, Imad Moughnieh, recherché par Interpol et les Etats-Unis pour une série d’attentats et d’enlèvements, a été assassiné mardi à Damas, a indiqué le puissant mouvement chiite qui a pointé du doigt Israël.

Israël a démenti toute implication dans l’assassinat de Moughnieh, dans la clandestinité depuis la fin des années 1980, et les autorités syriennes ont seulement fait état d’un mort non identifié dans l’explosion d’une voiture à Damas. Selon un responsable du Hezbollah, Moughnieh, la cinquantaine, a été tué dans l’explosion d’une voiture piégée à Damas.

La télévision officielle du Hezbollah, Al-Manar, a annoncé l’assassinat mais sans préciser le lieu du meurtre. « Un grand jihadiste de la résistance islamique au Liban a rejoint les grands martyrs. Le leader Imad Moughnieh est mort en martyr assassiné par les Israéliens sionistes », a-t-elle indiqué. Moughnieh, l’un des fondateurs en 1983 du bras armé du Hezbollah, la Résistance islamique, face à Israël qui occupait à l’époque le sud du Liban, « était la cible des sionistes depuis 20 ans », selon elle. « Israël rejette les tentatives d’organisations terroristes de lui attribuer une quelconque implication dans cette affaire. Nous n’avons rien d’autre à ajouter », a déclaré le bureau du Premier ministre israélien Ehud Olmert.

Mais des anciens de la communauté du renseignement et des ministres israéliens n’ont pas caché leur satisfaction après la mort de Moughnieh. Dany Yatom, ex-patron des services secrets, a affirmé « ne pas savoir qui a liquidé Moughnieh. Mais c’est un succès pour la communauté du renseignement. C’était un des plus grands terroristes du monde au même titre qu’Oussama ben Laden », chef du réseau Al-Qaïda. Les médias israéliens ont considéré dans leur ensemble que le Hezbollah risque de vouloir se venger.

Dans le village natal d’Imad Moughniyeh, à Tayr Dibba, dans le sud du Liban, toute activité a cessé et les habitants se sont rassemblés pour suivre les informations à la télévision. Sa maison est désertée depuis qu’il a pris le maquis. Le maire de la ville, Hussein Saad, a déclaré avoir « reçu des appels (l’) informant que Imad Moughnieh a été assassiné à Damas dans une voiture piégée ».

Le Hezbollah a annoncé que ses obsèques se tiendraient dans la banlieue sud de Beyrouth jeudi, journée qui coïncide avec la commémoration de l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri en 2005, pour laquelle la majorité parlementaire antisyrienne organise un rassemblement au centre de la capitale. L’assassinat de Moughnieh intervient dans un climat politique et sécuritaire très tendu au Liban, un pays sans chef d’Etat et plongé dans sa plus grave crise depuis la guerre civile (1975-1990), la majorité et l’opposition emmenée par le Hezbollah ne pouvant s’entendre sur le partage du pouvoir.

Inscrit sur la liste « des terroristes les plus dangereux » recherchés par les Etats-Unis, Moughnieh est accusé d’avoir dirigé la plupart des enlèvements d’otages occidentaux dans les années 1980 au Liban. Il est soupçonné d’avoir été l’auteur du rapt en 1984 de William Buckley, chef de l’antenne de la CIA à Beyrouth qui a été tué et du détournement à Beyrouth d’un avion de la TWA en 1985. Il est aussi recherché par Interpol pour sa participation présumée à un attentat contre l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA) qui avait fait 85 morts en 1994 à Buenos Aires. A Damas, la télévision d’Etat syrienne a indiqué, citant une source au ministère de l’Intérieur, qu’une voiture avait explosé mardi soir dans le quartier résidentiel de Kafar Soussé dans la capitale syrienne, faisant un mort.

Selon des témoins, l’arrière de la voiture a été entièrement soufflée par l’explosion survenue vers 23HOO locales (21H00 GMT). Les mouvements palestiniens, Hamas et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général, ont aussi accusé Israël de l’assassinat.

A Paris, le ministère des Affaires étrangères a regretté que Moughnieh n’ait pu être traduit devant la justice, alors que Marie Seurat, la veuve de l’otage français Michel Seurat mort en 1986 au Liban, a exprimé son « grand soulagement », Moughnieh étant suspecté d’implication dans le rapt du chercheur.

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