Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

A Beyrouth, Kouchner reconnaît qu’il reste des « obstacles » à un compromis

Posted by mplbelgique sur novembre 20, 2007

(Associated Press) 

De retour à Beyrouth pour une nouvelle médiation dans la crise politique libanaise, Bernard Kouchner a reconnu lundi qu’il restait des « obstacles » à surmonter avant que les partis politiques ne parviennent à s’entendre sur un candidat de compromis à l’élection présidentielle.

Le ministre français des Affaires étrangères s’est notamment entretenu lundi avec le président du Parlement Nabih Berri, l’un des chefs de file de l’opposition, responsable d’Amal et proche du Hezbollah. « Il y a des obstacles », a-t-il reconnu à l’issue de cet entretien.

Sans désigner personne, M. Kouchner a mis en garde les responsables du blocage des élections, en estimant qu’ils porteront également la responsabilité de « l’instabilité au Liban ». En outre, a ajouté le ministre, « la France informera le monde entier » de ce qu’il s’est passé.

Le chef de la diplomatie française, revenu dimanche soir au Liban après une première visite la semaine dernière, a refusé de citer les noms de candidats possibles, expliquant que ce n’était pas le rôle de la France de décider. Il a noté qu’il restait deux jours pour travailler à un consensus.

Le Parlement libanais est censé se réunir mercredi pour tenter une nouvelle fois d’élire le successeur du président pro-syrien Emile Lahoud, dont le mandat expire vendredi. Mais il semblait peu probable que le quorum des deux-tiers puisse être atteint.

Depuis septembre, toutes les tentatives pour désigner le futur président ont échoué, la majorité parlementaire anti-syrienne, conduite par Saad Hariri, le fils de l’ex-Premier ministre assassiné Rafic Hariri, et l’opposition emmenée par le Hebzollah ne parvenant pas à se mettre d’accord sur un candidat de compromis.

Un nouvel échec pourrait se solder par une vacance du poste présidentiel et le risque de voir se former deux administrations rivales. Selon la Constitution, si le poste présidentiel devient vacant, c’est le gouvernement qui récupère les fonctions exécutives du chef de l’Etat.

En vertu du système confessionnel en vigueur au pays du Cèdre, la présidence de la République échoit traditionnellement à un chrétien maronite, celle du Parlement à un chiite et la direction du gouvernement à un sunnite.

Face à la crise, les missions diplomatiques se multiplient. Après le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et le chef de la diplomatie italienne Massimo D’Alema, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa est arrivé à son tour lundi à Beyrouth. « Il reste trois jours. Il doit y avoir un mouvement, il doit y avoir du travail et il doit y avoir un accord », a-t-il déclaré aux journalistes à son arrivée à l’aéroport de Beyrouth.

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